Japon (15) Marine Impériale (8)

Artillerie Mediane

Avant-propos

Dans le domaine de l’artillerie navale médiane (100 à 203mm), le Japon se distingue par certains calibres inhabituels sur des navires de guerre qu’il s’agisse du 140mm sur ses croiseurs les plus anciens ou du 155mm sur ses croiseurs lourds et sur ses croiseurs légers les plus récents (cela ne l’empêche pas de posséder des canons de 152mm notamment comme armement secondaire de ses Kongo).

D’autres calibres sont bien plus courants qu’il s’agisse de canons de 100mm (calibre partagé par exemple avec la France et l’Italie), de 120mm (utilisé également par l’Italie et la Grande-Bretagne mais aussi par l’URSS) ou encore de 127mm, le calibre devenu standard sur ses destroyers, calibre également utilisé par les Etats-Unis.

A la différence des canons plus lourds, peu de nouveaux modèles sont mis en service durant la période de la Pax Armada, les canons évoluant a minima.

15.5cm type 3

15.5cm type 3 Year Gun 2.jpg

Ce canon de 155mm de 60 calibres à été mis au point pour armer les Mogami présentés à l’origine comme des croiseurs légers mais qui en réalité étaient des croiseurs lourds en devenir, devant recevoir des canons de 203mm quand les traités auront expiré ou auront été dénoncés par le Japon ce qui fût fait en 1934.

Les canons débarqués n’ont pas été feraillés mais réinstallés soit avec leur tourelle triple sur les deux Oyodo ou sur de nouveaux croiseurs légers armés de canons de 155mm formant la classe Tenryu, ces trois étant armés de huit canons en tourelles doubles.

Ce canon de 60 calibres tire des obus de 56kg à une distance maximale comprise entre 5000m (site : +2.3°) et 12000m (site : +55°) à raison de 5 à 6 coups par minute.

La tourelle triple pèse 180 tonnes en ordre de combat et peut pointer en site de -7° à +55° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 6° par seconde. La dotation en munitions est de 150 coups par canon soit un total de 450 par tourelle soit 1250 pour des croiseurs armés de neuf canons de 155mm.

La tourelle double pèse 73 tonnes en ordre de combat, permettant aux canons de pointer de -5° à +55° à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe à raison de 6° par seconde, le rechargement se faisant à +7°. Comme la dotation est de 165 obus par canon, les croiseurs classe Agano armés de trois tourelles doubles disposent de 495 obus, les Tenryu de 1320 projectiles.

Ce modèle est régulièrement amélioré entre 1940 et 1950 avec une augmentation de la cadence de tir passant de 6 à 8 coups par minute et si la portée reste identique, des modifications sur les tourelles (site maximal porté à +65°) permet de tirer en barrage contre-avions même si à notre connaissance cela n’à pas été souvent le cas.

15cm type 41 (canon de 152mm modèle 1908)

15.5cm 41st Year Type

Ce canon de 152.4mm est une pièce ancienne puisqu’elle n’arme que les croiseurs de bataille de classe Kongo et les cuirassés de classe Fuso à raison de seize canons en casemates simples. Ce nombre va se réduire à douze puis à huit pour les Kongo, à douze pour les Fuso, les pièces débarquées étant remplacées par des canons de 127mm à double usage.

Ce canon de 50 calibres (longueur du tube 7876m) tire des obus de 45kg à raison de cinq à six minutes. La portée maximale varie de 5000m (+2.7°) à 2000m (+30°), l’affût simple sous casemate permettant de pointer en site de -5° à 30° (+20° avant modernisation) et en azimut sur 70° de part et d’autre de l’axe. Comme chaque canon dispose de 120 coups, les Kongo embarquaient initialement 1920 obus tout comme les Fuso.

14cm type an 3 (canon de 140mm modèle 1914)

14cm 3rd Year type gun 3.jpg

Ce canon de 140mm équipe en septembre 1939 les croiseurs légers anciens de la marine japonaise, un canon utilisé en affût simple sous casemate, comparable aux 138mm des contre-torpilleurs français.

Il arme également les cuirassés de classe Ise et Nagato en casemates et sans le traité de Washington (1922) aurait été l’armement secondaire des cuirassés et croiseurs de bataille du plan «8-8».

Ce canon de 50 calibres (longueur du tube 7m) tire des obus de 38kg à une distance maximale de 19500m (+20° 20574m à +35°) à raison de six à dix coups par minute.

L’affût simple sous masque pèse 21 tonnes alors que l’affût double sous forme de pseudo-tourelle pèse 50 tonnes. Un canon en affût simple peut pointer de -7° à +25°, un canon sous casemate de -7° à +35° alors qu’un affût double permet au canon de pointer de -5° à +30/35°. En azimut, les canons en casemate pointent à 70° de chaque côté, ceux en affûts simples et doubles sous masque peuvent pointer de -150 à +150°. La dotation en munitions est inconnue.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et en mars 1950 même si les cuirassés ont perdu un certain nombre de canons pour embarquer des canons de 127mm antiaériens.

Comme souvent les pièces débarquées ont été réutilisés soit sur des navires auxiliaires ou dans des positions de défense côtière.

14cm type an 11 (canon de 140mm modèle 1922)

14cm type 11 Year Gun 2.jpg

Ce canon est une évolution du précédent. Il équipe les sous-marins japonais en affûts simples ou double. C’est un canon de 40 calibres (longueur du tube : 5.6m) tirant des obus de 38kg à une distance maximale de 16000m à raison de cinq coups par minute.

L’affût simple utilisé sur l’immense majorité des sous-marins japonais pèse 8.6 tonnes et permet au canon supporté de pointer en site de -5° à +30° et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe du bâtiment. L’affût double utilisé sur les I-7 et I-8 pèse 18.3 tonnes permet aux canons de pointer en site de -7° à +40° et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe du bâtiment.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et a fortiori en mars 1950, étant utilisé pour attaquer les navires de surface ou pour bombarder des cibles littorales.

12.7cm type an 3 (canon de 127mm type 1914 ou modèle 1928)

12.7cm type 3 Year Gun 4.jpg

Ce canon de 5 pouces devient l’armement standard des destroyers à partir des Fubuki qui marquent leur époque, les grandes marines devant répondrent à cette création nippone, des navires rapides et bien armés (six canons de 127mm en trois tourelles doubles et neuf tubes lance-torpilles de 610mm en trois plate-formes triples).

Ce canon de 50 calibres (longueur du tube 6350m) tire des obus de 23kg (puis de 27.9kg ultérieurement) à une distance maximale variant de 7235m (+5°) à 18380m (+45°) sachant que son plafond antiaérien est de 12200m et la cadence de tir de 5 à 10 coups par minute.

L’affût simple pèse 18.7 tonnes et permet au canon de pointer en site de -7° à +55° à raison de 6 à 12 degrés par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe du navire à raison de 4 à 6 degrés par seconde.

L’affût double pèse 32.5 tonnes et permet au canon de pointer en site de -5° à 40° (type A), -5° à +75° (type B), -7° à +55° (type C) et -7° à +75° (type D) à raison de 6 à 12° par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe du navire à raison de 4 à 6° par seconde. La dotation en munitions varie en fonction des navires mais généralement c’est 100 à 150 coups par canon.

12.7cm type 88 et 89 (canons de 127mm modèle 1928 et 1929)

Affût double de 127mm cuirassé Nagato Japon.jpg

Affût double de 127mm type 89 sur le cuirassé Nagato

Ces deux modèles assez semblables de canons de 5 pouces vont équiper une partie non négligeable de la flotte japonaise. Si le type 88 ne va équiper que deux sous-marins, le type 89 va équiper de nombreux navires qu’il s’agisse de cuirassés, de porte-avions, de croiseurs ou d’escorteurs, le type 89 étant le premier canon de 127mm conçu spécifiquement pour la défense contre-avions.

Le type 88 est un canon de 40 calibres (longueur du tube : 5.080m) tirant des obus de 35kg à raison de huit coups par minute. La portée maximale est de 14800m à l’élévation de +45° et le plafond en tir antiaérien est de 9400m.

L’affût simple sur lequel repose ce canon pèse 8.8 tonnes et permet au tube de pointer de -7° à +75° à raison de 4° par seconde et sur 150° de part et d’autre de l’axe du sous-marin à raison là encore de 4 degrés par seconde. La dotation en munitions est inconnue.

Le type 89 est le canon antiaérien médian standard de la marine japonaise même en 1950 alors qu’il à été mis au point vingt ans plus tôt. La faute à (ou grace à) à des améliorations constantes et un successeur, le type 1 connaissant des problèmes récurrents de mise au point, une véritable bête à chagrin.

Le type 89 est un canon de 50 calibres (longueur du tube : 6.350m) tirant des obus de 35kg à une distance maximale de 14800m, un plafond antiaérien de 9400m à raison de huit coups par minute même si pendant un court instant, la cadence peut passer à 14 coups/minute.

Il est utilisé sur des affûts simples et doubles qui permettent au ou aux canon(s) de pointer en site de -7° à +90° à raison de 12 à 16° par seconde et en azimut selon les positions sur le navire sur 70ou 150° de part et d’autre de l’axe à raison de 6° par seconde pour l’affût double et 16° par seconde pour l’affût simple.

La dotation en munitions est variable mais généralement elle est de 500 coups par canon pour les cuirassés et les porte-avions, de 200 à 250 coups pour les croiseurs et les navires auxiliaires.

12.7cm type 1 et type 5

Le canon de 127mm type 89 est un bon canon fiable et efficace, aux performances similaires aux 127mm américains mais était forcément condamné à l’obsolescence. Aussi dès 1942, le Japon à lancé un projet pour un nouveau type canon de 127mm.

Le projet est ambitieux puisque l’objectif est de mettre au point un canon de 127mm polyvalent et automatique destiné à armer aussi bien les porte-avions, destroyers et les sous-marins comme arme principale que les cuirassés et les croiseurs comme arme secondaire.

Les premiers prototypes apparaissent en septembre 1945 mais la mise au point est longue pour ne pas dire interminable. La faute à un manque de personnel expérimenté et à la volonté d’avoir un matériel parfait.

Résultat en septembre 1948, seulement une poignée de prototypes est disponible, prototypes installés en mars sur certains navires pour des tests opérationnels grandeur nature.

Le type 1 destiné à être embarqué et le type 5 destiné à la défense côtière sont finalement déclarés bons pour le service en mars 1949. La production est enfin lancée mais peu d’exemplaires sortiront des chaines de montage du moins pas suffisamment pour remplacer le type 89 dont la production doit être poursuivie jusqu’à la fin du conflit.

Les 12.7cm type 1 et type 5 qui ne se différencient que par des points de détail sont des canons de 50 calibres (soit une longueur du tube de 6.350m) tirant des obus de 48kg à une distance maximale de 23600m à raison de 13 à 18 coups/minute même si cette cadence atteinte aux essais sera rapidement réduite à 10 coups par minute. Le plafond antiaérien est de 16200m.

L’affût double pour l’utilisation sur un navire et l’affût simple pour l’utilisation en défense côtière permettent au canon de pointer en site de -8° à +85° à raison de 6° par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe du navire à raison de 10° par seconde. Chaque canon disposait de 150 coups soit 300 projectiles pour un affût double.

12cm type an 3 (modèle 1914) et type an 11 (modèle 1922)

Canon de 120mm 2.jpg

Ces deux canons de 120mm sont identiques à l’exception de leur culasse. Ils arment les destroyers antérieurs à la classe Fubuki, des sous-marins et des torpilleurs.

Comme de nombreux destroyers armés de ce canon ont été retirés du service, cette pièce est disponible en assez grand nombre et va servir à la défense côtière ainsi qu’à l’armement de navires auxiliaires (navires de soutien et navires marchands réquisitionnés).

Ces deux canons sont des canons de 45 calibres (longueur du tube 5.4m) tirant des obus de 20.3kg à une distance maximale de 16000m à raison de cinq coups par minute.

Employés depuis un affût simple de 8.9 tonnes, ces canons peuvent ainsi pointer en site de -5° à +33°, les torpilleurs pouvant eux pointer jusqu’à +55° ce qui n’en fait pas pour autant une arme antiaérienne. Le pointage en azimut se fait sur 120° de part et d’autre de l’axe du navire. La dotation en munitions est en moyenne de 120 coups par pièce.

12cm type an 10 (modèle 1921)

Type 10 120 mm AA Gun 2.jpg

Ce canon est une évolution du type an 3 dont il se distingue uniquement par des modifications de détail. Ce canon est embarqué à l’origine sur les porte-avions Akagi et Kaga en affûts doubles, en affûts simples sur des croiseurs lourds et des escorteurs.

En septembre 1948, ce canon à été largement remplacé par des canons de 127mm type 89 à bord des porte-avions et des croiseurs lourds. Les escorteurs sont toujours armés de ce canon également utilisé pour la défense côtière.

Ce canon de 45 calibres (longueur du tube 5.4m) tire des obus de 20.4kg à une distance maximale de 16000m (plafond antiaérien 10000m) à raison de cinq coups par minute.

L’affût simple pèse 8 tonnes, l’affût double 20.3 tonnes, permettant aux canons supportés de pointer en site de -10° à +75° et en azimut sur 70 ou 150° de part et d’autre de l’axe en fonction de l’emplacement du canon. La dotation en munitions est généralement de 150 à 500 coups par canon.

10cm type 88 (canon de 100mm modèle 1928)

10cm type 88 year gun.jpg

Ce canon n’est utilisé que sur une seule classe de sous-marins en l’occurence les sous-marins type KD-5.

C’est un canon de 50 calibres (longueur du tube 5m) tirant des obus de 24kg à une portée maximale de 16200m et un plafond antiaérien de 10000m. L’affût simple permet au canon de -10° à +90° et sur 150° de part et d’autre de l’axe du bâtiment.

Pour équiper les Kaichu VII du deuxième lot, une version améliorée de ce canon est dévellopée, remplaçant le canon de 76.2mm du premier lot.

10cm type 98 (canon de 100mm modèle 1938)

Type 98 10cm naval gun

Ce canon de 100mm mis au point à la fin des années trente est considéré comme le meilleur canon antiaérien japonais disponible en 1950. Ce canon va équiper principalement les destroyers antiaériens de classe Akitzuki, les croiseurs légers classe Tenryu mais également les porte-avions de classe Taiho et Unryu ainsi que les croiseurs de bataille classe Kii.

C’est un canon de 100mm de 65 calibres (soit une longueur du tube 6.5m) tirant des obus de 28kg à une distance maximale de 19500m, un plafond antiaérien de 10000m à raison de (théoriquement) de 15 à 21 coups par minute.

L’affût double pèse 34.5 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -10° à +90° à raison de 16° par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe du navire à raison de 11 à 16° par seconde. La dotation en munitions est de 200 à 400 coups par canon en fonction de la taille du navire.

Un modèle amélioré est mis en chantier en 1945 mais ne dépassera pas le statut du prototype. Il n’était guère différent du type 98 mais devait voir sa cadence de tir augmentée.

Artillerie légère

8cm type 98 (Canon de 80mm modèle 1938)

 

Ce canon d’un calibre inhabituel (80mm) apparaît en 1938. Sa production est d’abord limitée puisqu’il n’arme que les quatre croiseurs de classe Agano à raison de quatre pièces par navire soit seize canons.

Ce nombre augmente ensuite un peu puisqu’il arme des batteries côtières notamment sur des sites isolés, ce canon servant aussi bien pour la défense côtière rapprochée que pour la défense contre-avions.

Au cours du conflit, ce canon va équiper un plus grand nombre de navires notamment les patrouilleurs et escorteurs produits en catastrophe pour faire à l’offensive des sous-marins américains contre les cargos et autres pétroliers japonais.

Ce canon est un canon de 60 calibres (longueur du tube 4.80m) tirant des obus de 12kg à une distance maximale de 13600m (plafond antiaérien 9100m) à raison de 25 coups par minute.
L’affût simple pèse de 12.5 tonnes et permet au canon de pointer en site de -10° à +90° à raison de 16° par seconde et en azimut sur 150° de part et d’autre de l’axe à raison de 16 à 18° par seconde. La dotation en munitions est de 250 coups par pièce.

8cm type an 3 type an 11 et type 88

Type 3 8cm AA Gun 6

Ces trois modèles de canons de 76.2mm sont apparus respectivement en 1914, 1922 et 1928. Si les deux premiers arment les cuirassés (jusqu’à leur remplacement dans les années trente par des canons de 127mm), les croiseurs et les navires légers, le type 88 est réservé au sous-marins.

Leurs performances sont cependant identiques. Mesurant 40 calibres (soit un tube de 3.20m), ces canons de 76.2mm tirent des obus de 9.25kg à une distance maximale de 10800m (plafond antiaérien 7200) à raison de 13 à 20 coups par minute.

L’affût simple pèse de 3.35 tonnes et permet aux canons de pointer en site de -7° à +75° (à raison de 7 à 10° par seconde) et en azimut sur 360° à raison de 10 à 11° par seconde). La dotation en obus varie mais est généralement comprise entre 250 et 700 obus par pièce.

Autres canons antiaériens légers

Pour assurer le dernier rideau, la marine japonaise comme les autres marines utilisent des mitrailleuses et des canons antiaériens légers.

Type 96 25mm AA Gun.jpg

Canon de 25mm Hotchkiss type 96 examiné par des soldats australiens

On trouve ainsi des mitrailleuses de 7.7mm et 13.2mm, des canons antiaériens de 25mm Hotchkiss et quelques canons antiaériens de 40mm, des Vickers (tous remplacés avant mars 1950) et des Bofors de 40mm mis en service à partir de 1943 et produits sous licence jusqu’à la fin de la guerre.

On trouve quelques pièces anciennes comme des canons de 75mm de l’armée de terre, des canons Hotchkiss de 47 et de 57mm. Leur utilisation est relativement anecdotique et peu représentative.

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