Etats-Unis (14) US Navy (10)

Artillerie Médiane (102 à 203mm)

6 Inch (152mm) Mark 12

Canon de 152mm 53 calibres US Navy 2

6 Inch Mark 12 en tourelle double sur un croiseur de classe Omaha

Ce canon de 53 calibres (soit un tube long de 8.056m) à été initialement mis au point pour l’armement secondaire des cuirassés et des croiseurs de bataille dont la construction à été annulée par le traité de Washington.

Au final ce canon va équiper les Omaha, les premiers croiseurs légers mis en service après guerre et qui auraient du servir à l’origine d’éclaireurs pour les South Dakota et les Lexington. Les grands sous-marins Argonaut Narwhal et Nautilus vont être également armés de ce canon.

Ce canon de 53 calibres tire des obus de 47.6kg à une distance comprise entre 19290m (site : +20°) et 23130m (site : +30°) à raison de 6 à 7 coups par minute.

L’affût casemate Mark 13 pèse 19 tonnes et peut pointer en site de -10° à +20° et en azimut de 75°. La tourelle double Mark 16 pèse 52.6 tonnes et peut pointer en site de -10° à +30° à raison de 7.6° par seconde et en azimut sur 360°. La dotation en obus est de 200 obus par canon soit un total de 2400 ou 2000 obus selon que les Omaha possèdent dix ou douze canons de six pouces.

Les sous-marins Argonaut Narwhal et Nautilus disposaient de deux canons de ce modèle monté sur un affût spécifique, le Mark 15. Il pèse 17.1 tonnes, peut pointer en azimut sur 360° et en site de -10°à +25° avec 360 coups au total. Des modifications aboutissent aux Mark 14 et aux Mark 18.

6 Inch (152mm) Mark 16

tourelle triple de 152mm CL USS Savannah

Tourelle triple du croiseur léger USS Savannah (classe Brooklyn)

Ce canon de six pouces est le canon standard de la marine américaine quand éclate la guerre de Pologne et plus encore quand éclate la seconde guerre mondiale puisque les Mark 12 ne sont plus en service en septembre 1948.

Ce canon est installé sur les Brooklyn, les Saint Louis et les Cleveland en tourelles triples, cinq pour les deux premières classes, quatre pour les derniers.

Ce canon de 47 calibres tire des obus de 59kg (perforants) à une distance maximale comprise entre 5490m (site : +3.3°) et 23881m (site : +44.7°) à raison de 8 à 10 coups par minute.

La tourelle triple pèse 170 tonnes en ordre de combat, permettant aux canons de pointer en site de -5° à +40° (+60° ultérieurement) à raison de 10° par seconde et en azimut sur 150° de chaque côté à raison de 10° par seconde. La dotation en munitions est de 200 obus par canon soit un total de 2400 obus pour les Cleveland, de 3000 obus pour les Brooklyn et les Saint Louis.

Au cours du conflit, des améliorations permettent le rechargement du canon à un angle élevé à +60° ce qui favorise le tir antiaérien même si il faudra attendre les successeurs des Cleveland, les Worcester pour aboutir à un croiseur capable de performances équivalentes en tir antiaérien et en tir antisurface.

5 Inch (127mm) Mark 5 et Mark 6

Canon de 127mm USS Florida

Canon de 127mm à bord du USS Florida

Ce canon de 5 pouces est le premier canon «moderne» de ce calibre devenu standard dans la marine américaine. Il équipe des croiseurs et des cuirassés qui ne sont plus en service en septembre 1939. Ils sont cependant stockés et vont être ressortis pour armer les croiseurs auxiliaires, les transports amphibies (APA/AKA) et pour des batteries côtières d’urgence.

Ce canon de 50 calibres (longueur du tube : 6.350m) tire des obus de 22.7kg à une distance maximale de 17370m à une élévation de +25° à raison de six à huit coups/minute. L’affût Mark 9 pèse 9.25 tonnes, le Mark 12 pesait 8.49 tonnes permet au canon de pointer de -10° à +15° et en azimut sur 300°.

La dotation en munitions était variable. Pour donner un exemple, le cuirassé USS Delaware (BB-28) disposait de 14 canons de ce type en casemate avec 240 coups chacun soit un total de 3360 obus.

5 Inch (127mm) Mark 7 8 15

Canon de 127mm 25 calibres US Navy 2

Canon de 127mm à bord d’un sous-marin

Ce canon de 5 pouces est une pièce ancienne déjà en fin de carrière en septembre 1939 à l’exception des sous-marins. Ces différents modèles de canons équipent les cuirassés des classes Florida aux Colorado, le porte-avions (puis ravitailleur d’hydravions) Langley, les destroyers type flush-deck, des sous-marins anciens, des cuters des Garde-Côtes, des navires auxiliaires.

Sur les cuirassés, les canons de 127mm étaient remplacés par des Mark 12, le Langley à été désarmé avant septembre 1948 tout comme les destroyers type flush-decker et la plupart des sous-marins anciens, les rares survivants embarquant un Mark 9. Les cuters/cotres des Garde-Côtes ainsi que les auxiliaires disposent toujours de ce canon. Les pièces récupérées sur les navires désarmés servaient sur les croiseurs auxiliaires (Armed Merchant Cruiser AMC).

Ce canon de 50 calibres tire des obus de 27kg à une distance maximale de 17370m (site = +25°) à raison de 6 coups par minute. L’affût simple utilisé type Mark 9 ou 12 d’un poids respectif 9253 et 8482kg pointe en site de -10° à +15° pour le Mark 9 et de -10° à +25° pour le Mark 12 et en azimut sur 150°. la dotation en munitions est de 240 obus par canon pour les cuirassés.

5 Inch (127mm) Mark 10

Canon de 127mm 25 calibres US Navy

Canon de 127mm à bord du USS New Mexico

Ce canon de 5 pouces (127mm) de 25 calibres est le canon antiaérien américain standard à partir des années vingt.

Il équipe les cuirassés classe Nevada, Pennsylvania, New Mexico, Tennessee et Colorado. Si les Nevada conservent ces canons jusqu’à leur désarmement, les autres classes de cuirassés remplacent leurs Mark 10 ainsi que les canons de 127mm vus plus haut par des Mark 12 qui étaient des armes à double-usage (dual purpose).

Les croiseurs qu’il s’agissent des Pensacola, des Northampton, des New Orleans, des Portland et des Brooklyn les conservent également jusqu’à leur désarmement ou le début du conflit. Ce n’est qu’au cours des refontes ou des réparations que certains navires remplacent les Mark 10 par des Mark 12.

Les sous-marins construits dans les années quarante disposent également des Mark 10 remplacés quelques années plus tard par le Mark 17 spécifiquement conçu pour un usage en milieu marin avec notamment une résistance supérieure à la corosion.

Du Mark 10 sont tirés les Mark 11 et Mark 19 qui peuvent atteindre une élévation de 85° avec l’affût Mark 19. Le Mark 17 comme on l’à vu est une version adaptée pour les sous-marins.

Ce canon de 25 calibre tire des obs de 25kg à une distance maximale de 13259m en tir antisurface (site = +45°) et de 8352m en tir antiaérien (site = +85°) à raison de 15 à 20 coups par minute. L’affût simple installé sur les Colorado peut pointer en site de -10° à +85° et sur 150°en azimut. La dotation en munitions est en moyenne de 200 coups par canon.

5 Inch (127mm) Mark 12

Canon de 127mm 38 calibres US Navy 14

Canon de 127mm en affût simple à bord d’un Essex

Ce canon de 127mm à succédé au Mark 7 et aux Mark 10 ainsi qu’à ses dérivés. A la différence de ces prédécesseurs, le Mark 12 était un canon polyvalent apte aussi bien au tir antiaérien qu’au tir antisurface et contre terre.

Il va équiper tous les porte-avions de classe Essex commandés avant guerre (ceux commandés après septembre 1948 vont recevoir le Mark 16), les cuirassés type North Carolina, South Dakota et Iowa, les destroyers à partir du Farragut. Il va équiper les nouveaux sous-marins mais également des navires auxiliaires, en affûts simples ou en tourelles doubles.

Ce canon de 38 calibres tire des obus de 25kg à une distance comprise entre 8692m (site = +10°) et 15903m (site = +45°) en tir antisurface et de 11887m en tir antiaérien (site +85°) à raison de 15 à 22 coups par minute.

L’affût Mark 21 pèse 13272kg et peut pointer en site de -15° à +85° à raison de 15° par seconde et de 284 à 330° en azimut en fonction de la position à raison de 28° par seconde.
La tourelle double Mark 28 peut pointer en site de -15° à +85° à raison de 15° par seconde et en azimut sur 80 à 150° de chaque côté en fonction de la position de la tourelle.

En dépit de la mise au point de l’affût Mark 16 semi-automatique pour les cuirassés Montana et les porte-avions de classe United States, la production du Mark 12 se poursuit en raison du poids inférieur de l’affût simple comme de l’affût double.

Néanmoins au cours du conflit, la production du Mark 12 cessera pour des raisons de planification industrielle ainsi que pour des raisons de performances techniques.

5 Inch (127mm) Mark 16

WNUS_5-54_mk16_Coral_Sea_port

Canon de 127mm à bord d’un porte-avions de classe United States

Ce canon de 54 calibres est conçu comme le successeur du Mark 12 même si comme nous venons de le voir, la production du Mark 12 se poursuivra parallèlement au Mark 16.

Conçu pour les cuirassés de classe Montana, il va équiper également les porte-avions de classe United States, les premiers recevant vingt-canons en dix tourelles doubles, les seconds seize canons en huit tourelles simples. Les Essex des programmes de guerre vont recevoir quatre affûts doubles de 127mm et quatre canons de 127mm en affûts simples.

Ce canon de 54 calibre tire des obus de 31kg à une distance comprise entre 11887m (site : +10°) et 23691m (site : +45°) en tir à but surface et de 15762m (site : +85°) en tir antiaérien sachant que la cadence de tir est de 15 à 18 coups par minute.

La tourelle double Mark 41 peut pointer en site de -10° à +85° à raison de 15° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 30° par seconde. La dotation en munitions est de 500 obus par canon soit un total pour les Montana de 10000 coups.

La tourelle simple Mark 39 qui pèse 35 tonnes et affiche les mêmes performances en terme d’élévation que son équivalent double. La dotation en munitions pour les United States est de 8000 coups à raison de 500 coups par tourelle.

4 Inch (102mm) Mark 9

Canon de 102mm US Navy 2

A la différence de la Royal Navy, l’US Navy va peu à peu abandonner le canon de 4 pouces pour ses navires de surface comme pour ses sous-marins préférant le 3 pouces (76.2mm) et le 5 pouces (127mm).

Plusieurs modèles de canons de 4 pouces sont en service en septembre 1939 mais neuf ans plus tard, le nombre de canons en service est fort réduit.

Les flush-decker ont été désarmés et démolis, les sous-marins anciens retirés du service. Seuls quelques auxiliaires et des croiseurs auxiliaires (Armed Merchant Cruiser) disposaient encore de canons de ce calibre.

Le Mark 9, un canon de 50 calibres issus des Mark 7 et 8 (qui ne sont plus en service) alors que le Mark 10 n’à jamais été produit en série.

Le 4 Inch Mark 9 est un canon de 50 calibres (longueur du tube : 5.1m) tirant des obus de 29.4kg à une distance maximale de 14560m à raison de 8 à 9 coups par minute.

L’affût simple Mark 12 pèse 5.71t alors que l’affût double Mark 14 pèse 9.56 tonnes, permettant aux canons de pointer en site de -15° à +20° et en azimut sur 150° de chaque côté de l’axe horizontal. La dotation en munitions est de 300 coups par canon pour les destroyers.

Ce canon va équiper les destroyers type flush-decker et les sous-marins jusqu’aux Balao. Ce canon est donc toujours en service en septembre 1948. Des pièces récupérées sur les destroyers désarmés vont armer les cargos et autres navires réquisitionnés pour leur permettre de se défendre contre un croiseur auxiliaire.

Des modèles plus modernes ont été envisagés mais au final, elles ne sont jamais entrées en production.

Artillerie légère (12.7mm à 102mm)

3 Inch (76.2mm) Mark 3 5 6

Canon de 76mm US Navy 2

Canon de 76mm américain 

Ces différents modèles de canons de 3 pouces _assez semblables entre eux_ arment des sous-marins type R, des patrouilleurs, des navires auxiliaires, des navires marchands armés sans oublier les cotres des Garde-Côtes.

Ces canons en voit de retrait de service alors que s’achèvent les années trente sont des canons de 50 calibres (longueur du tube : 3.810m) tirant des obus de 10.9kg à une portée maximale de 13350m (+43°) à raison de 15 à 20 coups par minute. La dotation en munitions moyenne est de 250 à 300 coups par pièce.

Les affûts d’origine ne permettaient aux canons de pointer uniquement de -10° à +15° mais ultérieurement, des affûts antiaériens ont permis aux canons de pointer de -10° à +85°.

3 Inch (76.2mm) Mark 10 et dérivés

Canon de 76mm Mk10 porte-avions Lexington

Canon de 76mm Mk10 à bord du USS Cabot (CV-16) préservé à San Jacinto en compagnie de deux USS Texas (un cuirassé et un croiseur lance-missiles)

Ce canon et ses dérivés (Mark 17, 18,20,21 et 22) est le principal canon en service en septembre 1939. A la différence des précédents, il à été conçu dès l’origine pour le tir antiaérien.

Jusqu’à l’apparition des canons de 127mm Mark 10 puis Mark 12, ces canons étaient les principales pièces antiaériennes lourdes.

Si sur les grandes unités, ces pièces ont été remplacées par des canons de 127mm ainsi que des pièces plus légères, sur des navires de soutien, des navires auxiliaires et des escorteurs, ces canons étaient toujours en service.

Ces canons alignent les mêmes performances que leurs prédécesseurs. La production de ces modèles cesse en 1945 pour faire place à une pièce de conception nouvelle, le canon Mark 24 en affûts simples ou doubles.

Pièces légères

De rares exemplaires de canons de 3 pouces, 6 livres (57mm) et 3 livres (47mm) sont encore en service en septembre 1939 mais ne le sont plus en service neuf ans plus tard.

A l’origine la marine américaine avait prévu de s’équiper de canons de 28mm mais suite à une mise au point interminable et surtout à une mise au point imparfaite, l’US Navy choisit de façon très pragmatique de produire sous licence le canon de 20mm Oerlikon et le canon de 40mm Bofors, pièces utilisées en affûts simples, doubles et quadruples.

Canon de 40mm Bofors

Canon de 40mm Bofors

Le canon de 40mm Bofors arme suédoise à l’origine à été produite sous licence notamment en Pologne et en Grande-Bretagne avant d’être produite sous licence aux Etats-Unis. Outre la marine américaine, ce canon à aussi été utilisé par l’USAAF pour protéger ses terrains ainsi que l’US Army où il cohabite avec un canon de 37mm produit par la firme Colt.

Canon de 28mm US Navy 2

Canon de 28mm

Le canon de 28mm à donc été le vilain petit canard de l’US Navy. Le dévellopement de ce canon commence en octobre 1928 quand le Bureau of Ordnance (BuOrd) estime que la mitrailleuse de 12.7mm sera trop faible pour contrer les futurs avions.

Les premiers essais sont menés dès 1931, le canon est mis en service en 1936 mais ce n’est qu’en 1941 que les affûts quadruples sont mis en service. En raison de performances peu concluantes et de problèmes techniques, ce canon est retiré du service en janvier 1945 et remplacé soit par l’Oerlikon de 20mm ou le Bofors de 40mm.

Ce canon de 75 calibres (longueur du tube 2.1m) tire des projectiles de 0.860kg à une distance maximale de 6767m en tir antisurface et de 5791m en tir antiaérien à raison de 100 à 150 coups par minute. L’affût quadruple pèse 4.7 tonnes et permet aux canons de pointer de -15° à +110° (à raison de 24°/seconde) en site et en azimut sur 360° à raison de 30° par seconde.

La mitrailleuse de 12.7mm à longtemps été la seule arme antiaérienne légère automatique de la marine américaine. Déclassée par les performances croissantes des avions, la mitrailleuse calibre .50 à été peu à peu retirée des navires majeures au profit de canons de 20, de 28 ou de 40mm.

Néanmoins au cours du conflit, des affûts doubles et quadruples de mitrailleuses de 12.7mm ont été réinstallés pour former l’ultime ligne de défense contre les avions ou des projectiles comme les torpilles même si la destruction d’une torpille à la mitrailleuse n’était pas chose aisée.

Mines, Torpilles et Armes ASM

Mines

A l’origine, la mine et la torpille sont une seule et même arme. Ce n’est qu’à partir des années 1870 que leurs routes se séparent, la première restant une arme passive mais terriblement meurtrière, d’un rapport coût/efficacité sans équivalent.

Tous les pays se dotent donc de mines marines, des mines fonctionnant essentiellement au contact qui vont jouer un grand rôle durant le premier conflit mondial.

Si les corridors destinés à protéger les convois ont une efficacité toute relative, le barrage du détroit du Pas de Calais, celui du canal d’Otrante ainsi que celui de la mer du Nord vont considérablement gêner les mouvements des sous-marins allemands et austro-hongrois.

Ce dernier barrage est d’ailleurs une idée américaine pour confiner les sous-marins allemands en mer du Nord, le contournement des îles britanniques étant désormais le seul moyen de passer de l’Atlantique ce qui rend la tache des U-Boot bien plus compliquée.

En septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, l’US Navy dispose de plusieurs modèles de mines marines dont les Mark 6 de 136kg. 100000 de ces mines avaient été commandées pour le barrage de la mer du Nord mais comme seulement 70000 avaient été installées, le reliquat était encore présent vingt ans plus tard.

Néanmoins la mine la plus répandue est la Mark 10, une mine à orin déclinée en plusieurs variantes avec une Mod 1 (contact pour sous-marins), une Mod 3 à contact magnétique, la Mod 5 à contact et adaptée au lancement aéroporté, cette dernière version étant ensuite déclinée en Mod 6/8/9.

Quant à la Mod 7, c’est une mine adaptée au mouillage par des vedettes rapides et dont la charge à été portée à 190kg au lieu de 136kg pour les premiers modèles, la Mod 11 ainsi que la Mark 11 étant des versions adaptées au mouillage par sous-marins.

Au côté des mines à orin, des mines de fond et des mines à influence sont dévellopées notamment durant la Pax Armada.

On trouve des mines magnétiques Mark 13, Mark 25 et Mark 26 destinées au largage par voie aérienne alors que la Mark 18 est destinée à être mouillée par des navires.

On trouve également des mines acoustiques (Mark 25 mod 1 et 3), des mines à pression (Mark 25 mod 2) avec une charge respectable de 578kg d’explosifs.

Au cours du second conflit mondial, des mines dérivantes Mk 2 34 56 7 et 19 seront utilisées tout comme des mines contrôlées Mark 20 et Mark 37.

Sur le plan de l’utilisation des mines marines, aucune originalité par rapport aux autres nations, l’US Navy installant des champs de mines défensifs pour protéger l’accès de ces bases navales, champs mouillés par des navires de surface spécialisés mais également des croiseurs et des destroyers alors que les bouchons de mines doivent être normalement déployés par avion ou par sous-marin.

Torpilles

Comme nous venons de le voir, la torpille et la mine avait une origine commune au point que quand l’amiral Farragut en baie de Mobile en mars 1864 hurla «Au diable les torpilles ! En avant !» il pensait davantage à nos mines qu’aux longs cigares d’argent qui en fendant les flots pouvaient décider du sort d’un navire et d’une bataille.

La première torpille moderne est mise au point dans les années 1860 par un officier austro-hongrois Lupis avant d’être perfectionné par un anglais à l’origine de la firme Whitehead.

La technologie évolue rapidement, la torpille étant aussi adaptée au lancement aéroporté, les avions-torpilleurs étant considérés avant le second conflit mondial comme l’arme absolue contre une ligne de bataille ennemie, les bombardiers en piqué devant préparer le terrain.

En septembre 1939, les torpilles américaines connaissent de graves problèmes de fonctionnement notamment au niveau des percuteurs qu’il soit mécanique ou magnétique. Il semble que l’obsession du secret à empêcher la circulation de l’information, gênant la mise au point qui sera loin d’être parfaite en septembre 1948.

Le principal modèle de torpille est la Mark 13 de 533mm disposant d’une charge de 227kg. Cette torpille disponible également en version aéroportée peut être lancée d’abord à 15m et à 200km/h puis à 50m et à 350 km/h. La torpille Mark 14 est destinée aux sous-marins alors que la Mark 7 est destinée aux avions et la Mark 8 aux vedettes lance-torpilles.

Au cours du second conflit mondial, la Mark 14 sera remplacée par une torpille électrique, la Mark 18 plus performante. D’autres torpilles à guidage acoustique seront mises en service durant le conflit notamment pour attaquer les escorteurs.

Armes Anti-Sous-marines

Comme pour les marines britanniques et françaises, l’arme principale pour ne pas dire exclusive dans le domaine ASM est la grenade ASM appelée depth charge ou charge de profondeur. Les premières charges utilisées sont les Mark 6 de 191kg et les Mark 7 de 348kg, toujours utilisées en septembre 1948 en compagnie de la Mark 9.

Cette dernière bénéficie d’un carénage soigné permettant une vitesse d’immersion supérieure passant de 4.4 à 6.9 m/s. Quand le Japon attaque, seule la Mark 9 continue d’être produite pour les patrouilleurs et les escorteurs de l’US Navy.

Des charges à détonateur magnétique (Mk8 et Mk 11) et à détonateur acoustique (Mk14) sont en cours de dévellopement en septembre 1948 et seront mises en service courant 1950.

A ces grenades anti-sous-marines destinées aux navires de surface s’ajoutent les grenades anti-sous-marines destinées aux avions à savoir les Mark 17 suivies des Mark 29 et des Mark 53.

Des armes innovantes sont en cours de mise au point au printemps 1950. Suite à un accord secret anglo-américano-français passé en octobre 1948, une coopération en matière d’armement naval et notamment en matière anti-sous-marine est lancée, permettant la mise au point d’une torpille à autoguidage acoustique, la Mk24 Fido mais également du lance-roquettes ASM, l’hérisson (Hedgehog) permettant de vaincre le Gap, le fossé entre la détection et le grenadage, fossé de quelques secondes que pouvaient mettre à profit les commandants de sous-marins expérimentés.

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