Etats-Unis (35) croiseurs légers (3)

Croiseurs légers classe Brooklyn

USS Brooklyn 2

USS Brooklyn

Avant propos

Le traité de Washington (1922) avait stoppé la course aux armements entre Washington et Tokyo mais n’avait pas éteint la rivalité entre américains et japonais qui considéraient le Pacifique comme leur zone d’influence naturelle.

De plus ce traité était considéré comme injuste par l’armée et la marine japonaise. En effet alors que le Japon estimait devoir obtenir la parité avec les Etats-Unis, c’est la Grande-Bretagne pour des raisons plus politiques qu’autre chose qui obtint la parité avec l’US Navy, le Japon devant se contenter de la troisième place. Par exemple pour les porte-avions, si les américains et les britanniques pouvaient disposer de 135000 tonnes, le Japon devait se contenter de 81000 tonnes.

Dans le domaine des croiseurs, les tonnages étaient également limités et rapidement la Nihon Kaigun atteignit le plafond du contingent attribué, estimant que ses besoins n’étaient pas encore pleinement satisfaits.

Elle eut alors l’idée de ruser, de «tricher» (le mode de calcul compliqué de la tonne Washington autorisait tous les contournements et tous les accomodements) en s’équipant de croiseurs légers pouvant à terme être transformés en croiseurs légers.

C’est ainsi que les quatre croiseurs légers de classe Mogami si ils étaient armés de quinze canons de 155mm en cinq tourelles triples devaient recevoir dès dénonciation et expiration des traités dix canons de 200mm en cinq tourelles doubles répartis comme pour les tourelles triples à raison de trois à l’avant et de deux à l’arrière.

L’apparition de ces puissants croiseurs força les principales marines à réagir. Si la Royal Navy construisit les dix croiseurs légers de classe Town armés de douze canons de 6 pouces en quatre tourelles triples (ironie de l’histoire : tous les Town étaient déployés en Europe en septembre 1948) , les américains «copièrent» les Mogami en construisant des croiseurs armés de quinze canons de 6 pouces en cinq tourelles triples à la différence qu’à ma connaissance jamais l’US Navy n’à envisagé de réarmer ces navires avec des canons de 8 pouces.

Avant même la construction des Mogami, l’US Navy qui avait un temps privilégié le heavy cruiser par rapport au light cruiser décide de relancer les études pour un nouveau croiseur léger armé de canons de 6 pouces, décision prise en partie suite à la signature du traité de Londres (1931) qui clarifiait la catégorie croiseur.

Les premières études commencent à la fin 1930 avec un déplacement de 6000 à 10000 tonnes et un armement principal de six à quinze canons de 152mm. Ces projets entre en concurrence avec les projets de croiseurs à pont d’envol.

Finalement, le General Board approuve un projet de 9600 tonnes armé de douze canons en quatre tourelles triples. Il à failli être mis sur cale dans le cadre de l’année fiscale 1932 mais le Congrès l’à bloqué à cette époque préférant un croiseur à pont d’envol.

L’apparition des Mogami japonais armés de quinze canons de 155mm en cinq tourelles triples en février 1933 oblige les américains à réagir. Six projets de croiseurs légers sont présentés, tous de 10000 tonnes avec un armement compris de douze à seize canons de 152mm.

Le projet H est sélectionné avec quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières). Quatre croiseurs de ce type sont financés dans l’année fiscale (Fiscal Year) FY 1933 (1932-1933) et autorisés par le National Industrial Recovery Act, ces navires étant baptisés Brooklyn (CL-40) Philadelphia (CL-41) Savannah (CL-42) et Nashville (CL-43) auquel il faut ajouter le dernier croiseur de classe New Orleans, le Vincennes (CA-44).

Le 25 septembre 1933, des études sont relancées pour les croiseurs à mettre sur cale en 1935. Il s’agit d’utiliser au mieux les 47100 tonnes disponibles à partir du 1er janvier 1936. Les études préliminaires envisagent des bâtiments de 6000 à 1000 tonnes. Six études donnent des bâtiments de 5000 à 10000 tonnes armés de six à seize canons de 152mm.

Finalement, à l’année fiscale 1934 (FY 1934 FY 1933-34) sont financés la construction de trois autres croiseurs de la classe Brooklyn, les Phoenix (CL-46) Boise (CL-47) et Honolulu (CL-48). La classe Brooklyn va donc aligner un total de sept croiseurs.

Carrière opérationnelle

Le USS Brooklyn (CL-40)

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30 novembre 1936 : le futur USS Brooklyn (CL-40) prend contact avec son élément

-Le USS Brooklyn (CL-40) est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard sis à New-York le 12 mars 1935 lancé le 30 novembre 1936 et commissionné le 30 septembre 1937.

Après sa croisière de mise en condition opérationnelle, le croiseur léger affecté à la Cruiser Division Eight (CruDiv 8) participe à l’opération de sauvetage du sous-marin Sculpin (33 marins sauvés, 26 morts) au printemps 1939 avant de gagner la côte ouest pour renforcer les moyens américains dans la région.

En mars 1941, il effectue une mission de présence dans le Pacifique Sud, restant déployé dans le Pacifique jusqu’en septembre 1944 quand il rejoint la côte est. Basé à Charleston en Caroline du Sud, le CL-40 avait pour mission de traquer les raiders allemands en cas de conflit.

Outre son port d’attache, il pu s’appuyer sur la base britannique des Bermudes ainsi que sur la base navale française de Fort de France.

Il va effectuer des missions de patrouille et d’escorte de convois jusqu’en septembre 1952 quand il rallie Scapa Flow. Sous commandement américain, il intègre les United States Naval Forces in Europe (USNAFE), groupement occasionnel rebaptisé avant la fin du conflit 4ème flotte bien que ces moyens soit nettement moins conséquents que les autres flottes.

Il va participer à des escortes de convois en direction de l’URSS ainsi qu’à différentes opérations au large des côtes norvégiennes comme l’opération Borealis.

Le conflit terminé, le Brooklyn qui n’à pas été sérieusement endommagé (un coup à touché par un Junkers Ju-290M au large de Bergen lors de l’opération Borealis) rentre aux Etats-Unis. Désarmé le 14 décembre 1954, il est mis sous cocon au Philadelphia Navy Yard.

Le 12 mai 1960, il est réactivé pour un transfert à la marine chilienne (Armada de Chile). Il subit une remise en état complète, une modernisation de son électronique, de sa DCA (canons de 76mm en remplacement des canons de 20 et de 40mm), les catapultes à hydravions étant remplacés par une plate-forme hélicoptère.

Rebaptisé O’Higgins du nom d’un des pères de l’indépendance chilienne, l’ex-Brooklyn transféré en compagnie du Nashville (rebaptisé Almirante Prat) va servir dans la marine chilienne pendant vingt-huit ans soit jusqu’au 4 septembre 1988 date de son désarmement.

A noter qu’un projet de transformation en croiseur porte-hélicoptères avec le débarquement des tourelles arrières de 6 pouces n’à pas été mené à bien. Vendu à un chantier de démolition indien, il coula en remorque au large des îles Pitcairn en 1992.

USS Philadelphia (CL-41)

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-Le USS Philadelphia (CL-41) est mis sur cale au Philadelphia Navy Yard le 28 mai 1935 lancé le 17 novembre 1936 et commissionné le 23 septembre 1937.

Il effectue sa mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes avant d’être affecté à la 8ème division de croiseurs qui opérait au large de la côte est. Il devient même le navire-amiral de sa division le 27 juin 1938.

En juin 1939, le croiseur léger sister-ship du Brooklyn gagne le Pacifique où il va rester déployé jusqu’en septembre 1945 quand il rallie la côte est, étant stationné désormais à Boston pour assurer la défense de la côte est et l’interception de raiders allemands qui pourraient s’en prendre aux convois escortés ou aux navires naviguant isolément.

Quand le conflit éclate en Europe en septembre 1948, le Philadelphia participe aux patrouilles de neutralités pour faire respecter une zone de 200 miles nautiques au large des côtes américaines. Il aura plusieurs contacts radars mais aucun engagement de son artillerie.

Quand le Japon attaque le 21 mars 1950, l’envoi du Philadelphia dans le Pacifique est envisagé mais finalement le CL-41 va rester déployé en Europe jusqu’à la fin du conflit, participant notamment aux opérations en mer du Nord au sein de la 4ème flotte (ex-USNAFE).

Il n’est cependant pas engagé dans l’opération Borealis car immobilisé à Rosyth par une avarie de machine. Il ne rejoindra la Norvège qu’au moment où les troupes alliés sont solidement implantées ce qui n’empêche par le croiseur léger d’utiliser son artillerie à la demande des troupes américaines, britanniques, françaises et norvégiennes.

Le conflit en Europe terminé, le croiseur léger rallie le Philadelphia Navy Yard pour un grand carénage en vue d’un redéploiement dans le Pacifique. Arrivé dans la cité pennsylvanienne le 14 mai 1954, il est en travaux du 17 mai au 21 septembre 1954, étant donc toujours en travaux quand le Japon capitule.

Prêt le 1er octobre 1954, il effectue sa remise en condition au large de Philadelphie du 5 au 20 octobre 1954, restant en service jusqu’au 18 octobre 1955 date à laquelle il est désarmé et mis en réserve.

Il est réarmé le 20 septembre 1958 en vue de son transfert à la marine brésilienne. Le transfert est officiel le 1er décembre 1958, le Philadelphia devenant l’Almirante Barroso (C-11) qui servit dans la marine brésilienne pendant douze jusqu’au 4 mars 1970.

Victime d’un incendie de machines (vingt-trois marins tués), le croiseur léger est désarmé le 14 mai 1970. Restitué à la marine américaine, le projet de le conserver comme musée n’aboutit pas et le Philadelphia est finalement coulé comme cible au large de Boston le 28 juin 1975.

USS Savannah (CL-42)

USS Savannah 1938

Présentation

-Le USS Savannah (CL-42) est mis sur cale aux chantiers navals de la New York Shipbuilding Corporation de Camden (New Jersey) le 31 mai 1934 lancé le 8 mai 1937 et commissionné à l’Arsenal de Philadelphie le 10 mars 1938.

Après sa croisière de mise en condition à Cuba et Haïti, le croiseur léger est brièvement déployé en Europe où les tensions menacent de dégénérer en conflit ouvert mais les accords de Munich apaisent la situation, retardant d’un an une échéance redoutée ou attendue c’est selon depuis plusieurs années.

Il rallie le Pacifique en étant stationné à Long Beach de juin 1939 et à septembre 1945 quand il est redéployé sur la côte est mais pour peu de temps puisqu’il est de retour dans le Pacifique en janvier 1947, étant stationné à Pearl Harbor.

Le 21 mars 1950, il était à quai à proximité de l’île Ford à l’opposé de la Battleship Row, l’allée des cuirassés principale cible des avions japonais. Avant même d’ouvrir le feu avec sa DCA il reçoit deux bombes qui le mettent hors de combat.

Le pire est à venir car une torpille frappe le navire à l’avant, arrachant la proue au niveau de la tourelle II de 152mm. Le navire coule droit dans la rade d’Oahu avec un lourd bilan : 125 morts et 250 blessés.

Sérieusement endommagé, la remise en état du croiseur est un temps abandonné, l’US Navy prévoyant de le relever et de le démolir mais les besoins en matière de propagande et de psychologie impose de remettre en état le plus de possibles de navires. Comme en plus le Savannah est un navire récent, sa remise en état est décidée.

Le croiseur est relevé le 14 janvier 1951 après de gros efforts puisqu’il à fallu colmater la brèche juste devant la tourelle II de 152mm, évacuer l’eau, les munitions et hélas des corps de marins et d’officiers disparus notamment celui de l’officier responsable de la propulsion.

Il passe sur un dock-flottant _qui devait initialement rallier Subic Bay_ du 15 janvier au 2 février pour être préparé à rallier à vitesse réduite Long Beach où une nouvelle proue avait été construite.

Le 10 mars 1951, le croiseur léger quitte en autonome les eaux hawaïennes pour rallier la Californie, accompagné d’un remorqueur océanique et de deux destroyers. La traversée se fait à dix nœuds, le CL-42 arrivant à Long Beach le 24 mars 1951.

Mis au bassin le 27 mars, le croiseur léger va y passer treize mois jusqu’au 4 mai 1952 quand il est remis à flot. Outre sa nouvelle proue, il à été modernisé avec de nouveaux radars, des équipements de communication supplémentaires, de nouvelles catapultes et de nouveaux hydravions, une DCA renforcée.

Il effectue ses essais du 5 au 8 mai puis sa remise en condition du 10 au 31 mai. Il quitte la Californie le 2 juin, ralliant Pearl Harbor le 10 juin, plus d’un an après son départ.

Il est alors engagé dans la campagne de Nouvelle-Guinée puis dans la reconquête des Phillipines avant d’être endommagé par une bombe japonaise au large de Formose le 14 mars 1954 lors de l’opération Boxer.

Il est remis en état à Cam-Ranh Bay, la base française reconquise par les alliés et devenu un pool d’entretien important pour les navires français, britanniques, américains mais également néerlandais, australiens et néo-zélandais.

De retour en opérations, en juin 1954, il participe aux dernières opérations du second conflit mondial, bombardant à plusieurs reprises Kobe et Yokohama.

Après avoir mis à terre sa compagnie de débarquement et un détachement de Marines à Kobe, le croiseur léger participe aux opérations de sécurisation du Japon et ce jusqu’au 17 octobre quand il rembarque sa compagnie de débarquement et met cap sur Long Beach où il arrive le 27 octobre 1954.

Il est alors modifié pour rapatrier les marins, aviateurs et soldats démobilisés dans le cadre de l’opération Magic Carpet, le Savannah effectuant trois rotations jusqu’à la fin de l’année.

Le 14 janvier 1955 il quitte Long Beach, franchit le canal de Panama les 24 et 25 janvier, relache à La Havanne du 28 janvier au 2 février, est à Fort de France du 4 au 8 février, à Miami du 10 au 15 février avant de rallier Philadelphie le 19 février 1955.

Il entame alors le processus de désarmement, désarmement effectif le 7 mars 1955. Il est affecté à l’Atlantic Reserve Fleet Philadelphia Group.

Un temps son transfert au Brésil est étudié mais en raison de faiblesses structurelles consécutives aux dégâts du second conflit mondial, ce projet est abandonné.

Il est maintenu en réserve jusqu’au 15 avril 1965 quand il est rayé du Naval Vessel Register puis vendu à la démolition à Seawitch Marine qui fait procéder à son démantèlement à Baltimore.

USS Nashville (CL-43)

USS Nashville

-Le USS Nashville est mis sur cale aux chantiers navals de la New York Shipbuilding Corporation installés à Camden dans le New Jersey le 24 janvier 1935 lancé le 2 octobre 1937 et commissionné le 6 juin 1938.

Il effectue sa croisière de mise en condition (shakedown cruise) dans les Caraïbes avec une croisière en Europe. Il rallie le Pacifique en juin 1939 et va y resté déployé jusqu’au déclenchement du second conflit mondial soit en mars 1950 en ce qui concerne américains et japonais.

Présent à son port d’attache de San Diego quand les japonais attaquent, le USS Nashville reçoit l’ordre de ratisser les côtes californiennes à la recherche d’une possible flotte japonaise mais bien évidement sans résultats, jamais les japonais n’ayant envisagé de débarquer directement aux Etats-Unis.

En juin 1950, il rallie Pearl Harbor, participant ensuite aux ultimes opérations aux Phillipines. Il est endommagé le 4 juillet 1950 non par les japonais mais par un autre navire américain, un pétrolier au cours d’un ravitaillement à la mer mené dans des conditions de visibilité médiocre.

Après neuf mois de combats intenses, le croiseur léger rallie Pearl Harbor pour un petit carénage qui l’immobilise de mars à juin 1951. Il est de retour au combat en juillet 1951 à temps pour participer à la campagne des Salomons et à la défense du caillou, la Nouvelle-Calédonie.

Endommagé au cours de cette bataille, il passe un mois en réparations à Nouméa avant d’être engagé dans l’usante campagne de Nouvelle Guinée.

Le Nashville est de toutes les batailles, récoltant son lot de cicatrices comme une bombe encaissée au large de Manille en avril 1953 ou une torpille qui l’endommage à l’arrière au large d’Okinawa le 1er mai 1954.

Privé de sa propulsion, c’est à la remorque que le croiseur léger rallie la baie de San Pedro sur l’île de Leyte ou une base avancée de réparations (Advanced Repair Base) à été mise sur pied pour relayer Subic Bay et Cavite, deux bases qui ont souffert de l’occupation japonaise et qui ne tournent qu’à une capacité réduite.

Les réparations sont achevées en octobre 1954 soit après la capitulation japonaise. Les besoins en croiseur étant couverts par d’autres unités , le Nashville rentre aux Etats-Unis avec à son bord des vétérans démobilisés qu’il débarque à San Francisco le 2 novembre 1954.

Après un entrainement au tir au large de San Diego du 8 au 12 novembre 1954, le croiseur léger met capt sur la côte est, franchissant le canal de Panama les 22 et 23 novembre, relachant à Kingston (Jamaique) du 25 au 28 novembre, à Fort de France du 1er au 5 décembre, à Miami du 8 au 12 décembre, ralliant Philadelphie trois jours plus tard le 15 décembre.

Il entame alors le processus de désarmement et le Nashville est officiellement decommissioned le 14 janvier 1955.

Placé sous l’autorité de l’Atlantic Reserve Fleet Philadelphia Group, le croiseur léger est réactivé le 2 mars 1960 et mis au sec au bassin au Philadelphia Navy Yard.

Cette réactivation ne concerne pas l’US Navy mais la marine chilienne qui décida deux mois plus tard de récupérer également le Brooklyn. Les travaux de remise en état/modernisation s’achèvent en septembre et le croiseur léger rebaptisé Almirante Prat arrivé à Valparaiso en juillet 1960.

De septembre 1975 à juin 1977, il est immobilisé à Valparaiso pour être transformé en croiseur porte-hélicoptères. Il perd ses tourelles IV et V de 6 pouces et ses canons de 127mm recevant à la place une plate-forme et un hangar fixe pouvant accueillir quatre Sikorsky Sea King de lutte anti-sous-marine. En mars 1980, il reçoit des missiles antiaériens Sea Sparrow et des canons automatiques Phalanx.

Après trente années de service dans la marine chilienne, l’Almirante Prat ex-Nashville est désarmé le 14 septembre 1990. Vendu à un chantier de démolition indien, il arrive à destination en mars 1991 et le démantèlement est achevé en septembre.

USS Phoenix (CL-46)

USS Phoenix 1939

-Le USS Phoenix (CL-46) est mis sur cale aux chantiers navals de la New York Shipbuilding Corporation installés à Camden (New Jersey) le 15 avril 1935 lancé le 13 mars 1938 et commissionné le 3 octobre 1938.

Après sa croisière de mise en condition opérationnelle dans les Caraïbes et au large du sous-continent sud-américain, le Phoenix rallie le Pacifique et San Diego son port d’attache jusqu’en septembre 1947 quand il est redéployé à Pearl Harbor.

Le 21 mars 1950, il était à quai Pearl Harbor. Il est endommagé par deux bombes mais est épargné par une torpille qui pour une raison inconnue coule au fond de la rade à 100m du croiseur. Elle finit par exploser deux jours plus tard provoquant un début de panique dans le port. Le souffle endommagea légèrement le croiseur qui était alors en réparations à flot.

De nouveau opérationnel en septembre 1950, il est chargé de la protection de convois ravitaillant les troupes américains résistant aux Phillipines ainsi que celles déployées en Nouvelle-Calédonie puis dans les Salomons où le Phoenix est sérieusement endommagé le 14 juin 1951 au cours d’un combat fatal à son adversaire japonais, le croiseur lourd Mogami.

Il est ainsi immobilisé à Nouméa pour douze mois de réparations jusqu’en juin 1952. De nouveau opérationnel en septembre, il participe à la campagne de Nouvelle-Guinée puis à la reconquête des Phillipines, bombardant le 4 mai 1953, Fort Drum, la batterie d’artillerie protégeant Manille, batterie utilisée comme vigie mais donc les canons bien sabotés ne furent jamais réutilisés par les japonais.

Après un petit carénage entre janvier et mars 1954, le Phoenix termine la guerre à Okinawa, assurant les bombardements préliminaires, l’appui aux forces débarquées et l’appui aux opérations de nettoyage.

Le 15 septembre 1954, il quitte Okinawa direction Pearl Harbor avec à son bord 450 vétérans démobilisés qu’il débarque le 23 septembre. Dans le cadre de l’opération Magic Carpet, il va effectuer six rotations entre octobre 1954 et février 1955 pour rapatrier des vétérans mais également des prisonniers libérés.

Il quitte définitivement San Diego le 12 avril 1955, franchit le canal de Panama les 18 et 19 avril, se ravitaille à Guantanamo le 22, relache à Jacksonville du 24 au 27 avril avant d’arriver à Boston le 30 avril 1955.

Il entame le processus de désarmement et le Phoenix est decommissioned le 12 mai 1955. Il est placé sous la responsabilité de l’Atlantic Reserve Fleet Boston Group jusqu’au 14 mai 1962 quand il est réactivé pour être transféré à la marine argentine.

Rebaptisé General Belgrano, le Phoenix est officiellement transféré le 4 septembre 1962. Il va servir dans la marine argentine pendant vingt ans jusqu’à son désarmement survenu le 14 juin 1982. Il est vendu à la démolition à un chantier taïwanais mais coule lors de son remorquage au large du cap de Bonne Espérance.

USS Boise (CL-47)

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-Le USS Boise (CL-47) est mis sur cale aux chantiers navals de la Newport News Shipbuilding and Dry Docks Company de Newports News (Virginie) le 1er avril 1935 lancé le 3 décembre 1936 et commissionné le 12 août 1938.

Après une croisière de mise en condition opérationnelle au large de l’Afrique, le croiseur léger est affecté à la 9ème division de croiseurs placée sous le commandement de la Battle Force avec pour port d’attache San Pedro (Californie).

Toujours déployé dans le Pacifique en mars 1950, le croiseur léger était en escale à Darwin (Australie) après un exercice avec la marine australienne et les forces navales néerlandaises déployées dans la région.

Il rallie les Phillipines pour participer à la défense de ce Commonwealth attaqué début avril par des forces importantes. Sérieusement endommagé par l’aviation japonaise le 10 avril (tourelle I et II détruites, catapultes détruites, 107 morts), le Boise doit rallier cahin caha Pearl Harbor pour être remis en état.

Arrivé à Hawaï le 21 avril, il est immobilisé pour réparations du 25 avril au 2 novembre 1950, effectuant essais et remise en condition du 4 au 15 novembre 1950. Il retourne au combat début 1951, assurant le commandement d’une Task Force chargée de la protection des convois en direction notamment de la Nouvelle-Calédonie.

Il reste engagé dans le Pacifique jusqu’en mars 1953, participant à la campagne de Nouvelle-Guinée avant de rallier la côte ouest pour un grand carénage du 4 avril au 12 août 1953, retournant au combat début octobre, participant à la campagne des Carolines-Mariannes. Il va terminer la guerre en Chine, participant aux opérations à Formose et en Chine continentale. Le 4 septembre 1954, il était à quai à Shanghaï.

Il va rester déployé en Chine jusqu’en mai 1956 quand il rallie la côte est, arrivant à Norfolk le 4 juin 1956. Il entame le processus de désarmement, désarmement officiel le 2 juillet 1956.

Placé sous cocon, il est réactivé le 17 mars 1963 en vue d’être transféré à la marine argentine. Le Boise devient officiellement Nueve de Julio le 4 septembre 1963 à son arrivée à Buenos Aires. Il va rester en service jusqu’au 14 mai 1977 quand suite à un incendie de machine, il est désarmé.

Restitué à la marine américaine, le croiseur léger aurait du être démoli mais au final la ville de Jacksonville décide de le récupérer pour en faire un musée ouvert au public le 4 septembre 1979 et toujours ouvert en 2017.

USS Honolulu (CL-48)

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-Le USS Honolulu (CL-48) est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard installé donc à New York le 10 septembre 1935 lancé le 26 août 1937 et commissionné le 15 août 1938.

Après une croisière de mise en condition qui le mena en Angleterre, le Honolulu participa à des manoeuvres avec d’autres navires américains dans la mer des Caraïbes. Le 24 mai 1939, il appareilla de New York pour gagner la côte ouest arrivant à San Pedro le 14 juin, restant dans le Pacifique.

Le 21 mars 1950, il était immobilisé à Long Beach pour un grand carénage entamé début mars. Les travaux sont accélérés mais le croiseur léger ne peut pas être engagé au combat avant le mois d’août 1950. Il peut ainsi participer à la fin de la première campagne des Phillipines.

Le 28 mars 1951, il est sérieusement endommagé au large de Guadalcanal, encaissant une torpille et huit obus de destroyers japonais surpris alors qu’ils déposaient des troupes et du ravitaillement.

Miraculeusement, le croiseur léger peut rallier Nouméa pour des réparations d’urgence du 8 avril au 2 mai avant une remise en état complète à Pearl Harbor du 12 mai au 4 décembre 1951. Sa remise en condition à lieu jusqu’à la fin de l’année.

Engagé dans la bataille de la mer de Corail, il est à nouveau endommagé ce qui nécessite un nouveau passage au chantier en l’occurence l’Arsenal de Cockatoo à Sydney. Il est remis à temps pour participer à la campagne de Nouvelle-Guinée (juillet 1952-mars 1953).

Il est engagé dans la reconquête des Phillipines et y était toujours quand les japonais capitulent en septembre 1954.

L’Honolulu quitte les Phillipines le 7 février 1955, ralliant la côte est via San Diego, le canal de Panama, La Havanne et Miami avant d’arriver à Philadelphie après six semaines de mer le 21 mars 1955.

Désarmé le 30 mars, il est placé sous cocon sous l’autorité de l’Atlantic Reserve Fleet Philadelphia Group jusqu’au 14 mars 1969 date à laquelle il est rayé du Naval Vessel Register puis vendu à la démolition. Son démantèlement à lieu sur place, une inspection ayant montré de sérieuses faiblesses structurelles rendant dangereux un remorquage.

Classe Brooklyn

Caracteristiques Techniques

Déplacement : standard 9767 tonnes pleine charge 11074 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 185m largeur 19m tirant d’eau 7m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Parson alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.5 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 140mm pont blindé : 50mm barbettes : 152mm tourelles de 152mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement : 15 canons de 152mm (6 pouces) Mark 16 répartis en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières); 8 canons de 127mm en 8 affûts simples et 8 mitrailleuses de 12.7mm remplacées rapidement par douze canons de 40mm et vingt-quatre canons de 20mm, nombre porté à vingt-quatre et trente-deux.

Aviation : deux catapultes à la poupe et jusqu’à quatre hydravions

Equipage : 868 officiers et marins

Croiseurs légers classe Saint Louis

Avant-propos

Les croiseurs Saint Louis (CA-49) et Helena (CA-50) sont dérivés des Brooklyn à tel point que parfois ils sont intégrés dans la classe Brooklyn.

Ils se distinguent de ces derniers par un armement secondaire disposé différement (les huit affûts simples étant remplacés par quatre affûts doubles) et une nouvelle organisation de l’appareil propulsif avec un fractionnement des salles des machines permis par des chaudières plus compact, produisant plus de vapeur, une vapeur plus chaude.

Carrière opérationnelle

USS Saint Louis (CL-49)

USS Saint Louis

-Le USS Saint Louis (CL-49) est mis sur cale aux chantiers navals de la Newport News Shipbuilding & Drydock Co installés à Newport News en Virginie le 10 décembre 1936 lancé le 10 avril 1938 et commissionné le 19 mai 1939.

Sa croisière de mise en condition terminée, le croiseur léger va participer aux patrouilles de neutralité dans l’Atlantique et dans les Caraïbes et ce jusqu’en mars 1940 quand le dispositif est levé.

En juillet 1940, il embarqua les membres d’une commission d’officiers de l’US Navy chargée de visiter les bases britanniques et françaises de la région pour préparer au mieux l’entrée en guerre des Etats-Unis.

Cette inspection ne donne rien dans l’immédiat mais sera précieuse quand les américains mettront tout leur poids dans la balance dès le 22 mars 1950 au lendemain de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor.

Le Saint Louis quitte Norfolk le 9 septembre 1940, franchit le canal de Panama le 15 et arrive à Pearl Harbor _son nouveau port d’attache_ le 13 octobre 1940.

Il va passer le plus clair de son temps en patrouilles et exercices, effectuant parfois des reconnaissances à proximité des possessions japonaises pour vérifier un éventuel accroissement des défenses de la marine impériale. Il subit un grand carénage de septembre 1942 à juin 1943 puis de septembre 1946 à mars 1947 à chaque fois au Mare Island Navy Yard.

Quand le Japon attaque le 21 mars 1950, le Saint Louis était à Midway après une patrouille de surveillance et de sécurisation. Il se ravitaille et patrouille dans les aterrages immédiats de l’archipel jusqu’au 2 mai quand il rallie Pearl Harbor.

Il est ensuite engagé aux Phillipines dans la vaine tentative pour empêcher les japonais de s’emparer de cette ancienne colonie américaine devenue indépendante en 1945. Il est endommagé par une torpille d’un sous-marin japonais qui le touche à tribord l’obligeant à rentrer à Pearl Harbor pour d’importantes réparations jusqu’en octobre 1950.

Il repart au combat pour participer à la campagne des Salomons. Il participe dans la nuit du 12 au 13 mars 1951 à la première bataille navale de Guadalcanal au cours de laquelle il est sérieusement endommagé par une torpille japonaise et une grèle d’obus avec quatre obus de huit pouces, six obus de six pouces et des obus de plus petits calibres.

Après presque un an de combat, les équipes de lutte contre les avaries américaines ont de l’expérience ce qui explique peut être pourquoi le croiseur pu être remorqué à Nouméa le 17 mars 1951.

Devant l’ampleur des dégats, on envisage de ne pas réparer le croiseur léger mais au final pour des raisons en partie psychologiques et de propagande, la décision de remettre en état le Saint Louis est prise.

Après un mois de réparations à Nouméa, le croiseur léger appareille pour la Californie où il doit être remis en état. Il quitte le caillou le 20 avril, fait escale à Pearl Harbor du 30 avril au 2 mai, quittant les eaux hawaïennes le 3 mai pour rallier la Californie le 11 mai 1951. Il est mis au bassin le lendemain.

Il va passer près de dix mois au bassin jusqu’au 14 mars 1952 quand il entame ses essais et sa remise en condition. Il est de nouveau opérationnel le 2 avril 1952.

Il va ensuite être engagé en Nouvelle-Guinée et aux Phillipines, terminant la guerre en Chine, soutenant la reconquête de la côte chinoise et de Formose, appuyant de ses canons de 6 pouces Marines et G.I tout en s’opposant à toute intervention d’une marine impériale japonaise à l’agonie, manquant de navires et surtout de carburant.

Quand le Japon capitule le 4 septembre 1954, le Saint Louis était à Shanghai, navire-amiral de la Task Force chargée de terminer le nettoyage de la côte chinoise.

Il assure des missions de commandement de la chasse, guide des reconnaissances d’avions et d’hydravions, tir contre terre contre de véritables bandes armées, un mélange détonant de véritables bandits, de déserteurs chinois et de soldats japonais en rupture de ban.

Le Saint Louis quitte la Chine le 14 février 1955, fait escale à Yokohama du 17 au 21 février, à Midway du 25 au 28 février avant de rallier San Diego le 6 mars 1955. Il entame alors le processus de désarmement, désarmement effectif le 21 mars 1955. Placé sous cocon, il dépend alors de la Pacific Reserve Fleet San Diego Group.

Cinq ans plus tard, le 30 mars 1960, il est rayé du Naval Vessel Register en vue de son transfert à la marine brésilienne qui possédait déjà un Brooklyn, l’ex-Philadelphia. Le transfert à lieu à San Diego dès le 5 avril même si l’ancien croiseur léger américain doit subir une remise en état complète avant sa remise en service dans la marine brésilienne sous le nom de Almirante Tamandare (C-12).

Outre une remise en état complète, le nouveau croiseur auriverde voit ses radars modernisés, ses catapultes remplacées par une plate-forme hélicoptère, sa DCA légère remplacée par des canons de 76mm automatiques pllus performants.

L’Almirante Tamandare quitte San Diego le 14 juin 1960, franchit le canal de Panama les 21 et 22 juin, fait escale à Trinidad le 27 juin avant de rallier Rio de Janeiro trois jours plus tard le 30 juin 1960.

Il va rester en service jusqu’au 14 mars 1985 quand il est désarmé. Un temps la préservation du croiseur léger comme musée à été étudiée mais ce projet finit par tomber à l’eau. Vendu à la démolition à un chantier taïwanais, il coule le 24 août 1986 au large du Cap Bonne Espérance au cours de son remorquage vers sa dernière destination.

Le USS Helena (CL-50)

USS Helena Boston 15061940

-Le USS Helena est mis sur cale au Brooklyn Navy Yard le 9 décembre 1936 lancé le 27 août 1939 et admis au service actif (commissioned) le 18 septembre 1939

Après avoir réalisé sa mise en condition opérationelle au large de l’Amérique du Sud, le croiseur léger rallie le Pacifique avec Pearl Harbor pour port d’attache.

Il subit un grand carénage du 3 octobre 1942 au 4 mars 1943, un second du 7 avril au 12 septembre 1946 et un troisième du 4 octobre 1949 au 5 mai 1950. Ce dernier à lieu au Mare Island Navy Yard ce qui le protège des bombes japonaises.

Les essais sont perturbés par un incendie, le croiseur léger étant en remise en condition opérationnelle du 20 mai au 7 juin 1950.

Il quitte la Californie le 10 juin pour rallier Pearl Harbor le 17 juin, complétant ses soutes avant de rallier les Phillipines pour participer à la défense de cet archipel mais sans succès global. Il est ensuite engagé dans les Salomons puis en Nouvelle-Guinée.

Le 14 août 1952 alors qu’il participait aux opérations de reconquête de la Nouvelle-Guinée, l’Helena est surpris par des navires japonais alors qu’il patrouille avec quatre destroyers. Un combat furieux et indécis se déclenche alors dans la pénombre.

Sans que le scénario ait été jamais clairement établit, il semble que l’Helena à encaissé deux torpilles de destroyers japonais ainsi qu’une grèle d’obus japonais mais également américains. Le combat terminé, l’Helena est à l’agonie.

L’évacuation est ordonnée à 17.45 cinquante-quatre minutes après le début du combat. Elle se fait dans de bonnes conditions, l’aviation embarquée éloignant les avions et navires japonais venus à la curée. Il coule à 17.59 emportant 250 officiers et marins, les autres étant récupérés par des destroyers et des hydravions.

Classe Saint louis.jpg

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 9071 tonnes pleine charge 12090 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 185m largeur 19m tirant d’eau 7m

Appareil propulsif : 4 turbines à engrenages Westinghouse alimentées par 8 chaudières Babcock & Wilcox dévellopant une puissance totale de 100000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 33 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : ceinture blindée : 76 à 127mm pont blindé : 51mm barbettes : 152mm tourelles de 152mm : (toit) 50mm (côtés) 170mm

Armement : 15 canons de 152mm (6 pouces) Mark 16 répartis en cinq tourelles triples (trois avant et deux arrières), 8 canons de 127mm (5 pouces) Mark 12 en quatre affûts doubles Mark 22 (deux avant et deux arrières).

-La DCA d’origine se composait de 8 mitrailleuses de 12.7mm et de 8 canons de 28mm en deux affûts doubles. Le Saint Louis termina la guerre avec 24 canons de 40mm Bofors (quatre affûts quadruples et quatre affûts doubles) et 10 canons de 20mm Oerlikon (en affûts simples)

-Un grenadeur axial

Aviation : deux catapultes à la poupe pour quatre hydravions Curtiss SOC-2 Seagull.

Equipage : 888 officiers et marins

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