14-Navires légers (7) avisos coloniaux classe Bougainville (6)

L’Amiral Charner

L'Amiral Charner en mer, son Potez 452 embarqué

L’Amiral Charner en mer, son Potez 452 embarqué

-L’Amiral Charner est mis sur cale aux Chantiers Maritimes du Sud Ouest de Bordeaux le 27 mai 1931 lancé le 1er octobre 1932 et admis au service actif le 20 avril 1934.

A sa mise en service, l’Amiral Charner est affecté à Saïgon au sein des FNEO où il arrive en août mais il est rapidement affecté à Nouméa et ce de novembre 1934 à septembre 1935 quand il rallie à nouveau Saïgon et l’Indochine où il va rester déployé, étant le seul des avisos coloniaux à n’être jamais revenu en métropole après sa mise en service.

Avec le retour des croiseurs légers Lamotte-Picquet et Primauguet et du croiseur lourd Suffren en métropole, l’aviso colonial devient le plus grand navire des FNEO et donc navire-amiral. Il reste basé à Saïgon et la réorganisation de septembre 1940 ne change rien à sa situation opérationnelle.

Du 15 mars au 30 mai 1941, l’Amiral Charner est échoué dans l’unique bassin de l’Arsenal d’Indochine à Saïgon. Il y subit une remise en état complète de sa coque et son appareil propulsif sans oublier l’armement et les locaux-vie.

Armé pour essais le 15 juin 1941, il sort pour essais du 16 au 18  puis pour remise en condition du 20 juin au 4 juillet date à laquelle il est de nouveau disponible.

Le 21 mars 1944, il assiste à l’arrivée à Saïgon du patrouilleur Branlebas. A noter qu’en dépit de l’ouverture de la base de Cam-Ranh, l’aviso colonial et le patrouilleur vont rester basés à Saïgon.

L’Amiral Charner est échoué au bassin de l’Arsenal d’Indochine à Saïgon du 10 au 27 juin 1944 pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires avec le débarquement de ses installations d’hydraviation et la modernisation de la DCA (quatre canons de 37mm modèle 1941 et six canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts doubles).

Armé pour essais le 10 juillet 1944, il réalise ses essais réglementaires du 11 au 13 j puis sa remise en condition du 15 au 29 juillet 1944, étant de nouveau disponible le lendemain.

Du 18 au 29 août 1945, l’Amiral Charner participe avec les torpilleurs légers Niçois et Savoyard à la remise en condition du croiseur léger Duguay Trouin qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle.

Le 24 février 1947, un incident frontalier oppose des légionnaires français à des soldats thaïlandais pour quelques arpents de terre disputés entre la France et la Thaïlande au Cambodge. La France bien décidée à ne pas se laisser  marcher sur les pieds décide d’effectuer une démonstration navale.

C’est ainsi que l’Amiral Charner retrouve en mer après avoir appareillé de Saïgon le croiseur lourd Tourville, le croiseur léger Duguay-Trouin et le pétrolier-ravitailleur Rhône  pour une démonstration dans le Golfe de Thaïlande, démonstration à laquelle ne répond pas la marine thaïlandaise.

Cette démonstration s’achève le 4 mars quand les trois navires français mettent cap sur Cam-Ranh où ils arrivent le 7 mars 1947, l’Amiral Charner lui poursuivant sa mission de surveillance jusqu’au 10 mars date de son retour à Saïgon.

Du 27 septembre au 4 octobre 1947, l’Amiral Charner participe à la remise en condition du croiseur lourd Tourville, les deux navires faisant escale à Haïphong du 5 au 12 octobre où les compagnies de débarquement des deux navires sont mises à terre pour réprimer de violentes émeutes entre viets et chinois.
Du 10 octobre au 27 décembre 1947, l’Amiral Charner est échoué au bassin de l’Arsenal d’Indochine pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 7 janvier 1948, sortant pour essais du 8 au 10 puis pour remise en condition du 12 au 26 janvier 1948. Il est de nouveau disponible le 30 janvier et reprend sa mission de présence et de patrouille.

Il alterne entre le Golfe de Siam et le Golfe du Tonkin, bénéficiant pour ses patrouilles du soutiens des avions et hydravions de l’aéronavale qu’il s’agisse des appareils de la 11ème flottille d’hydravions (Catalina et Bloch MB-481) ou les avions de la 12ème FAN (CAO-700M, MB-175T et Léo 456) et intensifie ses patrouilles à l’automne 1948 notamment dans le Golfe du Tonkin.

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