Japon (17) Cuirassés et Croiseurs de bataille (1)

CUIRASSES ET CROISEURS DE BATAILLE

Avant-propos

Les origines……

En 1866, treize ans après l’irruption en baie d’Edo (futur Tokyo) de l’escadre du commodore Perry, le Japon fait sa mue, en décidant de s’ouvrir au monde après deux siècles de fermeture aux influences extérieures.

Ne voulant pas connaître le sort funeste de la Chine, le Japon décide de se moderniser à marche forcée en essayant de lier technologies occidentales et valeurs traditionnelles. L’armée de terre et la marine font l’objet de soins particuliers, un état sans armée étant sans défenses.

Si l’armée de terre s’inspire de la Prusse et de la France, la marine après un temps d’influence française (représentée par Emile Bertin) se tourne vers la référence mondiale, la première marine du monde en l’occurrence la Royal Navy.

Kongo (1913) 2

Le croiseur de bataille classe Kongo

Outre la formation d’officiers, la Grande-Bretagne va construire des cuirassés pour son futur allié extrême-oriental, le Kongo étant le dernier navire de ligne (et dernier navire de guerre à ma connaissance) japonais à avoir été construit à l’étranger, les chantiers nippons étant désormais suffisamment matures pour construire un navire aussi complexe qu’un cuirassé.

A la fin du XIXème siècle, les tensions entre le Japon et la Russie ne cessent de s’accroitre en raison d’une rivalité pour le contrôle ou l’influence sur la Mandchourie. Un conflit devient possible et le Japon décide de construire des nouveaux cuirassés, des cuirassés appelés depuis 1906 pré-dreadnought.

Fuji 2.jpg

Le Fuji

Les deux premiers cuirassés type prédreadnought japonais sont construits en Angleterre. Baptisés Fuji et Yashima, ils sont mis en service en 1897 et 1898, participant à la guerre russo-japonaise en 1904/05, seul affrontement entre cuirassés à tourelles avant le premier conflit mondial. Si le Fuji est désarmé en 1922 et démantelé pour respecter le traité de Washington, son sister-ship à sauté sur une mine au large de Port Arthur le 15 mai 1904.

Deux nouveaux cuirassés sont commandés en Grande-Bretagne. Baptisés Shikishima et Hatsuse, ils sont mis en service respectivement en 1900 et 1904. Le premier est désarmé en 1922, rayé des registres mais démoli seulement en 1947 après avoir servit de caserne et de dépôt flottant alors que le second à été coulé par une mine russe le 15 mai 1904 au large de Port Arthur.

Le cuirassé suivant baptisé Asashi est mis en service en 1900. Peu différent des précédents, il participe à la guerre russo-japonaise (1904/05) et notamment à la bataille de Tsushima. A son bord un observateur britannique, le capitaine Pakeman dont le rapport fit sensation en Occident montrant l’efficacité de la marine japonaise. Transformé en auxiliaire en 1922, il est désarmé en 1942 et transformé en ponton.

BB Mikasa

Le Mikasa

Le Mikasa construit lui aussi en Angleterre est mis en service en 1902. Trois ans plus tard, il est le navire-amiral de l’amiral Tojo à la bataille de Tsushima (27 mai 1905). Victime d’une explosion accidentelle le 11 septembre 1905, il est relevé, réparé et remis en service en 1908, servant jusqu’à son retrait en 1922 pour respecter les termes du traité de Washington.

Transformé en musée, il survit miraculeusement au second conflit mondial et est aujourd’hui le seul prédreadnought à avoir été préservé.

A cette célébrité succède les deux unités de classe Katori. Baptisés Katori et Kashima, ils sont mis en service en mai 1906, connaissant une carrière sans histoire, leur seul fait d’armes étant d’avoir été les derniers vrais cuirassés japonais à avoir été construits à l’étranger. Dépassés, ils sont désarmés en 1924 pour respecter le traité de Washington.

Satsuma 3

Les deux cuirassés de classe Satsuma (Satsuma et Aki) sont les premiers cuirassés japonais à avoir été construits au Japon. Mis en service en 1910 et 1912, ils déplacent quasiment 20000 tonnes, filaient à 18.5 noeuds (20 noeuds pour l’Aki) et qui étaient armés de 4 canons de 305mm et 12 canons de 254mm et connurent une carrière sans événement majeur avant d’être démantelés pour respecter les termes du traité de Washington.

Aux côtés de cuirassés construits dès l’origine pour elle, la marine japonaise va mettre en œuvre des cuirassés russes capturés comme le Pobedia le Revitzan le Poltava renfloués à Port Arthur, l’Imperator Nikolaï I capturé après la bataille de Tsushima en compagnie de l’Oryol de l’Amiral Senyavin et du Graf Apraksin. Si le Poltava à été ultérieurement restituée à la marine russe, les autres ont été utilisés jusqu’à leur désarmement par le Japon.

Comme les autres marines mondiales, la marine impériale nippone s’interroge sur le concept du cuirassé à artillerie monocalibre. Tojo le vainqueur de Tsushima est ains opposé à ce concept. En dépit de cette prestigieuse opposition, le Japon va se dôter de cuirassés type dreadnought.

Les premiers dreadnought sauce wasabi sont les deux navires de classe Settsu encore que certaines publications les considèrent comme des semi-dreadnought puisque tous les canons de 305mm n’avaient pas la même longueur pour des raisons financières. Ils sont mis en service en 1912.

Déplaçant 21000 tonnes, ils filaient à 18.5 noeuds avec un armement composé de 12 canons de 305mm en six tourelles doubles, l’armement secondaire étant composé de 10 canons de 152mm.

La carrière du Kawachi fût des plus brève puisqu’il fût victime d’une explosion interne le 12 juillet 1918 tandis que le Settsu fût désarmé en 1924 pour respecter les termes du traité de Washington, étant utilisé jusqu’au début de la seconde guerre mondiale comme navire cible radiocommandé.

Ce fût les deux seuls dreadnought de la marine japonaise qui passa dès la classe suivante (classe Fuso) aux superdreadnought.

Quelle flotte cuirassée pour le Japon ?

Le traité anglo-japonais de 1902 et la victoire contre la Russie en 1905 fait du Japon le maitre de l’Asie du Nord-Est. Certes en Chine, il y à des intérêts occidentaux importants mais les moyens navals déployés dans la région sont souvent limités à quelques canonnières.

Le Japon voulant préserver son influence sur la Chine voit dans les Etats-Unis une menace prégnante pour ses intérêts économiques, militaires et politiques. La marine impériale doit disposer d’une escadre de ligne capable si ce n’est de vaincre l’US Navy de l’obliger à maintenir une garde attentive.

Après l’apparition du Dreadnought et de l’Invincible, la Nihon Kaigun souhaite lancer un vrai programme de construction navale, programme dit «6-6» avec six cuirassés et six croiseurs de bataille.

Le 7 avril 1907, le Conseil impérial de Défense révise ce plan baptisé «8-8» soit huit battleship et huit battlecruiser. Ce plan se heurte à un contexte économique difficile et le gouvernement réduit le plan à sept cuirassés et trois croiseurs de bataille.

La Diète taille encore et autorise en 1910 la construction de quatre croiseurs de bataille et d’un cuirassé. C’est l’acte de naissance des Kongo et du Fuso, le premier superdreadnought de la marine japonaise.

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Le Fuso dans une configuration tardive (catapulte, tour-pagode)

En 1911 les discussions sur le programme «8-8» sont relancées mais la marine impériale se heurte à l’influence de l’armée et n’obtient en 1912 que trois nouveaux cuirassés en l’occurrence le Yamashiro identique au Fuso ainsi que deux cuirassés dérivés, des navires baptisés Ise et Hyuga.

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Le Ise

Le plan «8-8» est à nouveau validé en juillet 1914 mais sans suites concrètes immédiates. Un compromis est envisagé, un plan «8-4» avec la construction de quatre nouveaux cuirassés (les futures classe Nagato et Tosa) mais la Diète le 12 mai 1916 n’autorise le financement que du Nagato et de deux croiseurs de bataille (les futurs Amagi et Akagi).

Nagato (1920) 4

Le Nagato

Comme souvent c’est un facteur extérieur qui va débloquer la situation en l’occurrence le vote par les Etats-Unis d’un programme naval prévoyant la construction de seize navires de ligne en l’occurrence dix cuirassés (quatre Colorado et six South Dakota) et six croiseurs de bataille de classe Lexington.

Cette fois la Diète ne peut plus reculer et en juillet 1917 vote un programme «8-6» qui ajoute aux commandes déjà passées un deuxième Nagato (le futur Mutsu) et deux Tosa, des évolutions des Nagato.

Débordant d’ambition, la marine japonaise envisage en juin 1918 un programme «8-8-8» prévoyant pas moins de trois flottes de huit navires de ligne (quatre cuirassés et quatre croiseurs de bataille) d’âge différent. Ce programme doit être achevé le 31 mars 1928.

Ce programme est très ambitieux, sûrement trop pour les capacités financières et industrielles du Japon.

Cette course aux armements choque les opinions publiques dans un contexte économique difficile avec la reconversion des industries de guerre et le retour sur le marché du travail de nombreux vétérans.

Une conférence navale se réunit à Washington en novembre 1921 avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Italie et la France. Autant préciser tout de suite que les deux derniers pays ont été invités par politesse tant les décideurs sont Washington, Tokyo et Londres.

Sacrifiant une alliance rendue inutile par la défaite allemande, la Grande-Bretagne privilégie leur communauté civilisationnelle avec leur ancienne colonie. La règle du 5/5/3 relègue le Japon à la troisième place du podium, laissant la deuxième place à la Grande-Bretagne et la première aux Etats-Unis. La marine japonaise se déchire, des factions hostiles (allant jusqu’à l’assassinat !) s’opposant, la fraction de la flotte rejettant ce traité à la différence de la fraction des traités.

Quoiqu’il en soit, le traité de Washington porte au programme «8-8» un coup mortel même si on peut se demander si le Japon aurait pu vraiment achever ce programme gigantesque. Si le Nagato et le Mutsu sont mis en service, la construction des autres navires est abandonnée ou presque.

Sur les six cuirassés prévus en plus des Nagato, seul le Kaga sera achevé mais en porte-avions alors que sur les huit croiseurs de bataille prévus, le seul achevé en porte-avions sera l’Akagi. De nombreux cuirassés anciens mais généralement sans valeur militaire doivent également être feraillés.

Préparer le conflit ou l’évolution du corps de bataille japonais

En 1922, après la signature du traité de Washington, la marine japonaise ne conserve que ses cuirassés les plus récents en l’occurence les deux Nagato (Nagato Mutsu), les deux Yamashiro (Yamashiro Fuso), les deux Ise (Ise Hyuga) et les quatre croiseurs de bataille de classe Kongo (Kongo Kirishima Hiei Haruna) soit dix navires de ligne.

Comme dans tous les pays les études se poursuivent pour être prêts le jour où la construction de cuirassés sera de nouveau autorisée.

La vitesse et l’armement sont privilégiées par les japonais alors que les américains favorisent la protection et l’endurance, tout simplement parce que les premiers jouent à domicile et les seconds à l’extérieur.

Les cuirassés en service après le traité de Washington sont modernisés notamment durant les années trente pour améliorer leurs capacités militaires et faire la soudure avec les nouveaux cuirassés qui doivent être construits à la fin de la battleship holiday.

Les principales modifications consistent à augmenter la vitesse des navires et la portée de l’artillerie pour pouvoir choisir (ou non) d’engager le combat. Les Nagato par exemple remplacent leurs tourelles d’origine par celles imaginées pour les Tosa et voit la portée maximale de leur artillerie principale passer de 30000 à 37900m soit un gain de près de 8km.

La chauffe mixte charbon/mazout est remplacée par une chauffe intégralement au mazout en dépit de soucis d’approvisionement, le Japon ne possèdant aucun ressource pétrolière propre. Les coques sont souvent allongées pour augmenter l’autonomie des bâtiments et conserver la vitesse d’origine en dépit d’une nette augmentation du déplacement liée à l’augmentation des blindages.

Les superstructures sont également modifiées avec notamment la mise en place d’une tour de combat appelée mat-pagode, celle de l’Ise culminant à 41m au dessus de la flottaison. Des catapultes et des hydravions sont également embarquées.

Outre des recherches techniques, le Japon se penche sur le modus operandi de son corps de bataille. Hantée par le souvenir de Tsushima, la Nihon Kaigun ne jure que par la Kantai Kessen, la bataille décisive censée décider du sort de la guerre.

Cette bataille dont la localisation varie durant la période qui nous intéresse va opposer des cuirassés japonais inférieurs en nombre par rapport aux américains.

Pour compenser cette infériorité, la marine japonaise imagine affaiblir la flotte américaine durant sa longue traversée depuis le continent américain jusqu’aux Philippines, la conquête de l’archipel par le Japon devant attirer la marine américaine dans une bataille décisive.

Successivement, les sous-marins, les croiseurs et les destroyers puis enfin l’aviation (embarquée et basée à terre) doit attaquer la flotte ennemie, l’affaiblir et la fragmenter avant de laisser les cuirassés porter le coup décisif.

Dans ce domaine, les japonais comptent sur un meilleur entrainement, une plus grande motivation et surtout une supériorité unitaire entre un cuirassé américain et un cuirassé japonais. Comme ils ne peuvent pas l’emporter quantitativement parlant, il faut l’emporter sur le plan qualitatif.

Yamato, Amagi et Kii : des navires de ligne puissants pour le Japon

En décembre 1934, le Japon et la France dénoncent les clauses du traité de Washington signé douze ans plus tôt ce qui indique que le traité expirera le 31 décembre 1936. le battleship holiday est donc terminée.

Yamato (1941) 6

Le cuirassé Yamato au cours de ses essais à la mer

La Nihon Kaigun va donc pouvoir relancer la construction de cuirassés modernes en capitalisant sur les nombreuses recherches effectuées au profit du programme «8-8», sur les modernisations des cuirassés ayant passé les fourches caudines du traité de Washington, sur la veille technique menée depuis 1922.

Si les américains ont longtemps conservé de l’appétance pour le cuirassé lent et bien protégé, les japonais ont très vite compris que l’avenir était au cuirassé rapide, bien armé, bien protégé, un navire à mi-chemin entre le cuirassé à l’ancienne et le croiseur de bataille, prennant les qualités des deux si possible sans les défauts.

Cela ne va pas empêcher les japonais de construire à la fois des cuirassés rapides (Yamato et Amagi) et des croiseurs de bataille (classe Kii) même si on peut se demander si il y à vraiment une différence suffisante pour séparer ces navires en deux catégories différentes.

Les études pour un nouveau type de cuirassé reprennent officiellement en 1925. A l’époque, ces études sont destinées à trouver un remplaçant aux Kongo à partir de 1931 alors que ces navires afficheront alors 18 années de service pour le Kongo (1913), 17 années pour le Hiei (1914) et 16 années pour le Haruna et le Kirishima (1915).

En 1934, le gouvernement décide de s’affranchir de toutes les contraintes des traités de limitation des armements navals. Les officiers nippons s’interrogent sur le futur cuirassé américain et anticipent dès cette époque sur les caractéristiques des futurs Iowa soit 268m de long, 30 nœuds et neuf canons de 406mm.

Il est donc facile de surpasser ces limites, le Japon ne devant pas tenir compte de la largeur des écluses du canal de Panama (33m). Le projet initial d’une évolution des Nagato avec dix canons de 410mm devient caduque.

On repart de zéro en octobre 1934 avec une demande pour un cuirassé armé de canons de 460mm (406mm officiellement), une artillerie secondaire en tourelle et non plus en casemates, un blindage intégré à la structure du navire, une solide protection horizontale et anti-sous-marine, une vitesse de 30 nœuds et une distance franchissable de 8000 miles nautiques à 18 nœuds.

Pas moins de vingt-trois projets furent envisagés entre mars 1935 et mars 1937, aucune idée ne fût rejetée d’emblée y compris un système de propulsion mixte diesel-turbines à vapeur.

Le projet final fût finalement approuvé en mars 1937 avec un déplacement aux essais de 68200 tonnes, une longueur de 256m à la flottaison (263m hors tout) une largeur de 38.9m et un tirant d’eau de 10.4m, une propulsion assurée par des turbines à engrenages développant de 150000ch, permettant une vitesse de 27 noeuds, une distance franchissable de 7200 miles nautiques à 16 noeuds.

L’armement se compose de 9 canons de 460mm en trois tourelles triples, 12 canons de 155mm en quatre tourelles triples, 12 canons de 127mm en six tourelles doubles,24 canons de 25mm en douze affûts doubles et 8 mitrailleuses en 4 affûts doubles.

Les deux premiers navires baptisés Yamato et Musashi sont financés dans le cadre du troisième programme de rééquipement naval de 1937.

Ils vont être suivis de deux autres unités financés dans le cadre d’un quatrième plan de rééquipement naval décidé dès 1939. Ces deux unités sont baptisés Shinano et Satsuma.

Si le Yamato est mis en service en mars 1942, le Musashi l’est en janvier 1943, le Shinano en mars 1944 et enfin le Satsuma en février 1945.

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Le Musashi

A la suite de la construction des quatre Yamato, les plans initiaux prévoyaient des «Super Yamato» armés de six ou huit canons de 510 tonnes envoyant des petits obus de 2 tonnes. Dans l’esprit des amiraux japonais, les Yamato devaient pouvoir faire face à tout ce qu’opposerait les américains jusqu’à l’apparition (supposée) côté yankee de cuirassés armés de canons de 460mm. C’est là que les «Super Yamato» du projet A-150 devaient entrer en jeu.

Pourtant ces navires ne furent jamais construits (seulement deux canons de 510mm furent produits et utilisés pour différents tests) suite à une intervention de l’amiral Yamamoto, le commandant de la flotte combinée.

Ce dernier bien qu’ayant développé de manière importante la composante aéronavale restait un surfacier dans l’âme et croyait que seul le cuirassé pouvait remporter la bataille décisive qui devait décider du sort de la guerre dans le Pacifique.

Néanmoins il trouvait ces nouveaux cuirassés trop gros dont la perte pouvait être préjudiciable pour les capacités de combat de la marine impériale. Le projet A-510 est abandonné en septembre 1942 et de nouvelles études sont lancées pour à la fois une nouvelle classe de cuirassés et une nouvelle classe de croiseurs de bataille.

Si le premier projet doit remplacer les Fuso et les Ise, le second doit remplacer les Kongo qui bien que modernisés à deux reprises pour trois d’entre-eux commençaient à être hors de forme.

L’idée de construire de nouveaux Yamato est abandonnée au profit d’un nouveau projet qui intègre cependant les nombreuses innovations des Yamato. La coque des Amagi est ainsi une copie à échelle réduite des Yamato, la propulsion est quasiment identique, la protection solide.

L’armement est composé de douze canons de 410mm en quatre tourelles triples, neuf canons de 155mm en trois tourelles triples, vingt-quatre canons de 127mm en douze tourelles doubles, une DCA légère composée de canons de 25mm et de mitrailleuses de 13.2mm, deux catapultes quatre hydravions doivent assurer le guidage de l’artillerie.

Le projet définitif des Amagi est validé en mars 1943. Quatre unités sont d’abord prévues puis le nombre monte à six et enfin à huit mais au final seulement six navires seront achevés, les deux dernières unités étant abansonnées sur cale.

Quand le Japon entre en guerre en mars 1950, quatre Amagi sont en service. Le navire éponyme à été mis en service en mai 1947, son sister-ship baptisé Tosa à été commissioned en septembre 1947, le Kawashi à été mis en service en juin 1948 et le Settsu en mars 1949.

Deux autres sont sur cale mais sur le point d’être lancés. Le Kashima sera mis en service en juin 1951 et le Katori en mars 1952. Les deux dernières unités baptisées Fuji et Yashima ont été mis sur cale en septembre 1950 mais les travaux n’ont pas été menés avec célérité.

Leur construction est abandonnée en mars 1952 alors qu’ils étaient respectivement achevés à 17 et 12.5%. L’acier est récupéré sur cale et le Katori restera pour l’histoire comme le dernier cuirassé construit par le Japon.

Les remplaçant des Kongo devaient être les Kii mais par un coup du sort dont l’histoire est friande, les deux classes vont cohabiter durant le conflit. Les travaux sur les Kii sont lancés en même temps que les Super Yamato.

La coque est semblable à celle des Amagi même si en termes de dimensions, elle est un peu plus courte. La vitesse est élevée (30 nœuds en service courant mais des pointes de 33 nœuds ont été enregistrées aux essais), la protection plus légère mais pas symbolique comme on à pu le dire à une certaine époque.

L’armement se compose de huit canons de 356mm en quatre tourelles doubles, une artillerie secondaire composée de seize canons de 127mm en huit tourelles doubles, la DCA légère composée exclusivement de canons de 25mm. Une catapulte et quatre hydravions permet au croiseur de bataille d’explorer les océans et régler les tirs de son artillerie.

Dans un premier temps, quatre unités sont prévues. Ce nombre passe à six puis à huit mais au final seulement quatre seront commandées, trois achevées en croiseurs de bataille (Kii Owari Suruga) et un en porte-avions (Omi).

Quand la guerre éclate dans le Pacifique, seul le Kii est en service et ce depuis mars 1948. le Owari est en achèvement à flot (il sera mis en service en juillet 1950), les Suruga et Omi encore sur cale.

Quand le Japon déclenche les hostilités par un raid de décapitation sur Pearl Harbor le 21 mars 1950, le corps de bataille nippon aligne quatre croiseurs de bataille de classe Kongo, un croiseur de bataille de classe Kii, deux cuirassés de classe Nagato, quatre cuirassés de classe Yamato et quatre cuirassés de classe Amagi soit un total de quinze navires. Quatre ans et demi plus tard, il n’en restera plus que deux……. .

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