Etats Unis (134) Armée de l’Air (8)

Les avions de l’USAAF (3) : avions d’attaque

Avant-propos

Quand l’aviation militaire apparaît, la seule mission qui lui est confiée est l’observation et le réglage des tirs d’artillerie, ce capteur aéroporté étant plus efficace que le ballon statique utilisé jusque là.

Très vite ont lieu les premiers combats aériens, les pilotes s’affrontant tels des chevaliers à coups de revolvers, de fusils ou de carabine en attendant l’arrivée d’appareils mieux adaptés appelés chasseurs ou fighter dans la langue de Mark Twain.

Le bombardement et l’attaque au sol se heurtent à des problèmes d’emport, les avions sont encore relativement fragiles et la charge militaire qu’ils pourraient embarquer trop faible pour être efficace.

Les choses évoluent très vite et l’aviation devient un vecteur de puissance majeur même si le premier conflit mondial reste lié à l’usage massif de l’artillerie (37 millions d’obus consommés rien qu’à Verdun du 75 au 400mm).

Initialement impossible de distinguer le bombardement de l’attaque mais à la fin du premier conflit mondial, les choses commencent à se décanter quand apparaissent les premiers bombardiers lourds qui auraient menés des bombardements stratégiques si le conflit s’était prolongé et les premiers avions d’assaut, les allemands utilisant des avions dans une mission nouvelle, l’appui-aérien rapproché ou Close Air Support (CAS).

Bréguet 14 4

Bréguet 14

Les américains entrés tardivement dans le conflit (avril 1917) n’ont pas le temps de dévelloper cette différence et leurs principaux avions d’attaque sont également leurs principaux bombardiers en l’occurence les Bréguet 14 et De Havilland DH.4.

Peu à peu durant l’entre-deux-guerre, les américains distinguent les unités d’attaque des unités de bombardement en partie parce qu’ils dévellopent une théorie de bombardement stratégique destiné dans une logique isolationiste de dissuader l’ennemi d’attaquer l’Alaska, Hawaï, les Philippines et Panama voir de les défendre sans engager les boys.

C’est ainsi qu’en 1925 on trouve deux squadrons d’attaque au sein de l’Air Service, deux squadrons regroupés dans un groupe spécialisé. Ce nombre double entre 1925 et 1933.

En septembre 1948, le nombre de groupes d’attaque à été porté à douze. Si huit sont stationnés aux Etats-Unis, les quatre restants sont déployés outre-mer, deux à Panama et deux aux Philippines.

Ce nombre augmente encore durant la période de «neutralité» des Etats-Unis, passant de douze à seize, ces quatre groupes étant destinés à renforcer les moyens outre-mer puisqu’au moment de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, on trouve six groupes d’attaque sur le continent américain, deux au Panama, quatre aux Philippines, deux à Guam et deux à Wake.

Ce nombre ne va cesser d’augmenter durant le conflit. A l’apogée de l’USAAF (320 groupes), on trouvait 36 groupes d’attaque, nombre qui tombera à 24 à la fin de la guerre quand les Forces Aériennes de l’Armée Américaine ne disposeront plus que de 232 groupes.

Douglas A-20 Havoc 16

En terme d’équipement, ces groupes sont équipés de bombardiers bimoteurs (A-20 Havoc, A-26 Invader) et de bombardiers en piqué, des versions terrestres d’avions mis au point pour l’US Navy en l’occurence le A-24 Banshee (Douglas SBD Dauntless) puis le A-25 Shrike (Curtiss SB2C Helldiver) et enfin le North American A-36 Apache, un bombardier en piqué issu du North American P-51 Mustang.

North American A-36 Apache 2.jpg

North American A-36 Apache

Néanmoins à la fin de la guerre, les bombardiers en piqué ont été largement remplacés par des chasseurs bombardiers notamment le P-47 et le P-63, ne laissant que la portion congrue à l’A-36 qui n’équipait plus que huit groupes sur vingt-quatre, le P-47 équipant douze groupes, le P-63 quatre groupes.

Henschel Hs129 4

Henschel Hs-129

A noter que les américains se sont intéressés aux appareils d’appui-aérien rapproché comme le Potez 640 ou le Henschel Hs-129 mais ne sont pas allés plus loin que la production de prototypes ou d’appareils de préserie.

Le conflit terminé, les unités d’attaque vont se confondre avec les unités de chasse, ne laissant que des unités de bombardement comme «pures» unités de projection de puissance vers le sol.

Curtiss A-12 Shrike

Curtiss A-12 Shrike 3

-Le Curtiss A-12 Shrike est un avion d’attaque au sol mis en service dans l’USAAC en 1933. Issu des Curtiss XA-8 et YA-10, il n’à été produit qu’à quarante-six exemplaires en raison à la fois de sa rapide obsolescence (tare commune à tous les avions de l’époque) et d’un changement dans la conception des avions d’attaque, l’USAAC préférant le bimoteur au monomoteur mais comme rien n’est jamais simple ce choix sera remis en cause par l’acquisition de bombardiers en piqué monomoteurs.

Sur les 46 appareils produits, vingt-six équipèrent l’USAAC et vingt la Chine mais seuls les seconds connurent l’occasion de participer à des combats contre le Japon où leur carrière fût brêve.

Caracteristiques Techniques du Curtiss A-12 Shrike

Type : avion d’attaque monomoteur biplace

Masse à vide 1768kg maximale au décollage 2611kg

Dimensions : longueur 9.83m envergure 13.41m hauteur 2.84m

Motorisation : un moteur radial Wright R-1820 de 690ch

Performances : vitesse maximale 285 km/h distance franchissable 838km plafond opérationnel 4620m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.62mm tirant vers l’avant, une mitrailleuse de même calibre tirant vers l’arrière, quatre de 55kg sous les ailes ou 10 bombes de 13.6kg à fragmentation sous le fuselage.

Northrop A-17

Northrop A-17 7.jpg

Produit à 427 exemplaires, cet appareil était issu du Northrop Gamma 2F, un avion d’attaque issu lui même d’un avion de transport le Northrop Gamma.

Les 110 exemplaires baptisés A-17 étaient équipés d’un train d’atterrissage fixe alors que les suivants baptisés A-17A disposaient d’un train rétractable, cette variante étant produite à 129 exemplaires pour l’USAAC. Le reliquat soit 188 exemplaires étant exporté.

Mis en service en février 1936, l’appareil se révéla fiable et donc apprécié de ses pilotes. Pourtant en 1938 suite à la volonté de s’équiper d’avions d’attaque bimoteurs l’appareil fût retiré du service actif, étant utilisé pour l’entrainement, le remorquage de cibles.

Des appareils furent utilisés pour la surveillance côtière mais suite à l’influence de l’US Navy qui trouvait scandaleuse cette intrusion dans sa chasse gardée, le A-17 cessa toute activité opérationnelle de première ligne à l’automne 1942. Des A-17 furent transformés en avions d’entrainement et revendus au Canada et à l’Afrique du Sud.

A l’étranger, la carrière de l’A-17 fût bien plus longue. Les trente appareils vendus à l’Argentine en 1937 étaient toujours opérationnels en septembre 1948, servant pour l’observation, la surveillance maritime et même la lutte anti-sous-marine. Ils étaient toujours en service en septembre 1954, d’anciens A-17 américains ayant été acquis pour être cannibalisés. Ils sont retirés du service en 1955.

Son voisin péruvien acheta dix appareils livrés en 1938 qui participèrent à une guerre contre l’Equateur en 1941, perdant quatre des dix appareils. Leur nombre passe à douze par la livraison en 1944 d’anciens appareils américains. Ils ne sont retirés du service qu’en 1958.

La Suède le produisit sous licence (94 appareils) entre 1938 et 1941, les B5 _leur désignation suédoise_ étaient retirés du service au cours du conflit, remplacés par le SAAB 17, un appareil de conception et de fabrication suédoise.

Les Pays-Bas achetèrent 18 exemplaires en 1939 (livrés en 1940) qui furent utilisés jusqu’au conflit, les douze appareils encore en service étant perdus au combat, en vol ou détruits au sol. L’Irak acheta 15 exemplaires et la Norvège 36 exemplaires toujours en service en septembre 1948 quand les allemands attaquèrent. Si quelques exemplaires parvinrent à rallier la Grande-Bretagne, la majorité fût détruite en vol et au sol.

Caractéristiques Techniques du Northrop A-17

Type : avion d’attaque monomoteur biplace

Masse à vide 2211kg en charge 3328kg

Dimensions : longueur 9.67m envergure 14.54m hauteur 3.62m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-1535-11 Twin Wasp Junior de 750ch

Performances : vitesse maximale 332 km/h vitesse de croisière 274 km/h distance franchissable 1046km plafond opérationnel 5915m

Armement : quatre mitrailleuses Browning M1919 tirant vers l’avant, une mitrailleuse de 7.62mm tirant vers l’arrière 544kg de bombes

Curtiss A-18 Shrike II

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Issu du A-14, le A-18 Shrike II était un avion d’attaque au sol bimoteur. Apparu en 1935, Le A-14 était moderne pour l’époque et surclassait par sa vitesse le chasseur en service à l’époque en l’occurence le Boeing P-26 Peashooter.

Le A-18 était une version modifiée eu A-14, disposant notamment de moteurs plus puissants ainsi que d’hélices tripales au lieu d’hélices bipales.

En dépit de qualités évidentes, seulement 13 appareils furent produits à la fois en raison d’un manque de fonds ainsi que la présence en cours de dévellopement d’appareils plus modernes notamment le futur A-20 Havoc.

L’appareil connu une carrière éphémère puisqu’il est remplacé au printemps 1942 par le Havoc nettement plus moderne. Il n’à donc pas connu le combat, les appareils servant alors pour les liaisons, la servitude, le remorquage de cible jusqu’à son retrait définitif du service en septembre 1947. Il n’existe actuellement que deux exemplaires conservés dans des musées aux Etats-Unis.

Caracteristiques Techniques du Curtiss A-18 Shrike II

Type : avion d’attaque bimoteur biplace

Masse à vide 4268kg maximale au décollage 5974kg

Dimensions : longueur 12.50m envergure 18.14m hauteur 3.51m

Motorisation : deux moteurs radiaux Wright R-1820-47 de 850ch

Performances : vitesse maximale 398 km/h vitesse de croisière 349 km/h distance franchissable 1048km plafond opérationnel 8370m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.62mm Browning M1919 tirant vers l’avant une mitrailleuse identique tirant vers l’arrière 181kg de bombes dans des soutes à bombes dans les ailes 91kg de bombes fumigènes sous les ailes

Douglas A-24 Banshee

Douglas A-24 Banshee 4

Si l’USAAC se rallia avec peu d’enthousiasme au bombardement en piqué, l’US Navy (et l’USMC) s’y rallièrent avec enthousiasme et détermination après des essais réussis menés dans les années vingt par les Leathernecks.

En effet si bombarder une cible terrestre horizontalement est facile, frapper horizontalement une cible petite et mouvante comme un navire de guerre est une véritable gageure à tel point que de tels coups au but étaient appelés au sein de l’Armée de l’Air des «Coups de cocus» car il fallait une chance énorme pour les réussir.

En revanche frapper une cible en piquant sur elle était plus efficace en théorie, d’où le dévellopement au sein des différentes aéronavales de bombardiers en piqué.

Parmi ses appareils figurent le Douglas SBD Dauntless, un monomoteur issu du Northrop BT-1 dont le dévellopement fût repris par Douglas après le rachat de la compagnie d’aviation de Jack Northrop en janvier 1938. L’appareil effectue son premier vol le 25 avril 1938 mais n’est accepté par l’US Navy qu’en 1939 après moultes modifications.

Si le Dauntless entre en service chez les Marines en 1940 et l’année suivante pour l’US Navy, il faut attendre quelques années de plus pour que l’USAAF mette en service une version adaptée du Dauntless en l’occurrence l’A-24 Banshee.

Mis en service en septembre 1943, le Banshee à été produit à 750 exemplaires répartis en trois versions, l’A-24A (400 exemplaires) qui correspond au SBD-2, l’A-24B dont les 250 exemplaires produits correspondent au SBD-4 alors que les 100 A-24C sont identiques (ou peu s’en faut) aux SBD-6.

Le Banshee équipait en septembre 1948 six des douze groupes d’attaque (quatre autres disposant de A-25 Shrike et les deux derniers de A-36 Apache). Les deux groupes déployés aux Philippines sont virtuellement anéantis par la perte d’une majorité d’appareils sous les coups de la chasse japonaise ou de bombardements des terrains.

Ils sont reconstitués en Australie avec des A-36 Apache. Les deux groupes déployés à Panama vont disposer de l’appareil jusqu’en janvier 1951 quand ils sont remplacés par des A-25 Shrike. Les deux derniers étant eux rééquipés avec des chasseurs bombardiers P-47 Thunderbolt.

Une fois retirés des unités de première ligne, les Banshee sont utilisés pour l’entrainement, une carrière courante pour les appareils déclassés.

Caractéristiques Techniques du Douglas SBD Dauntless

Type : bombardier biplace monomoteur embarqué

Masse : à vide 2905kg en charge 4245kg maximale au décollage 4853kg

Dimensions : longueur 10.09m envergure 12.66m hauteur 4.14m

Motorisation : un moteur radial Wright R-1820-60 de 1200ch

Performances : vitesse maximale 410 km/h à 4265m vitesse de croisière 298 km/h distance franchissable 1795km plafond opérationnel 7780m

Armement : deux mitrailleuses de 12.7mm Browning M-2 dans le nez, deux mitrailleuses de 7.7mm dans le poste arrière sur un affût flexible 1020kg de bombes.

Curtiss A-25 Shrike

Curtiss A-25 Shrike

Alors que le Dauntless était en développement et pas encore en service, l’U Navy comme il était de coutume à l’époque se préoccupa de lui trouver un successeur. Cette demande finit par aboutir à la production du Curtiss SB2C Helldiver après un long et douloureux développement, le Helldiver étant surnommé le Son of a Bitch 2nd Class. Fort heureusement pour ses équipages, le vilan petit canard devint un cygne, effaçant par son efficacité une naissance contrariée.

En dépit de ses difficultés, l’USAAF qui à l’époque croyait encore dans le bombardier en piqué s’intéressa de très prêt au développement du nouvel appareil. Cet intérêt ne passa pas inaperçu chez Curtiss qui développa une version adaptée du Helldiver, un appareil baptisé A-25 Shrike.

250 exemplaires sont commandés en septembre 1947, les appareils étant livrés entre janvier 1948 et décembre 1949, permettant à quatre groupes d’attaque de disposer de cet appareil. A ces 250 A-25A succèdent 500 A-25B commandés en janvier 1951 et 100 A-25C _commandés à la même époque_ , les appareils étant livrés entre mars 1951 et juin 1952.

Engagés dans le Pacifique uniquement, les Shrike furent peu à peu remplacés par des chasseurs-bombardiers même si en septembre 1954, quelques appareils étaient encore en service. Inutile de préciser que leur carrière post-second conflit mondial à été plus que réduite.

Caracteristiques Techniques du Curtiss SB2C Helldiver

Type : Bombardier en piqué monoplace monomoteur

Masse : à vide 4588kg en charge 6202kg à pleine charge 7600kg

Dimensions : longueur 11.2m envergure 15.2m hauteur : 4.5m

Motorisation : un moteur radial Wright R-2600 Cyclone de 1900 ch entrainant une hélice quatre pales

Performances : vitesse maximale : 473 km/h distance franchissable : 1900 km
plafond opérationnel : 7600m

Armement : 2 canons de 20mm avec 400 coups chacun dans les ailes et 2 mitrailleuses de 7.7mm Browning M1919 en poste arrière. Charge en soute de 900kg de bombes ou une torpille Mark 13-2

Deux points d’appui sous les ailes pour une bombe de 225kg. Des roquettes ont également été utilisées.

North American A-36 Apache

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Alors que les Banshee et les Shrike équipaient les groupes d’attaque, l’USAAF décide de choisir un nouveau bombardier en piqué. Après avoir envisagé de développer un appareil neuf, l’armée de l’air américaine décide de partir d’un appareil existant.

Après avoir envisagé le P-40 et le P-47, l’USAAF décide de choisir son chasseur le plus récent en l’occurence le P-51 comme base de travail. La commande de deux prototypes le 14 septembre 1946 est l’acte de naissance de l’A-36 Apache.

Par rapport au P-51, la structure de l’Apache est renforcée, des freins de piqué sont installés. L’armement de bord est identique au P-51B à savoir six mitrailleuses de 12.7mm (trois dans chaque aile).

Les deux prototypes effectuent leurs premiers vols respectivement le 4 décembre 1946 et le 17 janvier 1947. Ils sont baptisés XA-36 et après des tests constructeurs sont livrés à l’USAAF au printemps 1947.

Les essais sont rapidement menés. L’USAAF connait le P-51 et les modifications sont plutôt limitées ce qui explique que l’appareil est officiellement accepté le 4 mai 1947, devenant le North American A-36 Apache.

Une première commande de 250 exemplaires est passée le 15 mai, les appareils étant livrés entre juin 1947 et septembre 1948, permettant d’équiper deux groupes sur douze.

Après ces 250 A-36A, l’USAAF passe commande de 250 A-36B (moteur plus puissant, modifications de détail), commande passée en mars 1949, les appareils étant livrés entre mai 1949 et juin 1950.

Les commandes ne sont pas terminées puis qu’en septembre 1950, 250 A-36C sont commandés, les appareils étant livrés entre octobre 1950 et février 1951, portant les appareils commandés à 750 appareils.

Une ultime commande est passée en mars 1951 pour 150 A-36D, appareils livrés entre avril 1951 et février 1951. 900 Apache ont donc été produits.

A l’apogée de sa carrière, l’A-36 équipait seize groupes d’attaque déployés essentiellement dans le Pacifique même si deux groupes furent engagés en Méditerranée et quatre en Europe de l’Ouest.

Au combat, l’appareil se révéla efficace tant dans sa mission d’origine de bombardier en piqué que dans une mission plus classique d’attaque au sol.

De plus une fois privé de son armement air-sol, il se révéla être un chasseur plus que convenable, les Apache ayant 184 avions japonais, italiens et allemands à leur tableau de chasse, cinq as de l’USAAF volant sur cet appareil injustement méconnu.

L’appareil équipe encore quatre groupes à la fin du conflit. Retiré du service actif en septembre 1956, l’A-36 Apache n’à pas été employé par des pays étrangers.

Caracteristiques Techniques du North American A-36 Apache

Type : bombardier en piqué monoplace

Masse à vide 2767kgen charge 4853kg

Dimensions : longueur 9.83m envergure 11.28m hauteur 3.71m

Motorisation : un moteur en ligne Allison V-1710-87 de 1325ch

Performances : vitesse maximale 573 km/h (lisse) 500 km/h (avec bombes) vitesse de croisière 400 km/h distance franchissable 885km (1750km lisse) plafond opérationnel 7650m

Armement : six mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 (quatre dans les ailes, deux dans le nez) Une bombe de 454kg et deux bombes de 227kg sous les ailes soit 908 kg de charge militaire

Miscellanées

Outre les avions produits en grande série, les Etats-Unis ont dévellopé un certain nombre d’avions d’attaque qui n’ont pas dépassé le stade du prototype ou de la (très) petite série.

Bien que les budgets étaient confortables (encore qu’à la fin du conflit, les Etats-Unis étaient proches de la banqueroute), l’USAAF chercha rapidement rationnaliser son parc aérien pour faciliter sa gestion au quotidien qu’il s’agisse de la fabrication des pièces détachées, de la gestion des stocks et de la formation du personnel.

Beechcraft XA-38 Grizzly

Beechcraft XA-38 Grizzly 3.jpg

-Le Beechcraft XA-38 Grizzly était un avion d’attaque inspiré des avions français (Potez 640) et allemands (Henschel Hs129) à savoir un avion blindé, flying tank capable d’encaisser et surtout de frapper des cibles lourdement protégées à l’aide d’un canon de 75mm à haute vitesse initiale.

Les deux prototypes sont commandés le 7 septembre 1948, effectuant leur premier vol respectivement le 14 mars et le 4 octobre 1949. Les essais sont menés sans empressement, le projet ne faisant pas l’unanimité au sein de l’USAAF fort sceptique sur ce type d’avion.

Résultat quand les Etats-Unis entrent en guerre, le programme reçoit le coup de grâce et est annulé officiellement le 17 juin 1950 bien que les combats en Europe ont montré l’utilité d’un avion spécialisé dans le close air support (CAS).

Il faudra attendre les années soixante-dix pour qu’apparaisse l’A-10 Thunderbolt II, le premier à ce jour seul avion conçu pour cette mission si particulière.

Caracteristiques Techniques du Beechcraft XA-38 Grizzly

Type : avion d’appui rapproché bimoteur

Masse à vide 10197kg maximale au décollage 15996kg

Dimensions : longueur 15.77m envergure 20.52m hauteur 4.72m
Motorisation : deux moteurs radiaux Wright R-3350-43 de 2300ch chacun

Performances : vitesse maximale 595 km/h à 5180m distance franchissable 2615km plafond opérationnel 8840m

Armement : un canon de 75mm T15E1 avec 20 coups, six mitrailleuses de 12.7mm Browning M2 (deux tirant vers l’avant, deux en tourelle ventrale et deux en tourelle dorsale)

Kaiser-Fleetwings XA-39

Cet appareil est un projet d’avion d’attaque au sol conçu en concurrence du XA-38 Grizzly mais conçu dans une optique différente avec un fort armement en mitrailleuses et canons (quatre mitrailleuses de 12.7mm et deux canons de 37mm) avec 1400kg de bombes ou de roquettes.

Ce projet déboucha sur la commande de deux prototypes le 14 juin 1946 qui décollent pour la première fois le 7 octobre 1946 et le 12 janvier 1947. Ils sont évalués, ne sont pas dénués de qualités mais font doublon avec des chasseurs-bombardiers plus classiques. Le projet de production en série n’est donc pas mené à bien.

Masse maximale au décollage 9299kg longueur 13.03m envergure 16.99m Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-2800 de 2100ch

Vultee XA-41

Vultee XA-41 3.jpg

Le Vultee A-41 était un bombardier en piqué développé à partir de l’automne 1948 alors que la guerre avait déjà éclaté en Europe. Dans l’esprit des hauts gradés de l’USAAF il devait remplacer les A-24 et A-25 qui avaient comme «tare» d’être des adaptations d’avions de l’aéronavale américaine.

Deux prototypes sont commandés le 17 mars 1949 suivis le 4 septembre 1949 de huit appareils de pré-série, les premiers étant baptisés XA-41 et les seconds YA-41. Le premier prototype décolla le 8 juin 1949 mais s’écrase le 12 août suivant retardant le premier vol du XA-41 n°2 qui n’à lieu que le 5 octobre 1949.

Les appareils de pré-série sont livrés en janvier 1950, intensivement testés mais comme entre-temps les Etats-Unis sont entrés en guerre, la mise en production est reportée sine die avant d’être officiellement abandonnée en mars 1951 suite à la fois à un changement de priorité (chasseurs-bombardiers plutôt que bombardiers en piqué) et à la surcharge de la firme Convair, la joint-venture entre Consolidated et Vultee.

Après guerre, le projet est relancé sous le nom de XA-43 mais n’à pas plus de succès que son devancier.

Caracteristiques Techniques du Vultee XA-41

Type : bombardier en piqué monomoteur monoplan

Masse à vide 6078kg en charge 8528kg maximale au décollage 10971kg

Dimensions : longueur 14.83m envergure 16m hauteur 4.24m

Motorisation : un moteur radial Pratt & Whitney R-4360 de 2200ch

Performances : vitesse maximale 584 km/h autonomie : nc Plafond opérationnel 8900m

Armement : quatre mitrailleuses Browning de 12.7mm 2900kg de charge militaire (bombes, huit à douze roquettes)

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