Etats-Unis (36) croiseurs légers (4)

Croiseurs légers classe Atlanta

USS Atlanta (CL-51) 2

Avant-propos

L’apparition du torpilleur semble marquer le triomphe de David sur Goliath, le petit pouvant triompher du grand, du puissant. Cela posa des problèmes de commandement et de coordination à une époque où les transmissions étaient largement perfectibles.

Regroupant les torpilleurs en flottille, les différentes marines imaginèrent des navires de commandement pour coordonner l’attaque des moustiques contre les buffles.

Néanmoins aucun navire spécialisé ne fût construit, les marines utilisant des navires existants plus ou moins bien adaptés généralement des croiseurs légers qui furent vite dépassés en vitesse par leurs protégés obligeant les marines à dévelloper comme conducteur de flottille des destroyers plus gros ce qui générait également son lot de problèmes.

Dans les années vingt et trente, la menace aérienne commence à être prise en compte ce qui impose un armement antiaérien conséquent.

D’où le dévellopement dans certains pays de croiseurs spécialisés dans la lutte antiaérienne avec non seulement un armement quasi-exclusivement dédié à la lutte contre-avions et surtout d’importants moyens de communication pour coordonner l’action de la chasse même si à l’époque l’idée de l’officier de contrôle de chasse n’avait pas vraiment fait son chemin dans les esprits.

Sur le plan des croiseurs légers, les britanniques qui avaient de gros besoins cherchaient à s’équiper des croiseurs légers les plus légers possibles pour protéger leurs interminables lignes de communication.

Les américains n’avaient pas ses besoins mais ils avaient néanmoins besoin de petits croiseurs légers pour notamment la conduite des attaques de destroyers.

Quatre navires sont financés par le Vinson-Trammell Act. Baptisés Atlanta (CL-51) Juneau (CL-52) San Diego (CL-53) San Juan (CL-54) ils sont mis en service en 1942 et 1943.

Huit autres navires sont commandés en 1944 et immatriculés CL-99 à CL-106. Ils sont baptisés Oakland (CL-99) Reno (CL-100) Pasadena (CL-101) Tucson (CL-102) Spokane (CL-103) Fresno (CL-104) Wilmington (CL-105) et Biloxi (CL-106) . Ils sont mis en service entre 1948 et 1950.

Comme souvent, les projets et les esquisses sont nombreux avec pas moins de vingt-six projets, des navires de 3500 à 8400 tonnes, armés de 8 canons de 127mm à 12 canons de 152mm.

Le projet définitif est arrêté en juillet 1938. Il dessine un navire de 6593 tonnes avec un armement principal composé de seize canons de 127mm en tourelles doubles (trois à l’avant, trois à l’arrière et deux latérales arrières).

Leurs machines développant 75000ch équiperont également les porte-avions de classe Essex. Grâce à cette puissance, les navires doivent pouvoir filer à 32.5 nœuds même si aux essais, ils se montreront plus rapides à un déplacement plus important.

Dans le cadre du programme de guerre, la commande de nouveaux Atlanta est un temps envisagée mais finalement abandonné au profit des Fargo et des Worcester.

Carrière opérationnelle

USS Atlanta (CL-51)

USS Atlanta (CL-51)

Le croiseur léger USS Atlanta et ses sister-ships ont clairement inspiré le Waldeck Rousseau

-Le USS Atlanta (CL-51) est mis sur cale aux chantiers navals Federal Shipbuilding & DryDock Company sis à Kearny (New-Jersey) le 22 avril 1940 lancé le 14 septembre 1941 et commissionné le 4 novembre 1942.

Le premier CLAA de la marine américaine effectue sa mise en condition opérationnelle dans les eaux caraïbéennes en s’appuyant sur Porto Rico et Cuba. Il est considéré comme pleinement opérationnel et apte au combat le 15 janvier 1943 (dans la marine française on dirait qu’il est Admis au Service Actif ou ASA).

Il retourne alors à son port d’attache à savoir Norfolk où dès le 25 janvier, le Destroyer Commander (Atlantic) pose sa marque, l’Atlanta étant le navire-amiral de la Destroyer Force (Atlantic) qui regroupe les destroyers basés sur la côte est en l’occurence en septembre 1948, 46 navires (six Farragut, quatre Gridley, huit Gleaves, seize Mahan, huit Bagley, quatre Benham).

En théorie, il doit assurer leur préparation au combat, la gestion des stocks, la planification des entretiens et les mener au combat mais dans la pratique, la majorité des destroyers sont détachés pour assurer l’escorte des grandes unités, cuirassés et porte-avions.

En tant que navire-amiral, l’Atlanta est aussi un navire de représentation et durant la période qui le sépare du début de la seconde guerre mondiale en Europe, le CL-51 montre le pavillon (show the flag) dans les ports de la région mais également en Europe.

Quand la guerre éclate en Europe en septembre 1948, l’Atlanta tout en continuant à être le navire-amiral du Destroyer Commander (Atlantic) participe à des patrouilles de neutralité dans l’Atlantique et dans les Caraïbes, interceptant parfois des navires allemands et italiens que le croiseur était bien obligé de laisser partir en l’absence de conflit entre Washington, Rome et Berlin.

Le 21 mars 1950, l’Atlanta était à quai à Norfolk, achevant un grand carénage qui l’avait immobilisé depuis le mois de juin 1949. Il appareille pour des patrouilles nettement plus offensives et musclées, l’Allemagne et l’Italie ayant déclaré la guerre aux Etats-Unis dans la foulée de l’attaque japonaise contre Pearl Harbor.

Il reste ensuite déployé dans l’Atlantique, couvrant des convois amenant matériel et troupes en Europe.

Le 14 septembre 1952 alors qu’il couvrait l’arrivée en Angleterre d’un convoi amenant des troupes américaines en Europe il est torpillé par un sous-marin allemand. Deux torpilles frappent le croiseur qui coule rapidement, emportant dans ses flancs la moitié de ses marins soit 335 officiers et marins tués, les autres étant récupérés par le navire de sauvetage attaché au convoi.

USS Juneau (CL-52)

USS Juneau (CL-52) Espiritu Santo 150942.jpg

-Le USS Juneau (CL-52) est mis sur cale aux chantiers navals Federal Shipbuilding & Drydock Company sis à Kearny (New-Jersey) le 27 mai 1940 lancé le 25 octobre 1941 et commissionné le 12 décembre 1942.

Il effectue sa mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes du 15 décembre 1942 au 2 janvier 1943. Des problèmes de machines l’oblige à repasser par la case maintenance, le croiseur étant immobilisé du 5 au 15 janvier 1943 au Charleston Navy Yard.

Considéré désormais comme opérationnel, le sister-ship de l’Atlanta quitte Charleston le 22 janvier 1943, relache à La Havanne du 26 au 28 janvier, franchit le canal de Panama le 31 janvier et 1er février, arrivant à son port d’attache San Diego le 8 février 1943.

A l’instar de l’Atlanta, navire portant la marque du Destroyer Commander (Atlantic), le Juneau porte la marque du Destroyer Commander (Pacific), c’est donc un navire de commandement mais également de représentation. Il à théoriquement autorité sur 128 destroyers.

Bien que la majorité de la flotte du Pacifique soit désormais basée à Pearl Harbor, le Juneau reste stationné à San Diego.

Une fois les Etats-Unis en guerre, le Juneau tout en restant théoriquement navire-amiral des destroyers du Pacifique va servir d’éclaireur au profit des porte-avions, de croiseur léger antiaérien et de protecteur de convois.

Endommagé une première fois au large des Phillipines le 14 mai 1950, il l’est à nouveau au large de Guadalcanal le 21 mars 1951 cette fois plus sérieusement puisqu’il doit passer trois mois à Noumea pour être à nouveau opérationnel. Il participe ensuite à l’opération Gymnastic contre la Birmanie (avril-juillet 1952) avant de retrouver la marine américaine pour la campagne de Nouvelle Guinée (juillet 1952-janvier 1953)

Il est ensuite de la majorité des opérations, échappant aux dégats, un véritable miracle comme le 14 août 1953 quand au large des Phillipines, une torpille d’un sous-marin japonais se ficha dans la coque mais sans exploser.

Hélas la chance tourna le 1er juin 1954 quand au large d’Okinawa, le croiseur léger antiaérien fût pris pour cible par les kamikazes, trois avions-suicides frappèrent le croiseur léger en quelques minutes, transformant le CL-52 en une annexe de l’enfer.

Les incendies furent maitrisés tant bien que mal mais alors que le croiseur léger allait être pris en remorque, une alerte anti-sous-marine retentit obligeant le remorqueur à abandonner le remorqué avec à bord une équipe réduite.

Le navire sans propulsion erra sur les flots et commença à s’incliner sur tribord, obligeant la trentaine de marins restée à bord d’évacuer.

Pourtant le croiseur léger s’immobilisa semblant hésiter à rejoindre Neptune/Poseïdon. Décision fût alors prise de l’achever. Deux destroyers criblèrent l’épave d’obus de 127mm et lancèrent quatre torpilles pour abréger l’interminable agonie du Juneau.

USS San Diego (CL-53)

USS San Diego (CL-53) lancement 260741.jpg

-Le USS San Diego (CL-53) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel (Shipbuilding Division) le 27 mars 1940 lancé le 26 juillet 1941 et commissionné le 14 septembre 1942.

Il effectue sa mise en condition opérationnelle dans le Golfe du Mexique du 18 septembre au 5 octobre, effectuant des escales dans les ports de la région comme Veracruz, La Havanne ou encore Mobile.

Il passe à Norfolk pour des travaux complémentaire du 7 au 12 octobre avant de rallier Norfolk son port d’attache.

En mai 1944, il rejoint l’Europe et plus précisément la Méditerranée pour relever l’Omaha comme stationnaire. Il va y resté déployé jusqu’en septembre 1948 quand l’US Navy décide de regrouper ses forces sur la côte est pour éviter une ingérence malencontreuse dans un conflit qui ne concerne pour l’instant que les européens.

Jusqu’en mars 1950, il partage son temps entre exercices nationaux et binationaux avec la marine canadienne, des escales dans les ports de la région mais également des croisières au profit d’officiers de réserve ou d’aspirants de l’Académie Navale d’Annapolis.

Quand le Japon attaque, le croiseur léger antiaérien reçoit l’ordre de rester dans l’Atlantique pour couvrir officiellement des convois à destination de France ou des îles britanniques.

Le 14 septembre 1950 alors qu’il escortait un convoi à destination de Portsmouth, il détecte au radar un forceur de blocus allemand qu’il intercepte mais avant que l’équipe de prise monte à bord, le Deutsche Weser se saborde pour ne pas tomber aux mains des alliés.

Après dix-huit mois dans l’Atlantique, le San Diego subit un petit carénage au Norfolk Navy Yard du 1er octobre au 25 novembre en vue d’un redéploiement dans le Pacifique.

Les essais ont lieu du 26 au 30 novembre avant une remise en condition du 2 au 15 décembre 1951.

Il quitte la Virginie le 21 décembre, fait escale à La Havanne du 25 au 29 décembre, franchit le canal de Panama les 2 et 3 janvier, relache à San Diego du 10 au 13 janvier 1952 avant de rallier Pearl Harbor huit jours plus tard le 21 janvier.

Il effectue alors un entrainement complémentaire du 25 janvier au 3 février 1952 pour lui permettre de s’habituer aux modes d’action des japonais.

Il est engagé dans d’inombrables opérations de couvertures de convois contre les avions japonais, coordonnant lors d’une attaque la DCA du convoi mais également l’intervention de l’aviation qu’elle soit basée à terre ou embarquée.

Successivement, le troisième croiseur de classe Atlanta est engagé dans l’opération Gymnastic contre la Birmanie (opération à dominante anglo-française mais avec une participation navale et aérienne américaine) puis à la campagne de Nouvelle-Guinée et enfin à l’opération Overlord (offensive visant la Thaïlande et la Cochinchine).

Il participe ensuite à la reconquête des Philippines puis à celle de l’île de Formose et de la Chine continentale, assurant la protection des têtes de pont contre les derniers feux de l’aviation nippone quand il n’engageait pas les derniers navires de surface présents dans la région, généralement des caboteurs et des patrouilleurs de fortune.

Quand le Japon capitule, le croiseur léger venait de rejoindre Shanghaï. Il va rester déployé en Chine jusqu’en juin 1955 quand il rallie les Etats-Unis et plus précisément le port de Bremerton.

C’est là qu’il est désarmé le 14 août 1955. Placé sous le contrôle de la Pacific Reserve Fleet Bremerton Group, le San Diego ne sera jamais réarmé. Rayé du Naval Vessel Register le 14 novembre 1965, il est vendu à la démolition et démantelé par les chantiers navals Todd de Seattle.

USS San Juan (CL-54)

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-Le USS San Juan (CL-54) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachusetts) le 15 mai 1940 lancé le 14 novembre 1941 et commissionné le 14 juin 1943.

Il effectue sa mise en condition opérationnelle au large de la Nouvelle-Angleterre du 17 juin au 12 juillet 1943, effectuant des travaux complémentaires au Boston Navy Yard du 14 au 30 juillet 1943.

Considéré comme opérationnel, le croiseur léger quitte la côte est pour rallier la côte ouest. Il appareille de Boston le 2 août, fait escale à La Havanne du 7 au 11 août, franchit le canal de Panama les 14 et 15 août, relache à San Diego du 22 au 27 août avant de rallier son port d’attache Pearl Harbor le 6 septembre 1943.

Depuis son port d’attache hawaïen, le San Juan assure des missions de présence et réalise d’inombrables exercices pour préparer un hypothétique conflit.

Présent à Pearl Harbor le 21 mars 1950, il est endommagé par une bombe et une torpille ce qui l’oblige à subir un an de travaux. Ce n’est qu’en avril 1951 que le San Juan peut enfin participer au conflit et la terrible campagne des Salomons.

Le 14 avril 1951 alors qu’il bombardait en compagnie de deux destroyers des positions japonaises qui harcelaient l’aérodrome de Guadalcanal, le San Juan est surpris au crépuscule par quatre destroyers japonais.

Les navires hostiles sont repérés trop tardivement et si les américains ouvrent le feu les premiers, trois minutes plus tard, deux torpilles frappent le croiseur qui est cassé en deux.

Si l’avant coule rapidement, l’arrière reste à flot suffisamment longtemps pour permettre aux marins qui s’y trouvent d’échapper à la mort.

Ils sont récupérés par les deux destroyers, les destroyers japonais pensant à faire à plus forte partie (trois croiseurs légers au lieu d’un croiseur léger et de deux destroyers) s’étant repliés pour déposer le ravitaillement qu’ils transportaient et s’échapper avant l’intervention de l’aviation américaine, le jour venu.

USS Oakland (CL-99)

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-Le USS Oakland (CL-99) est mis sur cale aux chantiers navals de la Bethleheem Steel (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachussetts) le 14 mars 1945 lancé le 8 septembre 1946 et commissionné le 14 mai 1948.

Affecté dans le Pacifique et stationné à Bremerton, le cinquième croiseur léger effectue sa mise en condition opérationnelle entre la Nouvelle-Angleterre et Terre Neuve du 17 mai au 8 juin. Il passe ensuite deux semaines au Boston Navy Yard pour des travaux complémentaires du 10 au 24 juin 1948.

Devant la menace d’une guerre en Europe, l’Oakland ne va pas rejoindre le Pacifique tout de suite mais est retenu dans l’Atlantique pour faire face à un éventuel conflit impliquant les Etats-Unis. La guerre éclate bien en septembre 1948 mais les Etats-Unis ne sont pas encore impliqués.

Le 4 décembre 1948 l’Oakland quitte la côte est et plus précisément Boston, fait escale à La Havanne du 9 au 12 décembre, franchit le canal de Panama les 15 et 16 décembre, relâche à San Diego du 23 au 27 décembre avant de rallier Bremerton le 1er janvier 1949.

Dans ce port de l’Etat de Washington, l’Oakland sert d’éclaireur au profit des porte-avions qui y sont stationnés. Il assure également leur protection antiaérienne et peut coordonner la défense d’une Task Force en faisant le lien entre la DCA et les chasseurs embarqués.

Quand le Japon attaque le 21 mars 1950, l’Oakland était immobilisé pour avarie à Bremerton. Les travaux sont accélérés pour permettre sa remise en condition opérationnelle, le croiseur léger appareillant le 25 mars pour traquer une possible, une potentielle flotte japonaise qui chercheraient à attaquer la côte ouest.

Cette recherche restant infructueuse, l’Oakland reçoit l’ordre de rallier Midway dont la position stratégique pourrait constituer une cible pour le Japon. Des plans ont effectivement été dressés mais ces plans restèrent de véritables wargame sans le commencement d’un début d’exécution.

Il va rester déployé dans cette région jusqu’en septembre 1950 quand il rallie Pearl Harbor. Il est ensuite engagé dans les Salomons puis au large de la Nouvelle-Calédonie, étant endommagé à plusieurs reprises mais les dégats sont limités.

Après avoir participé à l’opération Gymnastic en direction de la Birmanie et la campagne de Nouvelle-Guinée, l’Oakland subit à Pearl Harbor un grand carénage du 17 février au 28 juillet 1953. Sa remise en condition à lieu du 1er au 15 août. Il est alors engagé dans les opérations de libération des Phillipines qui s’achèvent en février 1954.

Le Oakland n’à pas le temps de souffler puisqu’il est engagé dans l’opération Boxer, la libération de Formose et de la Chine continentale. Il est sérieusement endommagé le 14 mars 1954 par une torpille d’un sous-marin japonais ce qui impose un retour par la case chantier.

Il rallie d’abord la baie de San Pedro sur l’île de Leyte pour des travaux destinés à sécuriser son remorquage jusqu’à Pearl Harbor où il doit être remis en état. Arrivé à Leyte le 2 avril, les travaux de sécurisation ont lieu du 4 au 14 avril 1954.

Il quitte les Phillipines le 21 avril et rallie Hawaï le 2 mai 1954. Il est mis au bassin le 4 mai et y était toujours quand le Japon capitule. Les travaux sont achevés le 14 octobre et le croiseur léger rallie aussitôt Okinawa pour participer à l’opération Magic Carpet de rapatriement des troupes démobilisées qu’il s’agisse de soldats, de marines, de marins ou d’aviateurs. Il va effectuer six voyages jusqu’en mai 1955.

Il quitte Yokohama pour la dernière fois le 7 mai 1955, fait escale à Midway du 12 au 15 mai avant de rallier Bremerton le 21 mai 1955. Il entame alors le processus de désarmement, désarmement officiel le 4 juin 1955.

Affecté à la Pacific Reserve Fleet Bremerton Group, le croiseur léger antiaérien va rester quinze ans sous cocon. Rayé du Naval Vessel Register le 1er juillet 1970, il est vendu à la démolition et démantelé par Todd Shipyard à Seattle.

USS Reno (CL-100)

USS Reno (CL-96) 1943.jpg

-Le USS Reno (CL-100) est mis sur cale aux chantiers navals de la Bethleheem Steel (Shipbuilding Division) sis à Quincy (Massachussetts) le 24 mars 1945 lancé le 2 octobre 1946 et commissionné le 1er juin 1948.

Le sixième croiseur léger de classe Atlanta effectue sa mise en condition opérationnelle au large de la Nouvelle-Angleterre du 5 au 25 juin, passant trois semaines au bassin au Boston Navy Yard pour des travaux complémentaires (26 juin au 17 juillet 1948).

Affecté dans le Pacifique, le croiseur léger quitte Boston le 21 juillet, fait escale à Miami du 23 au 25 juillet, à La Havanne du 27 au 30 juillet, à Kingston du 1er au 4 août, franchit le canal de Panama les 6 et 7 août avant d’arriver à San Diego le 15 août 1948.

Le 21 mars 1950, le Reno était en escale de courtoisie à Seattle. Il reçoit l’ordre d’appareiller pour patrouiller au large de l’Etat de Washington pour protéger Bremerton et son vital Puget Sound Navy Yard. Plusieurs contacts radars entraine le tir d’obus de 127mm mais il semble que ces échos étaient plus des défectuosités des radars qu’autre chose.

Il rallie Pearl Harbor début avril avant d’être engagé aux Phillipines, aux Salomons puis en Nouvelle-Calédonie où il est sérieusement endommagé par une torpille japonaise. Il s’échoue sur les côtes néo-calédoniennes et subit plusieurs attaques japonaises.

Relevé le 17 janvier 1952, le croiseur léger est ramené à Nouméa pour des travaux d’urgence menés du 28 janvier au 17 février 1952. Sa propulsion intacte lui permet de rallier en autonome Pearl Harbor où il arrive le 2 mars 1952.

Les travaux de remise en état/modernisation ont lieu du 5 mars 1952 au 4 septembre 1952,les essais étant menés du 5 au 8 septembre, la remise en condition ayant lieu du 10 au 25 septembre, le croiseur ralliant alors la Nouvelle-Guinée pour participer à la suite et à la fin de cette campagne.

Il est alors engagé dans la reconquête des Mariannes et des Carolines, opération qui l’occupe jusqu’en septembre 1953 quand il rallie les Phillipines, participant à la libération de l’archipel, achevant la reconquête en février 1954.

Après un mois d’entretien à flot à Cavite, le croiseur léger est engagé à Formose puis en Chine continentale. Il rallie fin août le Japon, se trouvant à Kobe quand les japonais capitulent.

Après avoir opéré au large du Japon jusqu’en décembre 1954, le croiseur léger quitte la baie de Tokyo le 20 décembre, fait escale à Midway du 23 au 27 décembre, à Pearl Harbor du 2 au 6 janvier avant d’arriver à San Diego le 13 janvier pour débarquer du matériel et des vétérans démobilisés.

Il quitte la Californie le 20 janvier, franchit le canal de Panama les 27 et 28 janvier, fait escale à Kingston du 30 janvier au 3 février, manœuvre avec la marine colombienne du 5 au 13 février, relache à Fort de France du 17 au 21 février, à Miami du 25 au 28 février avant de rallier Philadelphie le 3 mars 1955.

Il entame alors le processus de désarmement. Le USS Reno est officiellement désarmé le 15 mars 1955 et placé sous cocon au sein de l’Atlantic Reserve Fleet Philadelphia Group.

Rayé du Naval Vessel Register le 17 mars 1972, il est vendu à la démolition et démolit sur place.

USS Pasadena (CL-101)

-Le USS Pasadena (CL-101) est mis sur cale aux chantiers navals Bethlehem Steel (Shipbuilding Division) de Quincy (Massachusetts) le 14 avril 1945 lancé le 12 octobre 1946 et commissionné le 7 juin 1948.

Il effectue sa mise en condition opérationnelle au large du Massachusetts, poussant des pointes jusqu’à Terre Neuve. Sa mise en condition se termine le 2 juillet et le dernier nés des Atlanta passe deux semaines au Boston Navy Yard pour d’ultimes travaux avant de rallier son port d’attache Norfolk où il arrive le 21 juillet 1948.

De juillet 1948 au 21 mars 1950, le Pasadena effectue des exercices d’entrainement, des patrouilles de neutralité, des escales de représentation au contenu fortement politiquement notamment dans des pays comme le Brésil et l’Argentine qui pourraient être tentés par une alliance ou du moins une neutralité amicale avec l’Allemagne ou l’Italie.

Quand le Japon attaque, le Pasadena était en escale à Rio de Janeiro. Il reçoit l’ordre d’appareiller immédiatement pour rallier son port d’attache et se préparer à des opérations de guerre nettement plus musclées.

Le Pasadena va assurer la traque des forceurs de blocus allemands et couvrir des convois notamment les vulnérables TC (Troop Convoy) en direction des îles britanniques.

A la différence de nombreux croiseurs américains, le Pasadena va passer toute la guerre dans l’Atlantique et en Europe, participant aux opérations au large de la Norvège mais également aux opérations en Allemagne du Nord, le Pasadena détruisant en baie d’Heligoland deux torpilleurs et un destroyer allemand le 27 mars 1954.

A Hambourg quand l’Allemagne capitule le 30 avril 1954, le Pasadena participe aux premières opérations de rapatriement des prisonniers de guerre alliés libérés ainsi qu’au retour des boys au pays.

De retour à Boston le 14 mars 1955, le croiseur léger est désarmé le 2 avril 1955. Placé sous l’autorité de l’Atlantic Reserve Fleet Boston Group, le CL-101 est rayé du Naval Vessel Register le 14 octobre 1965.

Un projet de vente à l’Espagne n’ayant pas aboutit, l’ex-Pasadena est utilisé comme cible de tir par la 2ème flotte le 12 mars 1966 au large de la Floride. L’épave repose à 55m de profondeur et constitue un spot de plongée réputé pour les plongeurs confirmés.

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