21-Armée de terre (65)

Les régiments d’artillerie de la Ligne Maginot (1) : les RARF/RAMF

Préambule

La mise en place de la «Muraille de France» plus connue sous le nom de la Ligne Maginot entraine un changement sensible dans l’armée française avec la création de l’infanterie de forteresse. Il faut aussi armer les ouvrages et garder les intervalles. On décide de créer une artillerie de forteresse aussi spécialisée que l’est l’infanterie de forteresse.

Le 15 avril 1933, dans la Région Fortifiée de Metz, le 39ème RARF voit le jour avec deux groupes de 75mm et un groupe de 155C en compagnie de deux régiments d’artillerie de position, les 151ème et 163ème RAP.

Le même jour, dans la Région Fortifiée du Lauter, est mis sur pied le 155ème RAP qui fournit trois groupements de position, deux groupes de 75mm et un groupe de 155C.

Si aucune unité n’est prévue pour le Rhin, au niveau des Alpes, il est prévu deux régiments d’artillerie de position, le 154ème RAP de Grenoble et le 157ème RAP de Nice.

Le 1er septembre 1935, le groupement automobile du 155ème RAP devient le 59ème RARF à Sarrebourg et un an plus tard, le 39ème RARF se dédouble pour former le 46ème RARF.

Le paysage de l’artillerie de forteresse ne cessait d’évoluer en fonction de l’extention et de l’évolution de la Ligne Maginot. En 1935, le 5ème groupe du 151ème RAP s’installe à Stenay dans le Secteur Fortifié de Montmedy tandis que le 4ème groupe s’installe à Belfort, reprennant les traditions du 188ème RALT.

En 1936, le 5ème groupe créé le 1er juin s’établit à Morhange pour fournir l’artillerie au Secteur Défensif de la Sarre dépourvu d’ouvrages d’artillerie. En 1937, le 15ème RAD de Douai créé un groupe de position (7ème groupe) alors qu’un second groupe du 155ème RAP s’installe à Strasbourg au sein du Secteur Fortifié du Bas-Rhin.

Toujours en 1937, de nouveaux régiments d’artillerie de position sont mis sur pied comme le 166ème RAP créé à partir du 5ème groupe du 155ème RAP et d’éléments du 59ème RARF, ce régiment assurant notamment l’artillerie du SF de Rorbach.

Dans la 7ème région militaire (Besançon), le 159ème RAP est mis sur pied avec les deux groupes de position du 188ème RA.

En 1938, le 3ème et 7ème groupes du 17ème RAD sont transformés en unités de type forteresse et déployés respectivement à Sedan et Stenay.

D’autres modifications auraient du être menées mais le déclenchement de la guerre de Pologne ne le permet pas.

Les régiments mobiles d’artillerie de forteresse (RAMF)

En août 1939, les trois régiments d’artillerie de région fortifiée du temps de paix (39ème, 46ème et  59ème RARF) vont donner naissance à sept régiment de guerre affectées à la défense de la RF Metz et de la RF Lauter. Deux autres régiments sont mis sur pied à partir du 17ème RAD (pout le 99ème RAMFH) et un noyau actif du 1er groupe du 166ème RAP pour le 49ème RAMF du SD Sarre.

A ce moment donné, une question de sigle se pose. RARF ? RAMF  voir même RAAF (Régiment Automobile d’Artillerie de Forteresse pour le 23ème) ou RAMFA (Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse Automobile) ?

Pour des raisons de commodités, j’ai choisit le terme RAMF, le terme mobile permettant de différencier ces régiments des RAP.

Chaque RAMF mobilisé dispose d’un état-major, d’une batterie hors-rang, de deux groupes de 75mm modèle 1897 et un groupe de 155C modèle 1917, tous les canons étant à traction automobile.

Chaque groupe est organisé en un état-major, une colonne de ravitaillement et trois batteries de quatre pièces.

-Le 23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 46 de Metz avec l’aide d’un noyau actif du 39ème RARF et affecté au Secteur Fortifié du Boulay. Il compte deux groupes de 75mm et un groupe de 155C.  Il est maintenu en ligne après la démobilisation.

-Le 39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz est créé le 15 avril 1933 avec des batteries issues du 61ème RA et les deux groupes lourds du 25ème RAD.

Le 1er septembre 1936, le 39ème RARF se dédouble pour former le 46ème RARF et un nouveau 39ème RARF avec deux groupes de 75mm et un groupe de 155C.  A l’hiver 1937-38, ce régiment est motorisé et devient le 39ème RAMF ou Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse.

A la mobilisation d’août 1939, le 39ème RAMF se dédouble à nouveau, formant un 23ème RAMF et un 39ème RAMF de guerre qui est affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont. Il est maintenu en ligne sous cette forme après la démobilisation.

-La 46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville est recréé le 1er septembre 1936 sous le nom de 46ème RARF par dédoublement du 39ème RARF. Lors de la mobilisation, il se dédouble en deux régiments «de guerre», le 46ème et le 70ème RAMF.

Ce régiment de guerre compte comme les autres RAMF/RARF deux groupes de 75mm équipés de modèle 1897 et de 155C montés sur pneumatiques. Il est maintenu en ligne après la démobilisation de l’été et l’automne 1940.

-Le 49ème Régiment d’Artillerie Mobile de Forteresse (ou de Région Fortifiée) est mis sur pied à la fin du mois d’août 1939 avec un noyau actif du 1er groupe du 166ème RAP. Comme les autres régiments de ce type, il forme deux groupes de 75mm et un groupe de 155C, formant l’artillerie mobile du Secteur Fortifié de la Sarre. Il est dissous à la démobilisation d’août/septembre 1940.

-Le 59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg est officiellement créé à Sarrebourg le 1er septembre 1935 par changement du nom du groupement d’artillerie mobile de la RF Lauter (5ème, 6ème et 7ème groupe du 155ème RAP).

En avril 1937, le 59ème RARF compte six groupes, quatre groupes à Sarrebourg au sein de la Région Fortifiée de la Lauter et deux groupes à Morhange au sein du Secteur Défensif de la Sarre, ce dernier détachement étant à la base du 166ème RAP.

En 1939, le 59ème RARF compte trois groupes de 75mm à deux batteries et un groupe de 155C à trois batteries. A la mobilisation, le 59ème RARF donne naissance à trois régiments de guerre, les 59ème, 60ème et 69ème RAMF.

Le 59ème RAMF de guerre est formé par le 3ème groupe du 59ème RARF et de la 15ème batterie (155) et compte deux groupes de 75mm et un groupe de 155C, régiment affecté au Secteur Fortifié du Rorbach. Il est maintenu en ligne après la démobilisation.

-Le 60ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg en août 1939 à partir d’un noyau actif formé par le 1er groupe du 59ème RARF et affecté au 43ème Corps d’Armée de Forteresse (ex-Secteur Fortifié des Vosges). Il est maintenu en ligne après la démobilisation.

-Le 69ème RARF/RAMF est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg à partir du 2ème groupe du 59ème RARF et affecté au Secteur fortifié d’Haguenau avec un groupe de 75mm tracté et un groupe de 155C. Il est maintenu après la démobilisation.

-Le 70ème RAMF est mis sur pied en août 1939 avec un noyau actif du 46ème RARF, formant avec le 151ème RAP l’artillerie du Secteur Fortifié du Thionville. Comptant deux groupes de 75mm et un groupe de 155C automobile, il est dissous au mois d’août 1940.

-Le 99ème régiment d’artillerie mobile de forteresse hippomobile est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan avec pour noyau actif, le 3ème groupe du 17ème RAD et affecté au SF de Montmedy. Il est dissous en août 1940.

A la mobilisation de septembre 1948, les 49ème et 70ème RAMF sont réactivé. A partir d’octobre 1948 alors que la guerre fait rage en Norvège, on renforce les RAMF en leur ajoutant un troisième groupe de 75mm équipé de canons TAZ modèle 1939, la mission de ce troisième groupe étant davantage la lutte antichar à longue portée que le tir d’interdiction.

Les régiments d’artillerie de la ligne Maginot (2) : les régiments d’artillerie de position (RAP)

Comme pour les RARF/RAMF, les régiments d’artillerie de position (RAP) du temps de paix vont donner naissance à des régiments de mobilisation. En juillet 1939, on trouve sept régiments d’artillerie de position d’active :

-Le 151ème régiment d’artillerie de position de Thionville

-Le 154ème régiment d’artillerie de position de Grenoble

-Le 155ème régiment d’artillerie de position d’Haguenau

-Le 157ème régiment d’artillerie de position de Nice

-159ème régiment d’artillerie de position de Belfort

-163ème régiment d’artillerie de position de Metz

-166ème régiment d’artillerie de position de Morhange

A la mobilisation, ces sept régiments vont donner naissance à vingt-régiments d’artillerie de position numérotés de 150 à 170. A la différence des RAMF, le matériel des régiments de position est extraordinairement hétérogène et très ancien.

150ème régiment d’artillerie de position

-Le 150ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied à la fin du mois d’août par le CMA 220 (Sarrebourg et Sarre-Union) à partir d’un noyau actif pour fournir par le 3ème groupe du 166ème RAP.

Affecté au Secteur Fortifié de Rorbach, ce régiment dispose d’un PC, d’un 1er groupe chargé de l’action d’ensemble avec des canons de 155mm (8 155L modèle 1918 et 8 155L modèle 1877) et des canons de 145mm (8 canons de 145L modèle 1916), d’un 2ème groupe chargé de l’appui du 153ème RIF (8 canons de 155L modèle 1918, 8 canons de 155C Saint Chamond et 8 canons de 120L De Bange), un Groupement d’ouvrages et une Section de Transport Automobile.

A la démobilisation, le régiment est dissous mais le 1er groupe est transféré au 59ème RAMF. Cette situation perdure jusqu’au 1er septembre 1948 quand le 150ème RAP est réactivé et que le premier groupe retrouve son régiment d’origine avec le même matériel moins les canons de 120mm De Bange remplacés par des canons de 105mm modèle 1913.

Le 151ème régiment d’artillerie de position

-Le 151ème régiment d’artillerie de position est créé le 5 mai 1929 à Thionville et à Douai à partir du 311ème régiment d’artillerie et d’un groupe du 15ème RAD (futur 3ème groupe du régiment). Le 15 avril 1933, le 151ème RAP forme avec le 39ème RA(futur RARF) et le 163ème RAP, l’artillerie de la Région Fortifiée de Metz.

Le 16 mars 1936, il est réorganisé en batteries d’ouvrages et de positions répartis en six groupes avec trois groupes de forteresse regroupant six batteries et un groupe de position avec trois batteries. Le 1er avril 1937, une nouvelle batterie d’ouvrage rejoint le régiment.

A la mobilisation d’août 1939, le 151ème RAP se dédouble pour donner naissance au 151ème RAP de guerre à deux groupes de position et le 152ème RAP à un groupe de position.

Le 151ème RAP de guerre est affecté au Secteur Fortifié de Thionville disposant pour assurer sa mission d’un 1er groupe avec deux batteries de 4 canons de 155L modèle 1877 et une batterie lourde avec deux canons de 240mm modèle 1884 et deux canons de 220L modèle 1917 alors que le 2ème groupe dispose de trois batteries disposant chacun de quatre canons de 155L modèle 1877.

Maintenu après la démobilisation, le régiment reçoit deux groupes de 75mm du 70ème RAMF dissous en août 1940 ce qui entraine une profonde réorganisation :

-1er groupe avec trois batteries de quatre canons de 155L modèle 1877

-2ème groupe avec deux batteries de quatre canons de 155L modèle 1877 et deux batteries de 75mm (issus du 70ème RAMF)

-3ème groupe équipé de quatre batteries de 75mm (issus du 70ème RAMF)

-une batterie lourde indépendante avec deux canons de 240mm modèle 1884 modifié 1944 et deux canons de 220L modèle 1917.

Suite à la mobilisation d’août 1948, le 151ème RAP met sur pied une nouvelle organisation. Il participe ainsi à la réactivation du 152ème RAP tandis que les batteries de 75mm forment à nouveaux deux groupes de 75mm. Le 151ème RAP est organisé alors avec un 1er groupe à trois batteries de quatre canons de 155L modèle 1877 et un 2ème groupe disposant de deux batteries de quatre canons de 155L modèle 1877 plus la batterie lourde ancienement indépendante.

152ème régiment d’artillerie de position

-Le 152ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied à la fin du mois d’août 1939 à Thionville et Conflans-Labry par le Centre Mobilisateur d’Artillerie n°206 (CMA 206) avec un noyau actif fournit par les 2ème et 5ème groupe du 151ème RAP, le nouveau régiment occupant le Secteur Fortifié de Crusnes.

Ce régiment dispose de trois batteries d’ouvrages et d’un groupe de position disposant de deux batteries de 155C modèle 1917 et deux batteries de 155L modèle 1877. A la démobilisation, le régiment est dissous.

Réactivé le 1er septembre 1948, le 152ème RAP dispose de la même organisation mais les canons de 155L modèle 1877 ont été remplacés par des canons de 155C modèle 1917, unifiant l’équipement du régiment.

153ème régiment d’artillerie de position

-Le 153ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied à la fin du mois d’août 1939 par le CMA 46 à Metz et dans sa région avec un noyau actif fournit par les 2ème et 3ème groupe du 163ème RAP, le premier pour les batteries d’ouvrages, le second pour les batteries de position.

Affecté au Secteur Fortifié du Boulay, ce régiment dispose des moyens suivants :

-Un premier groupe pour appuyer le 162ème RIF avec trois batteries de quatre canons de 75mm modèle 1897 et une batterie de quatre canons de 240L modèle 1884

-Un deuxième groupe disposant de cinq batteries de 155L modèle 1877 et de deux batteries de 120L remplacés ultérieurement par des canons de 105L modèle 1913

-Un troisième groupe disposant de trois batteries de quatre canons de 155L modèle 1918 Schneider

-Un quatrième groupe assure l’appui du 160ème RIF avec deux groupes de 75mm modèle 1897 et deux canons de 65mm pour la lutte antichar.

A cela s’ajoute quatre canons de 75mm sous casemates. Le régiment est dissous à la démobilisation de l’été/automne 1940.

Il est reconstitué dès le 30 août 1948 et dispose une fois ses effectifs et son matériel complété de deux groupes de 75mm, deux groupes de 105mm et un groupe équipé de pièces lourdes en l’occurence quatre canons de 240L et 4 canons de 155L. Il arme toujours quatre canons de 75mm sous casemate.

154ème régiment d’artillerie de position

-Le 154ème régiment d’artillerie de position est créé à Grenoble le 1er août 1919 sous le nom de 154ème régiment d’artillerie à pied avec trois groupes à deux batteries  plus deux batteries indépendantes soit un total de huit batteries.

Réorganisé le 15 octobre 1934, il dispose d’un état-major et d’un peloton hors-rang, d’un 1er groupe disposant de deux batteries (1ère et 2ème batteries), d’un 2ème groupe disposant de trois batteries numérotées 4,5 et 6 et d’un troisième groupe disposant des 7ème et 8ème batteries, le régiment formant l’artillerie des Secteurs Fortifiés de Savoie et du Dauphiné. En juin 1938, quatre batteries d’ouvrages sont créés, le 154ème régiment d’artillerie à pied devenant régiment d’artillerie de position.

La mobilisation d’août 1939 voit le 154ème RAP mettre sur pied trois régiments de guerre, le 1er groupe formant le 164ème RAP en Savoie, le 2ème groupe forme le 162ème RAP et le 3ème groupe forme un 154ème RAP de guerre.

Ce régiment de guerre est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble, disposant d’un état-major, de trois groupes à trois batteries et une section de transport hippomobile, une batterie d’ouvrage au Janus, le régiment assurant la garde du Secteur Fortifié du Dauphiné.

Le matériel est des plus hétéroclite avec au sein du 1er groupe une 1ère batterie disposant de  8 canons de 75mm modèle 1897, 3 canons de 65mm modèle 1906, 4 canons de 155C Saint Chamond  et 2 mortiers de tranchée 150T, une 3ème batterie avec 4 canons de 75mm modèle 1897, 6 canons de 120L modèle 1878, 3 canons de 65mm modèle 1906 et deux mortiers de tranchée 150T, une 6ème batterie disposant de quatre canons de 280mm modèle 1914 et quatre canons de 220C modèle 1916 et la 11ème batterie installée au Janus.

Le 2ème groupe dispose d’une 2ème batterie avec 8 canons de 155L (4 modèle 1877 et 4 modèle 1877/14) et 4 canons de 105L modèle 1913, d’une 4ème batterie avec 4 canons de 75mm modèle 1897 et 4 canons de 65mm modèle 1906, une 5ème batterie avec 4 canons de 75mm modèle 1897 et 4 canons de 155C Saint Chamond et une 7ème batterie équipée de 4 canons de 155L modèle 1877 et 4 canons de 105L modèle 1913.

Enfin le 3ème groupe dispose d’une 8ème batterie avec 4 canons de 155L modèle 1916 et 2 matériels de 194GPF sur chenilles, d’une 9ème batterie avec quatre canons de 155L modèle 1877 et deux mortiers de 150T et d’une 10ème batterie aec 6 canons de 65mm modèle 1906 et 6 canons de 75mm modèle 1897.

Après la démobilisation, le 154ème RAP maintien les trois groupes réduits à deux batteries. Le 1er groupe dispose de deux batteries de 75mm (huit canons), le 2ème groupe dispose de deux batteries équipées de canons de 105L modèle 1913 (huit canons) et le 3ème groupe dispose de deux batteries, une de quatre obusiers de 280mm et une de quatre canons de 220C modèle 1916.

A la mobilisation d’août 1948, chaque groupe reçoit une troisième batterie, le 1er groupe recevant une batterie de huit canons de 75mm, le 2ème groupe une batterie de huit canons de 155C modèle 1917 et le 3ème groupe une batterie de 155L modèle 1917 modifié 1944.

21-Armée de terre (64)

Les régiments d’artillerie de montagne (RAM)

Comme leur nom l’indique, ces régiments sont destinés à combattre en montagne et sont donc armés de pièces légères plus maniables que les pièces de campagne classique même si les montagnes françaises sont en 1939, bien desservies par les routes.

En septembre 1939, il existe seulement deux régiments d’artillerie de montagne alors que l’armée française dispose de trois Divisions d’Infanterie Alpine (DIAlp).

Le 93ème régiment d’artillerie de montagne (93ème RAM) est le régiment d’artillerie de la 27ème Division d’Infanterie Alpine de Grenoble

Le 94ème régiment d’artillerie de montagne (94ème RAM) est le régiment d’artillerie de la 29ème Division d’Infanterie Alpine de Nice.

La 31ème Division d’Infanterie Alpine de……Montpelier dispose elle d’un régiment d’artillerie divisionnaire, le 56ème RAD.

Les deux régiments d’artillerie de montagne sont organisés en un état-major, une batterie hors-rang, deux groupes légers à deux batteries de 75mm (équipés de canons Schneider modèle 1928) et d’un groupe lourd à deux batteries de 155mm (Schneider modèle 1917).

Le 56ème régiment d’artillerie divisionnaire est organisé comme tous les RAD mais l’un de ces trois groupes de 75mm est identique à un groupe léger d’un RAM.

La mobilisation de septembre 1939 entraine la création de nouveaux régiments d’artillerie de montagne en l’occurence le 92ème Régiment d’Artillerie de Montagne stationné en Corse et regroupement d’unités d’artillerie existantes sur l’île de beauté et le 96ème RAM intégré à la 65ème DI déployé dans la région de Nice.

A noter qu’un RAD peut être assimilé temporairement à un régiment d’artillerie de montagne, le 58ème RAD mis sur pied pour intégrer la 27ème DIAlp en remplacement du 93ème RAM transféré à la 64ème DI.

Suite à la démobilisation, le 93ème RAM retourne à sa division d’origine et si le 92ème RAM est préservé, le 96ème RAM est dissous.

Les régiments d’artillerie de montagne (RAM) étaient donc en septembre 1939 organisés en trois groupes, deux groupes à deux batteries de 75mm et un groupe à deux batteries de 155mm. Réorganisés entre 1943 et 1945, les RAM sont organisés en trois groupes à deux batteries de 75mm et un groupe à trois batteries de 105mm, ces régiments ne devant pas se dédoubler en mobilisation.

A la mobilisation d’août/septembre 1948, deux divisions mobilisées durant la guerre de Pologne, les 28ème et 30ème DIAlp sont remises sur pied avec non pas des bataillons de chasseurs alpins mais des régiments d’infanterie alpine.

Qui dit division dit également régiment d’artillerie. Le 94ème RAM est réactivé pour assurer les feux de la 28ème DIAlp et le 95ème RAM pour la 30ème DIAlp.

Cela porte le nombre de régiments d’artillerie de montagne à cinq. Tous sont organisés de la même façon sauf le 92ème RAM nettement plus musclé puisqu’il dispose de quatre groupes, deux groupes de 75mm (1er à Bastia et 2ème à Bonifaccio) et deux équipés de canons de 155C (3ème à Ajaccio et 4ème à Porto-Vecchio).

Les régiments d’artillerie autoportée (RAAP)

Ces régiments sont une création de l’armée villeneuvienne bien qu’il exista en 1939 des pièces automotrices de 194mm mais à l’utilisation plus stratégique que tactique.

Dès la création des Divisions Cuirassés se pose la question de l’appui-feu des chars bien plus mobiles et bien plus rapides que l’infanterie marchant au pas dans un terrain bouleversé par les obus comme ce fût le cas durant le premier conflit mondial.

L’idée de pièces automotrices émerge donc quasi-immédiatement dans les discussions concernant les «divisions à base de chars». Reste à se mettre d’accord sur le type de pièce et le chassis à utiliser.

Dans un premier temps est envisagé l’utilisation du chassis Lorraine 39L ou le chassis du Somua S-35 avec l’obusier de 105C modèle 1935B, déjà utilisé par les RATTT des DLM et des DC en version tractée. Au final, c’est le chassis du Renault R-40 qui est choisit.

Un temps, il fût envisagé d’équiper les RATTT des DC et des DLM mais au final seuls les régiments d’artillerie des Divisions Cuirassées reçurent ce canon automoteur ce qui entraina un changement dans la désignation, des RATTT ces régiments devinrent des RAAP ou Régiments d’Artillerie AutoPortée (RAAP).

Le 305ème RATTT (1ère DC) devient RAAP en mars 1944, le 309ème RATTT (2ème DC) devient RAAP en septembre 1944, le 319ème RATTT (3ème DC) devient RAAP en mars 1945 et le 322ème RATTT (4ème DC) devient RAAP en septembre 1945.

Les 339ème (5ème DC) et 349ème (6ème DC) RAAP sont créés sous cette forme pour assurer l’appui-feu des deux dernières Divisions Cuirassées créées avant guerre.

Ces régiments d’un nouveau type sont organisés de la façon suivante :

Ce régiment est organisé en un état-major, une batterie hors-rang, trois groupes de quatre batteries de quatre pièces automotrices.
-Etat-major et une batterie hors-rang avec 140 hommes et 32 véhicules
-Trois groupes de tir avec un état-major, quatre batteries de tir et une colonne de ravitaillement.

-Etat-major avec 95 hommes et 31 véhicules de différents types

-Quatre batteries de quatre pièces automotrices

Chaque batterie dispose donc de quatre automoteurs de 105mm, combinant le chassis du Renault R-40 avec une superstructure supportant un obusier de 105C modèle 1935B, ses munitions et les servants, automoteur connu sous le nom de R 40 Au 105 B.
Cet automoteur à triomphé de deux projets concurrents utilisant le même obusier, un projet Lorraine et un projet Somua, le premier montant l’obusier sur le chassis Lorraine modèle 1939 et le second sur le chassis du Somua S-35.

Les automoteurs sont accompagnés par tout un environnement avec un Lorraine 39L pour le commandant de la batterie, deux Lorraine 39L d’observation d’artillerie, deux Lorraine 37L ravitailleur d’artillerie, un tracteur de dépannage.

-Une colonne de ravitaillement avec 139 hommes et 50 véhicules de type divers dont une vingtaine de camions.

-En temps de guerre, il est prévu qu’un détachement de DCA soit affecté au régiment pour assurer sa protection notamment lors des déplacements sur route et sur terrain libre, détachement armé de six à huit pièces de 25mm.

21-Armée de terre (63)

Les régiments légers d’artillerie (RLA) et régiments légers d’artillerie d’Afrique (RLAA)

En août 1939, à la mobilisation liée à la courte guerre de Pologne, existe au sein de la Réserve Générale, quatre régiments d’artillerie légère :

-17ème régiment d’artillerie légère de Sedan

-34ème régiment d’artillerie légère de Rouen

-36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire

-43ème régiment d’artillerie légère de Caen

Ces régiments d’artillerie légère deviennent en septembre 1941 des régiments légers d’artillerie ou RLA pendant qu’un pendant nord-africain appelé RLAA (Régiment Léger d’Artillerie d’Afrique) était également mis sur pied.

Ces régiments vont être à la base de la mise sur pied de nombreux RLA destinés à équiper les Divisions Légères d’Infanterie mises sur pied ex-nihilo comme les 1ère et 11ème DLI ou issus de la transformation d’unités existantes en Afrique du Nord et au Levant.

Tous les RLA qu’ils soient de recrutements métropolitain ou nord-africain sont organisés de la même façon :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Trois groupes de 75mm avec un état-major, une colonne de ravitaillement et trois batteries de quatre pièces.

Quand à l’équipement, il variait en fonction de la zone géographique dans laquelle le régiment devait évoluer. Si les RLA des 1ère et 11ème DLI plus ceux de la RG disposaient de canons de 75mm TAZ modèle 1939, les RLAA disposaient encore de 75mm modèle 1897.

En août/septembre 1948, la situation des RLA/RLAA étaient la suivante :

-17ème régiment léger d’artillerie de Sedan

-34ème régiment léger d’artillerie de Rouen

-36ème régiment léger d’artillerie d’Issoire
-43ème régiment léger d’artillerie de Caen

Ces quatre régiments restent indépendants et intégrés à la Réserve Générale.

-8ème régiment léger d’artillerie basé à Lorient et intégré à la 1ère Division Légère d’Infanterie

Ce dernier régiment est mis sur pied en juin 1948 est loin d’avoir atteint leur plein potentiel humain, technique et tactique. Néanmoins le 8ème RLA est suffisamment puissant pour pouvoir envoyer un groupement de marche au sein d’une division légère d’infanterie de marche envoyée en Norvège.

Trois régiments légers d’artillerie d’Afrique sont également mis sur pied pour trois Divisions Légères d’Infanterie : le 1er régiment léger d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 3ème DLI _stationnée en Algérie_, le 2ème RLAA est intégré à la 4ème DLI _stationnée au Maroc_ alors que le 3ème RLAA est le régiment d’artillerie de la 5ème DLI stationnée en Tunisie.

Aucune DLI n’étant mise sur pied à la mobilisation d’août/septembre 1948, aucun RLA/RLAA n’est mis sur pied même si tous les régiments mettent sur pied une batterie d’instruction pour préserver l’avenir. En cas de besoin, les quatre régiments légers d’artillerie de la Réserve Générale pouvant intégrer de nouvelles D.L.I. .

Les régiments d’artillerie tractée tout-terrain (RATTT)

obusier de 105C modèle 1935B

L’obusier de 105C modèle 1935B était l’une des pièces équipant les RATTT

Comme leurs noms l’indique, ces régiments disposent de pièces tractées capable de se déplacer en tout terrain grâce à des tracteurs ayant cette capacité. Ces régiments sont les régiments des Divisions Légères Mécanique, des Divisions de Cavalerie et des Divisions Cuirassées.

En août 1939 au moment de la mobilisation liée à la guerre de Pologne, on trouve les RATTT suivants :

-Le 71ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Fontainebleau est le régiment d’artillerie de la 2ème DLM

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 3ème Division de Cavalerie qui devient la 5ème DLM.

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 2ème Division de Cavalerie qui devient la 4ème DLM.

-Le 74ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Verdun est le régiment d’artillerie de la 1ère DLM

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 1ère Division de Cavalerie qui devient la 3ème DLM.

-305ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Besançon ultérieurement intégrée à la 1ère DCr

-309ème régiment d’artillerie tractée tout terrain de Strasbourg ultérieurement intégrée à la 2ème DCr.

-Le 319ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est mis sur pied par le CMA 7/40 et affecté à la 3ème Division Cuirassée de réserve.

-Le 322ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée est mis sur pied par le CMA 303 du Vernon et affecté à la 4ème Division Cuirassée de réserve.

En 1939, les régiments TTT des DLM sont organisés de la façon suivante :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm composés chacun d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre canons de 75mm TAZ modèle 1939

-Un groupe de 105mm composé chacun d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre obusiers de 105C modèle 1935B

Quand aux RATTT des Dcr ils disposent dans un premier temps de deux groupes de 105 avant de «rattraper» l’organisation des régiments d’artillerie tout terrain tractée équipant les DLM soit deux groupes de 75mm et deux groupes de 105C.

Si cette organisation ne change pas avant septembre 1948, le panorama des RATTT change, évolue, mute, des régiments disparaissant et d’autres apparaissant.

Ainsi  les RATTT des Dcr sont transformés en régiments d’artillerie autoportée (RAAP) tandis que des RATTT sont créés pour les 6ème, 7ème et 8ème D.L.M ce qui donne le panorama suivant lorsque le second conflit mondial éclate :

-Le 71ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Fontainebleau est le régiment d’artillerie de la 2ème DLM

-Le 72ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Paris est le régiment d’artillerie de la 5ème DLM.

-Le 73ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Luneville est le régiment d’artillerie de la 4ème DLM.

-Le 74ème régiment d’artillerie tout-terrain tractée de Verdun est le régiment d’artillerie de la 1ère DLM

-Le 75ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté  de Lyon est le régiment d’artillerie de la 3ème DLM.

-Le 70ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 6ème DLM.

-Le 76ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 7ème DLM.

-Le 77ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 8ème DLM.

-Le 78ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 1ère DLC

-Le 79ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté est le régiment d’artillerie de la 2ème DLC (ex-Groupement Mécanisé Colonial).
Aucun RATTT n’est mis sur pied à la mobilisation, aucune nouvelle D.L.M ou unité approchante n’étant mise sur pied.

21-Armée de terre (62)

Les régiments d’artillerie nord-africain (RANA)

Comme leur nom l’indique, les régiments d’artillerie nord-africain sont les régiments d’artillerie des Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (DINA).  En août 1939, ils sont au nombre de quatre :

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

Lors de la guerre de Pologne, d’autres régiments sont mis sur pied pour équiper les DINA, les DIA (Divisions d’Infanterie d’Afrique) ainsi que certaines divisions «non-africaines» :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africain est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africain est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Comme pour les Régiments d’Artillerie Divisionnaire, certains RANA se dédoublent, formant un RANA de guerre et un Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain :

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.
-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème RANA.

A l’issue de la démobilisation menée à l’été et à l’automne 1940, les quatre RANA sont maintenus en compagnie d’un régiment de mobilisation, le 386ème RANA intégré à l’unique 182ème DIA déployée an Levant, ce régiment qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm, étant rebaptisé 61ème RANA en mars 1941. Cela donne nous donne le paysage suivant :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon fait partie intégrante de la Réserve Générale.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 61ème régiment d’artillerie nord-africaine de Lyon est rattaché à la 182ème Division d’infanterie d’Afrique et déployé au Levant.

En septembre 1939, les Régiments d’Artillerie Nord-Africain sont organisés comme les Régiments d’Artillerie Divisionnaire. Cette situation n’évoluant pas, les RANA suivent la réforme des RAD disposant avant mobilisation de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Six groupes de tir (trois de 75mm, deux de 105mm et un de 155mm) soit un total de 72 pièces (36 de 75mm, 24 pièces de 105mm et 12 de 155mm), chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces.

Lorsque la mobilisation est entamée à la fin août 1948, les RANA d’active se dédoublent, formant un «régiment léger» avec les trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et une batterie antichar de 47mm (affecté à la division mais rattachée administrativement au RANA)  et un régiment lourd appelé RALNA avec les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 6ème RANA de la Réserve Générale et mis sur pied avec l’aide du CMA 14 de Lyon. Ces deux régiments intègrent la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

A noter que le 61ème RANA ne se dédouble pas à la différence des régiments d’artillerie nord-africain de métropole.

La mobilisation voit la mise sur pied de six nouveaux régiments d’artillerie nord-africain, quatre en métropole et deux en Afrique du Nord.

Les régiments de métropole sont formés selon le même principe que les RANA d’active avec trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et d’une batterie antichar de 47mm, des RALNA étant également mis sur pied avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm quand naturellement les pièces étaient disponibles.

Quand aux deux régiments mis sur pied en Afrique du Nord, ils sont organisés selon un nouveau modèle avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et une batterie antichar de 47mm.

-Le 126ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est intégré à la mobilisation à la 6ème DINA, quittant donc la réserve générale pou cette nouvelle division.

-Le 81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-Le 127ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

-Le 128ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 3ème Division Marocaine

-Le 129ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 85ème Division d’Infanterie Africaine.

Les régiments d’artillerie nord-africaine des 5ème, 7ème et 8ème DINA donnent par ricochet naissance à des RALNA.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-le 326ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA
-Le 327ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et les autres unités d’artillerie dans l’Empire

Bien que les menaces concernant l’Empire sont assez limitées (sauf cas particulier de la Tunisie et dans une grande improbabilité le Maroc), cela n’empêche pas le déploiement dans ces régions d’unités d’artillerie, des régiments ou des unités plus petites.

Après la mobilisation d’août/septembre 1939, la situation est la suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunis basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

Suite à la démobilisation, le nombre de régiments et d’unités diminue mais parallèlement, la qualité de leur matériel augmente, les derniers canons de 65mm sont ainsi retirés du service et l’entrainement nettement amélioré. Cela nous donne la situation suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis rendu indépendant

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de trois groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155mm.

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA et dispose pour l’appuyer de deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm.

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis, disposant pour l’appuyer de trois groupes de 75mm.

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA avec pout équipement deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale équipé de canons de 75mm

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne qui disposent de canons de 75mm.

-Pour ce qui est de l’Indochine, les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniaux intègrent les 6ème et 7ème DLI alors que le groupe autonome déployé en Chine est dissous;

Au printemps 1944, décision est prise de standardiser l’équipement et l’organisation des RAA selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces soit un total de 24 canons de 75mm modèle 1897 et douze canons de 105mm, des Schneider modèle 1917 retirés du service de métropole mais toujours capable de servir dans l’Empire.

Le nombre de Régiments d’Artillerie d’Afrique ne change pas à la mobilisation d’août/septembre 1948, une batterie d’instruction étant activée pour former les recrues destinées aux RAA mais également aux RANA.

21-Armée de terre (61)

Les régiments d’artillerie coloniale (RAC)

Le régiment d’artillerie coloniale type 1943 est organisé comme en septembre 1939 en un type métropolitain identique aux RAD et un type empire qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm qui contrairement au type métropolitain ne se dédoublent pas.

En août 1948, les bigors disposent des régiments d’artillerie suivants :

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes

-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine intégré à la 6ème Division Légère d’Infanterie

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine intégré à la 7ème Division Légère d’Infanterie

-6ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 8ème Division Légère d’Infanterie

-7ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 9ème Division Légère d’Infanterie

-8ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 10ème Division Légère d’Infanterie

-9ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 11ème Division Légère d’Infanterie

-10ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 12ème Division Légère d’Infanterie

-11ème régiment d’artillerie coloniale intégré à la 13ème Division Légère d’Infanterie

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est rattaché à la 191ème Division d’Infanterie d’Afrique déployée au Levant.

-Le 42ème régiment d’artillerie coloniale  intégre la 2ème Division Légère d’Infanterie.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Chine, le groupe mixte d’artillerie coloniale à été dissous en 1944

Avant la mobilisation, les bigors disposent donc de quinze régiments d’artillerie coloniale, cinq de type métropolitain (1er, 2ème, 3ème, 9ème et 12ème) et dix de type colonial.

La mise sur pied de trois nouvelles divisions d’infanterie coloniale, les 5ème, 6ème et 7ème DIC entraine la mise sur pied de trois nouveaux régiments d’artillerie coloniale :

-Le 13ème régiment d’artillerie coloniale est mis sur pied par des éléments du 1er RAC de Libourne  et affecté à la 5ème DIC. Il est du type métropolitain.

-Le 14ème régiment d’artillerie coloniale est mis sur pied par des éléments du 2ème RAC de Nimes  et affecté à la 6ème DIC. Il est du type métropolitain.

-Le 15ème régiment d’artillerie coloniale est mis sur pied par des éléments du 3ème RAC de Paris et et affecté à la 7ème DIC. Il est du type métropolitain.

Comme les RAD, les quatre RAC type métropolitain d’active et les trois RAC type métropolitain de mobilisation donnent naissance à un RALC ou Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale selon le schéma suivant :

-201ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 1ère DIC

-202ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 2ème DIC

-203ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 3ème DIC

-212ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 12ème DIC

-213ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 5ème DIC

-214ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 6ème DIC

-215ème Régiment d’Artillerie Lourde Coloniale affecté à la 7ème DIC

Intégré à la Réserve Générale, on trouve également, le 364ème régiment d’artillerie lourde coloniale équipé de canons de 155C modèle 1917. Perennisé après la démobilisation, il reçoit ultérieurement deux groupes de 105 L36 et deux groupes de 155 GPFT.

21-Armée de terre (60)

Les régiments d’artillerie lourde divisionnaire (RALD)

Comme nous venons de le voir, à la mobilisation d’août/septembre 1948 comme neuf ans plutôt, les Régiments d’Artillerie Divisionnaire du temps de paix se dédoublent, formant deux régiments de guerre, le RAD qui conserve le numéro du RAD du temps de paix et le RALD qui prend comme le numéro celui de son corps d’origine augmenté de 200.

Comme son nom l’indique, le Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire (R.A.L.D.) récupère les pièces lourdes du RAD du temps de paix en l’occurence les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.  Cela nous donne l’organisation suivante :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Trois groupes de tir à trois batteries de quatre pièces, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de tir.

La mobilisation terminée, on trouve les Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire suivants au nombre de quarante-trois comme les RAD :

-Le 201ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 1er RAD et donc intégré à la 15ème Division d’Infanterie Motorisée.

-Le 203ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé à partir du CMA 16 de Montpelier qui avait également formé le régiment-mère en l’occurence le 3ème RAD, les deux régiments étant intégrés à la 32ème DI.

-Le 204ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 4ème RAD et comme lui est intégré à la 14ème DI.

-Le 205ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 24 de Rennes et affecté à la 47ème DI

-Le 207ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 327 de Belfort et intégré à la 20ème DI en compagnie du 7ème RAD.

-Le 208ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 27 de Clermont et issu du 8ème RAD. Il est donc intégré à la 11ème DIM.

-Le 209ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est formé par le CMA 16 de Montpelier en même temps que le 9ème RAD, les deux régiments intégrant la 66ème DI.

-Le 210ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 10ème RAD de la 19ème DI et formé par le CMA 24 de Rennes et donc intégré à la même division.

-Le 211ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 11ème RAD (5ème DIM) et formé par le CMA 303 de Vernon. Il est donc intégré à la même division.

-Le 212ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 12ème RAD (43ème DI) et formé par le CMA 40 de Neufchâteau. Il est donc intégré à la même division.

-Le 213ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 13ème RAD (41ème DI) et formé par le CMA 21 de Paris. Il est donc intégré à la même division.

-Le 214ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 14ème RAD (35ème DI) et formé par le CMA 38 de Rochefort. Il est donc intégré à la même division.

-Le 215ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 15ème RAD (1ère DIM) et formé par le CMA 1 de Douai, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 216ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 16ème RAD de la 25ème DIM et formé par le CMA 2 de Sedan, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 218ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 18ème RAD de la 22ème DI et formé par le CMA 11 de Vannes, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 219ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 19ème RAD de la 18ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers, intégrant la même division que le premier nommé.

-Le 221ème   Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 21ème RAD de la 24ème DI et formé par le CMA 29 d’Angoulême, il est affecté à la même division.

-Le 222ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 22ème RAD de la 53ème DI et formé par le CMA 9 de Poitiers. Il est affecté à la même division.

-Le 224ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 24ème RAD de la 36ème DI et formé par le CMA 18. Il est affecté à la même division.

-Le 225ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 25ème RAD de la 12ème DIM avec l’aide du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 226ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 26ème RAD de la 56ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la même division.

-Le 227ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 27ème RAD de la 51ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté à la même division.

-Le 228ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 28ème RAD de la 13ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la même division.

-Le 229ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 29ème RAD de la 4ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté à la même division.

-Le 230ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 30ème RAD de la 9ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 231ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 31ème RAD de la 7ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division.

-Le 232ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 32ème RAD de la 10ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 21 de Paris et affecté à la même division.

-Le 234ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 34ème RAD de la 2ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 23 de Rouen et affecté à la même division.

-Le 235ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 35ème RAD de la 21ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division.

-Le 236ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 36ème RAD de la 26ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la même division.

-Le 237ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 37ème RAD de la 16ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 de Orléans et affecté à la même division.

-Le 238ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnsaire est issu du 38ème RAD de la 71ème DI, mis sur pied par le CMA 21 de Paris et donc intégré à la même division

-Le 241ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 41ème RAD de la 23ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulème et affecté à la même division.

-Le 242ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 42ème RAD de la 3ème DIM. Il est mis sur pied par le CMA 302  de La Fère et affecté à la même division.

-Le 243ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 43ème RAD de la 6ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 3 de Caen et affecté à la même division.

-Le 244ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 44ème RAD de la 54ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 4 du Mans et affecté à la même division

-Le 245ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 45ème RAD de la 55ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 5 d’Orléans et affecté à la même division

-Le 247ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 47ème RAD de la 57ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 7 et affecté à la même division.

-Le 248ème  Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 48ème RAD de la 58ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 8 de Dijon et affecté à la même division.

-Le 250ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 50ème RAD de la 60ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 24 de Rennes et affecté à la même division

-Le 251ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire est issu du 51ème RAD de la 61ème DI. Il est mis sur pied par le CMA 11 de Vannes et affecté à la même division

-Le 256ème Régiment d’Artillerie Lourde de Montagne est issu du 56ème RAD de la 31ème DIAlp et mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la même division.

-Le 261ème Régiment d’Artillerie Lourde de Division est issu du 61ème RAD de la 42ème DI et mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté à la même division.

-Le 289ème Régiment d’Artillerie Lourde Divisionnaire (289ème RALD) est intégré à la 68ème DI. Il est mobilisé au Centre Mobilisateur d’Artillerie n°1 installé à Rambouillet tout comme son régiment-mère, le 89ème RAD.

21-Armée de terre (59)

Les différentes type de régiments et d’unités d’artillerie

Les régiments d’artillerie divisionnaire (RAD)

Ce sont les régiments les plus «connus» des régiments d’artillerie car intégrés aux dix divisions d’infanterie type Nord-Est et aux sept divisions d’infanterie motorisées, nombre qui passe respectivement à neuf et huit, la 11ème DI de Nancy devenant une D.I.M.

L’organisation et l’équipement d’un RAD quelque soit son type est identique qu’il soit hippomobile pour les Divisions type Nord-Est ou automobile pour les D.I.M.

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Cinq puis six groupes de tir

Le régiment type 1939 disposait de trois groupes de 75mm et de deux groupes de 155mm ou d’un groupe de 105 et d’un de 155mm, groupes formant ensuite un RAD et un RALD, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries à quatre pièces.

Le régiment type 1944 dispose lui de trois groupes de 75mm soit 36 pièces, de deux groupes de 105mm soit 24 pièces et un groupe de 155mm soit 12 pièces, le total de canons par RAD atteignant le chiffre appréciable de 72 canons et obusiers.

En août 1948 quand la France entame les prémices de la mobilisation générale (officiellement déclenchée le 5 septembre 1948 à 13.00 heure, heure de Paris), les régiments d’artillerie divisionnaire sont au nombre de dix-huit, dix type hippomobile (neuf DI et une DIAlp) et sept type motorisé (D.I.M) :

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est intégré à la 15ème DIM

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DIM

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est intégré à la  5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est intégré à la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est intégré à la 25ème DIM

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne est intégré à la 12ème DIM

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI
-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est intégré à la 9ème DIM

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est intégré à la 3ème DIM

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

Dès que la mobilisation est entamée et à l’aide des centres mobilisateurs, les RAD du temps de pais se dédoublent, formant un RAD de guerre qui conserve le numéro du RAD du temps de paix avec trois groupes de 75mm et prend sous son aile une batterie antichar indépendante à 12 canons de 47mm (modèle 1937 ou modèle 1939) affecté à chaque division.

Les deux groupes de 105mm (équipés soit d’obusiers Schneider 105C modèle 1934S ou le Bourges 105C modèle 1935B) et le groupe de 155mm (équipé de canons Schneider 155C modèle 1946S) forment un RALD qui prend le numéro du corps d’origine augmenté de 200 (voir ci-après).

D’autres régiments d’artillerie divisionnaire sont mis sur pied par les Centres Mobilisateurs d’Artillerie pour armer les divisions de série A et les divisions de série B avec généralement du matériel ancien (canons de 75mm modèle 1897 et canons de 155mm Schneider modèle 1917 notamment).

Durant la guerre de Pologne, un total de cinquante et un régiments d’artillerie divisionnaire avaient été mis sur pied (dix-huit d’active et trente-trois de réserve). Quand éclate le second conflit mondial, le nombre est réduit à quarante-quatre (dix-huit d’active existant en juillet 1943 et vingt-six de réserve).

Cette situation s’explique par le nombre de DI plus réduit mobilisées en août 1948, le grand nombre d’unités de l’armée blindée-cavalerie avait réduit la ressource humaine disponible.

A l’issue de la mobilisation, quarante-trois régiments d’artillerie divisionnaire à trois groupes de 75mm et une batterie antichar de 47mm sont sur pieds : (NdA : en bleu, les régiments de mobilisation)

-Le 1er Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Auxonne est le RA de la 15ème DIM

-Le 3ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Montpelier et rattaché à la 32ème DI

-Le 4ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Colmar est intégré à la 14ème DI

-Le 5ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 27 de Chaumont est rattaché à la 47ème DI

-Le 7ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes est rattaché à la 20ème DI.

-Le 8ème  Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Nancy est intégré à la 11ème DIM

-Le 9ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 16 de Castres et affecté à la 66ème DI.

-Le 10ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Rennes est intégré à la 19ème DI

-Le 11ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire du Vernon est le RA de la 5ème DIM

-Le 12ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Haguenau est intégré à la 43ème DI.

-Le 13ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 41ème DI

-Le 14ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 38 de Rochefort et affecté à la 35ème DI.

-Le 15ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Douai est le RA de la 1ère DIM

-Le 16ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Clermont-Ferrand est le RA de la 25ème DIM

-Le 18ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et affecté à la 22ème DI.

-Le 19ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 9 de Poitiers et affecté à la 18ème DI.

-Le 21ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied en août 1939 et affecté à la 24ème DI.

-Le 22ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 53ème DI.

-Le 24ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Tarbes est intégré à la 36ème DI

-Le 25ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Châlons-sur-Marne de la 12ème DIM

-Le 26ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 26 de Châlons sur Marne et affecté à la 56ème DI

-Le 27ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 1 de Douai et affecté à la 57ème DI

-Le 28ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Chaumont est intégré à la 13ème DI

-Le 29ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 4ème DI.

-Le 30ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Orléans est le RA de la 9ème DIM

-Le 31ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 2 de Sedan et affecté à la 7ème DI.

-Le 32ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  de Paris est intégré à la 10ème DI

-Le 34ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 23 de Rouen et affecté à la 2ème DI.

-Le 35ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire  d’Issoire est intégré à la 21ème DI

-Le 36ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 13 d’Issoire et affecté à la 26ème DI

-Le 37ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et affecté à la 16ème DI

-Le 38ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (RAD) est mis sur pied à partir du CMA 21 de Paris et affecté à la 71ème DI.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire d’Angoulême est intégré à la 23ème DI

-Le 42ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de La Fère est le RA de la 3ème DIM

-Le 43ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 3 de Caen et affecté à la 6ème DI.

-Le 44ème Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 4 du Mans et affecté à la 54ème DI.

-Le 45ème Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 5 d’Orleans et affecté à la 55ème DI.

-Le 47ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 7 de Besançon et rattaché à la 57ème DI.

-Le 48ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 8 de Dijon et rattaché à la 58ème DI.

-Le 50ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 24 de Rennes et rattaché à la 60ème DI.

-Le 51ème  Régiment d’Artillerie  Divisionnaire est mis sur pied à partir du CMA 11 de Vannes et rattaché à la 61ème DI

-Le 56ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Montpelier est le régiment d’artillerie de la 31ème DIAlp

-Le 61ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire de Metz est intégré à la 42ème DI

-Le 89ème Régiment d’Artillerie Divisionnaire (89ème RAD) est intégré à la 68ème DI. Il est mobilisé au Centre Mobilisateur d’Artillerie n°1 installé à Rambouillet.

Si les régiments d’active sont tous équipés de canons de 75mm TAZ modèle 1939 apte aussi bien au tir de campagne qu’au tir antichar, la majorité des régiments de mobilisation doivent se contenter du vénérable modèle 1897 même si toutes les pièces à hayon en bois ont été retirées du service.

Seul une partie des régiments de mobilisation disposent à leur mise sur pied du TAZ, les autres devant le recevoir progressivement dès que les productions de guerre auront atteint leur vitesse de croisière

Neuf régiments d’artillerie de division de mobilisation reçoivent donc le TAZ modèle 1939 en l’occurence le 29ème RAD (4ème DI), 50ème RAD (60ème DI),89ème RAD (68ème DI), 19ème RAD (18ème DI),18ème RAD (22ème DI),51ème RAD (61ème DI),45ème RAD (55ème DI),13ème RAD (41ème DI) et 38ème RAD (71ème DI).

21-Armée de terre (58)

Évolution 1940-48

Entre la démobilisation de l’été/automne 1940 et la mobilisation d’août 1948, l’artillerie française va connaître une profonde mutation moins de ses structures que de son matériel.

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

Le régiment d’artillerie divisionnaire «type 1939» disposait de trois groupes de 75mm et de deux groupes de 155mm (ou un groupe de 105 et de 155mm). Un nouveau modèle de régiment d’artillerie est mis en place en 1944, le «type 1944» avec trois groupes de 75mm, deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm.

En temps de guerre, ce RAD doit se dédoubler, le RAD de guerre doit conserver les trois groupes de 75mm alors que les RALD doivent mettre en œuvre les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm équipé de Schneider modèle 1917 ou de modèle 1946, version nettement améliorée du premier nommé.

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon de 155mm en service dans l'artillerie de campagne

Canon de 155C Schneider modèle 1917, le principal canon de 155mm en service dans l’artillerie de campagne

Les régiments d’artillerie de montagne (RAM) en septembre 1939 est organisé en trois groupes, deux groupes à deux batteries de 75mm et un groupe à deux batteries de 155mm. Réorganisés entre 1943 et 1945, les RAM sont organisés en trois groupes à deux batteries de 75mm et un groupe à trois batteries de 105mm, ces régiments ne devant pas se dédoubler en mobilisation.

Le régiment d’artillerie coloniale type 1943 est organisé comme en septembre 1939 en un type métropolitain identique aux RAD et un type empire qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105 ou de 155mm qui contrairement au type métropolitain ne se dédoublent pas.

Le régiment d’artillerie nord-africain est organisé de la même façon que les régiments d’artillerie coloniaux métropolitains avec trois groupes de 75mm (formant en temps de guerre un RANA), deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm formant en temps de guerre un RALNA.

Le régiment d’artillerie d’Afrique (RAA) déployé dans l’Empire se compose de cinq groupes, trois ou quatre groupes de 75mm et un ou deux groupes de 105 ou de 155mm, formant en temps de guerre un RAA et un RAAL (Régiment d’Artillerie d’Afrique Lourd).

Les régiments d’artillerie tractée tout-terrain (RATTT) des Divisions Cuirassées sont transformées en Régiment d’Artillerie AutoPortée (RAAP) avec des canons automoteurs à la différence des RATTT des DLM.

Les Régiments d’Artillerie Légère (RAL) sont équipés de trois groupes à trois batteries de 4 canons de 75mm, régiments intégrés à la réserve générale mais également aux Divisions Légères d’Infanterie. Ils deviennent ultérieurement des Régiments Légers d’Artillerie (RLA).

Les RALH (Régiments d’Artillerie Lourde Hippomobiles), RALT (Régiments d’Artillerie Lourde à Tracteurs), RALP (Régiments d’Artillerie Lourde Portée) et RALA (Régiments d’Artillerie Lourde d’Armée) sont organisés en deux, trois ou quatre groupes à trois batteries de quatre pièces.

La structure des RAP et des RAMF ne change pas tout comme l’équipement, beaucoup de régiments conservant des pièces anciennes voir obsolètes.

De nouvelles unités apparaissent également, des groupes de canons d’assaut et des escadrons antichars et antiaériens portés pour les Divisions Légères Mécaniques et les Divisions Cuirassées.
Au niveau de l’équipement, la modernisation est sensible. Outre l’apparition de pièces automotrices et de canons d’assaut, de nouvelles pièces tractées plus modernes apparaissent comme le canon de 75mm TAZ modèle 1939 ou le canon de 155mm Schneider modèle 1946.

21-Armée de terre (57)

Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée/Mobile de Forteresse

-23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg

-60ème régiment d’artillerie mobile de forteresse

-Le 69ème régiment d’artillerie mobile de forteresse

-Le 99ème régiment d’artillerie mobile de forteresse hippomobile

Régiments d’Artillerie de Position

-151ème régiment d’artillerie de position

-154ème régiment d’artillerie de position

-155ème régiment d’artillerie de position

-156ème régiment d’artillerie de position

-157ème régiment d’artillerie de position

-159ème régiment d’artillerie de position

-160ème régiment d’artillerie de position

-161ème régiment d’artillerie de position

-163ème régiment d’artillerie de position

-164ème régiment d’artillerie de position

-166ème régiment d’artillerie de position

-168ème régiment d’artillerie de position

-170ème régiment d’artillerie de position

Régiments non endivisionnés

– 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon

-10ème régiment d’artillerie coloniale tractée tout-terrain de Rueil

– 11ème régiment d’artillerie lourde coloniale hippomobile de Lorient

Réserve générale

Comme leur nom l’indique, ces régiments sont placés en réserve pour renforcer les unités en cas de besoin. Rapidement des régiments sont rattachés aux corps d’armée. Une fois la guerre de Pologne terminée et la démobilisation achevée, les régiments existants et quelques régiments de mobilisation sont maintenus.

-2ème régiment d’artillerie de montagne de Grenoble

-17ème régiment d’artillerie légère de Sedan

-34ème régiment d’artillerie légère de Rouen

-36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire

-43ème régiment d’artillerie légère de Caen

-103ème régiment d’artillerie lourde tractée de Rouen

-107ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-108ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Dijon

-180ème régiment d’artillerie lourde tractée maintenu après démobilisation.

-182ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Commercy

-183ème régiment d’artillerie lourde tractée

-184ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Valence

-185ème régiment d’artillerie lourde tractée

-188ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-190ème régiment d’artillerie lourde tractée

-192ème régiment d’artillerie lourde tractée

-196ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Bordeaux

-197ème régiment d’artillerie lourde tractée

-172ème régiment d’artillerie lourde à grande puissance

-105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Bourges

-106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile du Mans

-109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Châteaudun

-112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Limoges

-113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Nimes

-115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Castres

-117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Toulouse

-355ème régiment d’artillerie lourde portée de Nantes

-363ème  régiment d’artillerie lourde portée de Draguignan

-364ème régiment d’artillerie lourde coloniale portée

-370ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée : régiment de service sans aucun canons

-371ème  régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée

-372ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée de Châlons sur Marne

Régiments antiaériens

-401ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (401ème RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

-402ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (402ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-403ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (403ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-404ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (404me RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

-405ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (405ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-406ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (406ème RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

21-Armée de terre (56)

Régiments d’Artillerie Coloniale

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale (RAC) de Libourne est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Coloniale de Bordeaux

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Nimes est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Coloniale de Nimes

-Le 3ème régiment d’artillerie coloniale de Joigny est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Coloniale de Paris

-4ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-5ème  régiment d’artillerie coloniale en Indochine

-Le 12ème régiment d’artillerie coloniale d’Agen est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Coloniale de Toulouse.

-Le 41ème Régiment d’Artillerie Coloniale est partagé entre la 191ème et 192ème DIA. A la démobilisation, il intègre la 191ème DIA, la 192ème DIA étant dissoute.

Régiments d’Artillerie Nord-Africain

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA qui est pérénnisé suite au maintien de la division. Il est rebaptisé 61ème RANA en mars 1941.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et unités d’artillerie de l’Empire

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis à la 84ème DIA qui la remplace

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant

-Le Régiment d’Artillerie Coloniale du Maroc est le régiment d’artillerie de la 2ème Division Marocaine.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

-En Indochine, on trouve outre les 4ème et 5ème régiments d’artillerie coloniale déjà cité un groupe mixte d’artillerie coloniale stationné en Chine.