Grande-Bretagne (24) Cuirassés et Croiseurs de bataille (2)

Cuirassés classe Revenge

Le HMS Revenge probablement au début de sa carrière

Le HMS Revenge probablement au début de sa carrière

Des Queen Elizabeth austere
Après avoir construit plusieurs classes des dreadnought, les britanniques étaient passés au superdreadnought en remplaçant les canons de 12 pouces (305mm) pas des canons de 13.5 pouces (343mm).
Après douze cuirassés armés de canons de ce calibre, les britanniques passèrent à nouveau à la vitesse supérieure, passant du cuirassé lent armé de canons de 343mm à des cuirassés rapides armés de canons de 381mm, ce sont les Queen Elizabeth.
Quatre sont prévus puis six mais au final cinq seulement sont construits, le cinquième baptisé Malaya ayant été financé par souscription et le sixième baptisé Agincourt fût abandonné au déclenchement du premier conflit mondial, probablement parce qu’il ne pourrait pas être prêt avant la fin d’un conflit qu’on espérait court.
Les Queen Elizabeth étaient de magnifiques navires mais ils étaient coûteux et avaient l’inconvénient de fonctionner au mazout. Or à l’époque, le pétrole provient exclusivement de l’étranger à la différence du charbon fort abondant dans les Iles britanniques.
Pour les cuirassés devant succéder aux “QE”, les britanniques choisirent de revenir au cuirassé lent avec des chaudières capables d’utiliser du mazout et du charbon.
Huit cuirassés furent initialement prévus (Tout le monde connait la célèbre boutade attribuée à Winston Churchill “l’amirauté voulait six cuirassés, le ministre des finances quatre. Finalement tout le monde s’est accordé sur le chiffre de huit) mais au final seulement cinq furent construits.
Un navire fût annulé au déclenchement de la guerre (il aurait été baptisé Resistance) et deux autres baptisés Renown et Repulse furent achevés comme croiseurs de bataille pour faire face aux Mackensen dont la construction était iminente dans les chantiers allemands.
Carrière opérationnelle

Schéma du HMS Revenge muni de plate-formes pour des tests aviation (immédiatement après WWI)

Schéma du HMS Revenge muni de plate-formes pour des tests aviation (immédiatement après WWI)

-Le HMS Revenge (06) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers de Barrow-in-Furness le 22 décembre 1913 lancé le 29 mai 1915 et admis au service actif le 1er février 1916.
Il subit deux refontes (1928-1929 et 1936) et est toujours en service en septembre 1939, le vénérable cuirassé étant stationné non pas à Scapa Flow au sein du 2nd Battle Squadron mais à Portland sur la côte sud de l’Angleterre.
Avec son sister-ship Resolution, il assure au sein de la Channel Force la défense des South Western Approaches et la traque des raiders allemands.

Le HMS Revenge est désarmé le 14 septembre 1942. Une inspection révélant son bon état, il est classé en réserve A à savoir qu’il pourrait être réarmé si besoin est, un noyau d’équipage se chargeant de l’entretenir.
Ce réarmement n’aura jamais lieu et dès le 1er octobre 1948, le navire est définitivement désarmé et déclassé, la démolition n’aura cependant lieu qu’après guerre en 1955, achevant ce que des bombardiers allemands avaient commencé puisqu’il est endommagé par deux bombes lors d’un bombardement allemand de Portsmouth le 17 mars 1949 alors qu’il servait de ponton antiaérien.

Le HMS Royal Sovereign à Devonport en 1936

Le HMS Royal Sovereign à Devonport en 1936

-Le HMS Royal Sovereign (05) fût mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 15 janvier 1914 lancé le 29 avril 1915 et admis au service actif le 18 avril 1916.
Après avoir participé au premier conflit mondial, le deuxième cuirassé de classe Revenge reste en service jusqu’à la guerre de Pologne.
Quand cette dernière éclate, il appartient au 2nd Battle Squadron, l’une des deux composantes de ligne de la Home Fleet, force composée du Nelson du Rodney et de trois cuirassés de type R à savoir le Royal Sovereign le Ramillies et le Royal Oak coulé le 14 octobre 1939 par le U-47 lors de l’une des plus audacieuses opérations de l’histoire militaire.
Le HMS Royal Sovereign est désarmé en juin 1943 et comme le Revenge, il est maintenu en réserve avec un noyau d’équipage. En meilleur état que son sister-ship, il est toujours considéré comme réarmable quand la seconde guerre mondiale éclate même si son réarmement devient bien improbable.

Le HMS Ramillies à Malte en 1939

Le HMS Ramillies à Malte en 1939

-Le HMS Ramillies (07) est mis sur cale aux chantiers navals de la société William Beardmore & Company sis à Dalmuir (estuaire de la Clyde près de Glasgow) le 12 novembre 1913, lancé le 12 juin 1916 et admis au service actif le 1er septembre 1917.
Il subit une refonte de juin 1932 à août 1934 puis des travaux en 1935 et 1937. Quand éclate la guerre de Pologne, il était affecté au 2nd Battle Squadron en compagnie de ses sister-ship Royal Sovereign et Royal Oak.
Il est désarmé le 8 décembre 1943. En mauvais état matériel et avec des canons usés, il est jugé hors d’état d’être réarmé si besoin est. Privé de tout l’équipement récupérable, devenu un ponton, l’ancien cuirassé est remorqué jusqu’à Alexandrie où il va servir de ponton pour la nouvelle base, abritant bureaux et ateliers, recevant des pièces de DCA quand le conflit éclate.

Le HMS Royal Oak

Le HMS Royal Oak

-Le HMS Royal Oak (08) est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 15 janvier 1914, lancé le 17 novembre 1914 et admis au service actif le 1er mai 1916.
Il participe à la bataille du Jutland puis après guerre subit une refonte de septembre 1922 à juin 1924 puis une deuxième en 1934/36.
En septembre 1939, il est déployé à Scapa Flow au sein du 2nd Battle Squadron en compagnie des puissants Nelson et Rodney mais également de ses sister-ship Royal Sovereign et Ramillies.

Gunther Prien

Gunther Prien, commandant du U-47

Sa guerre de Pologne s’achève brutalement dans la nuit du 13 au 14 octobre 1939 quand il est torpillé à Scapa Flow par le U-47. Coulant rapidement, il emporte plus de 800 marins dans ses flancs.

Le HMS Resolution

Le HMS Resolution

-Le HMS Resolution (09) est mis sur cale aux chantiers Palmers de Newcastle-upon-Tyne le 29 novembre 1913 lancé le 14 janvier 1915 et admis au service actif en décembre 1916.
Alternant entre Méditerranée et eaux métropolitaines, le cuirassé subit deux refontes, la première en 1924 et la seconde en 1930/31.
Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, il est basé à Portland dans le sud-est de l’Angleterre au sein de la Channel Force en compagnie du Revenge.
Désarmé en mars 1943, il est transformé en ponton et remplacé à Scapa Flow, l’ancien Iron Duke qui avait été endommagé par un bombardement allemande et coulé par petit fond. Il accueille des bureaux et des ateliers. Quand le second conflit mondial éclate, l’ancien cuirassé type R reçoit des pièces de DCA pour participer à la défense du mouillage.

Classe Revenge 2
Caractéristiques Techniques
Déplacement : standard 25500 tonnes à l’origine 28000 tonnes après l’abandon de la chauffe mixte pétrole/charbon 31000 tonnes à pleine charge.
Dimensions : longueur (hors tout) 190.3m (entre perpendiculaires) 176.8m largeur : (origine) 27m (avec bulges) 31m tirant d’eau : 8.7m
Propulsion : 4 turbines Parson alimentées par 18 chaudières Babcock & Wilcox ou Yarrow développant une puissance totale de 40000ch entrainant 4 hélices.
Performances : Vitesse maximale 23 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 10 noeuds
Protection : ceinture blindé 25 à 331mm, bulkheads 102 à 152mm barbettes 102 à 254mm tourelles 331mm (face avant) casemates 152mm tour de commandement 279mm pont blindé 25 à 51mm
Armement : (origine) 8 canons de 381mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 14 canons de 152mm (6 pouces) modèle 1914 (BL Mark XII) en casemates, 2 canons de 76mm (3 pouces) antiaériens, 4 canons de 47mm de salut et 4 tubes lance-torpilles sous marins de 21 pouces (533mm).
Après guerre, les canons de 76mm furent remplacés par 4 canons de 102mm Mk V en affûts simples puis par huit canons de même calibre en affûts doubles complétés par deux Pom-Pom puis huit canons de 20mm en affûts simples.

Les affûts lance-torpilles sont débarqués en 1940 sauf le Royal Oak qui au moment de son naufrage disposait de quatre tubes de surface en remplacement des tubes sous-marins.

Aviation : Deux plate-formes pour chasseur légers installées sur les tourelles B et X remplacées après guerre par une catapulte installée d’abord à la poupe puis remplacée par un modèle plus performant installé sur la tourelle X sauf pour le Revenge et le Royal Sovereign qui conservèrent la catapulte arrière. Deux hydravions

Equipage : 1146 officiers et marins

Croiseurs de bataille classe Repulse

Le croiseur de bataille, une fausse bonne idée ou une bonne idée mal utilisée ?
Nommé à la tête de l’Amirauté en 1904 pour réduire le budget de la Royal Navy, l’amiral Fisher réussit le tour de force d’obtenir l’inverse. Il bouscule une institution ronronnante, modernise les structures et impose de nouveaux choix techniques comme la turbine, le cuirassé à artillerie monocalibre et le croiseur de bataille.
Frappé par la bataille de Tsushima qui avait les forces de l’amiral Tojo écraser la malheureuse flotte de la Baltique éreintée par un tour du monde depuis Kronstadt, il imagina un cuirassé rapide, bien armé mais à la protection plus faible que les cuirassés conventionnels, résumant sa pensée par l’aphorisme “Speed is armour”.
Dans son esprit, le battlecruiser devait frapper et s’enfuir, devait attaquer les éclaireurs ennemis mais certainement pas opérer dans la ligne où son manque de protection le rendait vulnérable, vulnérabilité accrue par des règles de sécurité loin d’être draconiennes (portes étanches ouvertes, gargousses en toile, surcharge en explosifs et en gargousses).
Résultat, la bataille du Jutland vit la destruction de trois croiseurs de bataille et l’opprobre jetée sur un type de navire qui n’avait pourtant pas que des défauts.
Cela n’empêcha pas les britanniques de construire de nouveaux battlecruiser. Informés de la construction des Mackensen (croiseurs de bataille armés de canons de 350mm), les britanniques qui allaient entamer la construction de quatre navires de type Hood (un seul comme on le sait sera finalement mis en service) précipitèrent la construction de deux cuirassés Revenge qui devinrent des croiseurs de bataille avec seulement six canons de 381mm.
Le Jutland porta un coup de grace définitif au concept du croiseur de bataille. Il y eut bien les Alaska américains et les Dunkerque français mais ce concept eut une place météorique de l’histoire militaire et l’histoire navale.
L’apparition des 35000 tonnes rendait ce concept de toute façon caduque, les nouveaux cuirassés construits dans la foulé des Littorio combinant l’armement, la protection et la vitesse dans un compromis relativement acceptable.
Carrière opérationnelle

Le HMS Renown à la mer

Le HMS Renown à la mer

-Le HMS Renown fût mis sur cale aux chantiers Fairfield de Govan le 25 janvier 1915 lancé le 4 mars 1916 et admis au service actif le 20 septembre 1916.
Régulièrement en travaux, il fût surnommé HMS Refit. Il subit une grande refonte de septembre 1936 à juin 1939, n’étant pas encore opérationnel en septembre 1939. Il rejoint en décembre le Battlecruiser Squadron de la Home Fleet en compagnie de son sister-ship Repulse et du Hood, le seul navire de classe Admiral à avoir connu le service actif.
Il sert dans la Home Fleet jusqu’en janvier 1946 quand il est désarmé et mis en réserve à Rosyth avec un noyau d’équipage en attendant un éventuel réarmement au cours du conflit.

Le HMS Repulse

Le HMS Repulse

-Le HMS Repulse est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank (Ecosse) le 25 janvier 1915 lancé le 8 janvier 1916 et admis au service actif le 18 août 1916.

Si le HMS Renown est surnomé HMS Refit, son sister-ship est surnommé HMS Repair pour une mise au point longue et de multiples retour au chantier. Il subit une refonte analogue mais moins poussée que son sister-ship de 1933 à 1936.
En septembre 1939, il appartient au Battlecruiser Squadron en compagnie du Hood, retrouvant au mois de décembre son sister-ship.
Il est désarmé le 24 mars 1946 et mis en réserve avec un noyau d’équipage chargé de l’entretien en attendant un réarmement de plus en plus hypothétique.

Classe Renown 2

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 27650 tonnes pleine charge 30835 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 242m (entre perpendiculaires) 228.6m largeur : 27.4m tirant d’eau : 7.8m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 42 chaudières Babcox & Wilcox devellopant une puissance totale de 112000ch et entrainant 4 hélices

Performances : vitesse maximale : 31.5 noeuds distance franchissable : 3650 miles nautiques à 10 noeuds

Protection : ceinture blindée 38 à 152mm, bulkheads 76 à 102mm barbettes 102 à 178mm tourelles 279mm tour de commandement 254mm ponts blindés 13 à 76mm

Armement : six canons de 381mm en trois tourelles doubles (deux avant et une arrière), dix-sept canons de 102mm (cinq affûts triples et deux affûts simples), deux canons de 76mm antiaériens Mk I en affûts simples et Huit tubes lance-torpilles de 533mm sous marins.

Après refonte, le Renown disposait en plus de ses canons de 381mm de vingt-canons de 114mm en dix tourelles doubles, 3 affûts octuples Pom-Pom de 40mm et quatre affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers étant remplacés ultérieurement par des canons de20mm Oerlikon. Les tubes lance-torpilles ont été débarqués.

Le Repulse lui disposait de six canons de 381mm, de vingt canons de 102mm en quatre affûts triples et quatre affûts doubles, trois affûts octuples Pom Pom de 40mm et huit canons de 20mm Oerlikon ajoutés en 1941 quand les tubes lance-torpilles furent supprimés.

Aviation : Plate-forme en bois sur la tourelle B remplacée au cours de la refonte des années trente par une catapulte dans l’axe du navire avec un hangar pour deux à quatre hydravions type Blackburn Shark puis Fairey Swordfish

Equipage : 1181 officiers et marins

Croiseur de bataille HMS Hood (classe Admiral)

Le HMS Hood sur la côte d'Azur en avril 1938

Le HMS Hood sur la côte d’Azur en avril 1938

L’orgueuil de la Royal Navy
L’apparition du croiseur de bataille avait entrainé une riposte allemande en dépit de la répugnance de l’amiral Tirpitz qui ne croyait pas dans l’adage “Speed is armour” au point que la protection des croiseurs de bataille de la Kaiserliche Marine leur offrait un degré de survivabilité nettement plus important.
Cette riposte lança une nouvelle course, la course au croiseur de bataille. L’apparition des Lion à canons de 343mm obligea les allemands à envisager des croiseurs de bataille armés de canons de 350mm, les futurs Mackensen.
Face à cette menace, les britanniques après avoir envisagé de construire de nouveaux cuirassés (peut être proches des Queen Elizabeth et des Revenge ?) préféra lancer l’étude pour un nouveau type de croiseur de bataille, le type Admiral.
Quatre navires furent prévus baptisés Hood Anson Howe et Rodney mais seul le premier fût achevé, en tentant de tirer les leçons de la bataille du Jutland.
Si la construction du Hood fût menée à bien, celle de ses sister-ship fût suspendue le 9 mars 1917 pour favoriser la sortie des navires marchands et des escorteurs puis annulée le 27 février 1919 en raison d’un design insatisfaisant.
De toute façon il est peu probable que la construction aurait repris et même si cela avait le cas, le traité de Washington aurait entrainé leur abandon comme les Lexington américains.
Carrière opérationnelle et préservation

Le HMS Hood, une puissante élégance

Le HMS Hood, une puissante élégance

-Le HMS Hood est mis sur cale aux chantiers John Brown de Glasgow sur la Clyde le 1er septembre 1916 lancé le 22 août 1918 et mis en service le 15 mai 1920.
Avec sa ligne élégante et racée, il fait l’orgueuil de la Royal Navy et de l’opinion britannique, recevant le surnom de Mighty Hood (le puissant Hood).
Pas étonnant qu’il fût choisit pour réaliser une croisière impériale en compagnie du Repulse et de cinq croiseurs légers (Danae Dragon Delhi Dunedin Dauntless). Cette croisière réalisée du 27 novembre 1923 au 29 septembre 1924 le mena en Afrique, en Asie du Sud-Est, dans les dominions de l’Océanie, à Hawai, au Canada, en Californie.
Il subit d’importants travaux du 3 juin 1929 au 26 mai 1931, ses seuls travaux d’envergure, les autres carénages étant limités à l’entretien général et une modernisation à minima. Il exista bien des projets mais aucun ne fût mené à bien.
Il est engagé dans la Grande Mutinerie d’Invernogordon les 15 et 16 septembre 1931 quand les marins britanniques protestent contre les mesures d’économies décidées par le gouvernement d’union nationale dirigé par le travailliste Ramsey MacDonald.
Quand la guerre de Pologne éclate, le Hood est déployé à Scapa Flow au sein du Battlecruiser Squadron en compagnie du HMS Repulse. Il prend à plusieurs reprises la mer pour intercepter les navires de la Kriegsmarine mais sans succès.
Le HMS Hood est désarmé le 14 septembre 1945, les projets de refonte étant jugés trop coûteux pour le service attendu. Il est néanmoins maintenu en réserve jusqu’à son désarmement définitif le 14 mai 1950 en plein conflit. Il aurait du être vendu à la démolition mais suite à une souscription publique (à laquelle participa notamment la famille royale), il est préservé à Chatham et constitue une attraction mondialement connue.

Le HMS Hood en 1931

Le HMS Hood en 1931

Caractéristiques Techniques
Déplacement : A la construction 41125 tonnes Aux essais 42670 tonnes En service à pleine charge 46380 tonnes. En 1940, le déplacement à pleine charge atteidra 48360 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 262.30m (entre perpendiculaires) 259.20m largeur (hors tout) 31.70m (entre perpendiculaires) 28.90m Tirant d’eau (1941 pleine charge) 10.10m
Propulsion : 4 turbines à engrenages Brown-Curtiss alimentées par 24 chaudières Yarrow à petits tubes développant une puissance totale de 144000ch entrainant 4 hélices tripales, chaque hélice pesant 20 tonnes et ayant un diamètre de 4.5m.
Performances : Vitesse maximale : 31 noeuds (le 18 mars 1920, le Hood dévellopa une puissance totale de 151280ch lui permettant d’atteindre une vitesse de 32.1 noeuds) Distance franchissable : 8500 miles nautiques à 14 noeuds, 4500 miles nautiques à 20 noeuds.

Protection : La protection principale est assurée par une ceinture blindée inclinée à 12° mesurant 171.30m de long sur 4.35m de haut pour une épaisseur variant de 130mm à l’avant à 305mm à l’arrière en passant par 150mm à l’arrière.

Le pont blindé principal est d’une épaisseur de 100mm réduite à 50mm pour le pont supérieur. Le blockaus principal est solidement protégé avec 280mm pour les parois, 230mm pour le toit et 60mm pour le plancher.
Les tourelles de 381mm sont munis d’un blindage de 380mm pour la face avant de 300 à 280mm sur les côtés, de 280mm pour l’arrière et de 130mm pour le toit. Les barbettes sont protégées à 300mm.
Armement (origine) huit canons de 381mm en quatre tourelles doubles (deux avant et deux arrière), douze canons de 140mm en affûts simples sous masques, quatre canons de 102mm en affûts simples et un affût octuple Pom-Pom et six tubes lance-torpilles de 533mm (deux sous-marins et quatre de surface).
(A son désarmement) huit canons de 381mm en quatre tourelles doubles, seize canons de 102mm en affûts doubles, trois affûts octuples Pom-Pom et douze canons de 20mm en affûts doubles qui ont remplacés les trois affûts quadruples de 12.7mm
Aviation : A la construction comme tous les cuirassés de l’époque, le Hood fût équipé de plate-formes en bois sur les tourelles «B» et «X» pour deux chasseurs Fairey Flycactcher mais ce système se révéla totalement inefficace provoquant même des dommages structuraux aux tourelles. Lors de la réfonte de 1929/31, le Hood reçut à la poupe une catapulte Mk IV avec une grue pour deux hydravions Fairey IIIF mais sans hangar. Installation débarquée en 1932.
Equipage : 1419 officiers et marins

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