14-Navires légers (1)

14°) NAVIRES LÉGERS

En guise d’introduction…….

Aux côtés des cuirassés rutilants, des porte-avions imposants et des lévriers des mers que ce sont les croiseurs et les contre-torpilleurs figurent d’autres navires de combat plus modestes mais au rôle tout aussi important à savoir les avisos et autres canonnières.

Je passerai rapidement sur les avisos et les canonnières héritées du premier conflit mondial. La majorité de ces navires ont été désarmés et les rares survivants ont été transformés en navires auxiliaires.

Ils sont remplacés dans leurs taches d’escorte et de dragage par deux classes d’aviso-dragueurs : les navires de classe Elan et les navires de classe Chamois.

La classe Elan formée de treize navires est reconnaissable par sa plage avant «submersible», lui donnant l’aspect d’un sous-marin trop chargé dans les hauts est ainsi financée par le contingent 1934  (Elan), le contingent 1936 (Commandant Bory Commandant Delage Commandant Duboc Commandant Rivière) et le contingent 1937 (L’Impétueuse La Curieuse La Batailleuse La Boudeuse La Gracieuse La Moqueuse La Capricieuse Le Commandant Dominé).

Les Elan sont théoriquement conçus pour servir dans les eaux métropolitaines mais la France à en 1939 le deuxième empire colonial du monde qui doit être protégé d’où le dévellopement d’une version «coloniale» des Elan, la classe Chamois, des aviso-dragueurs coloniaux de 647 tW caractérisés par une plage avant classique afin d’améliorer l’habitabilité en pays chauds.

Vingt-quatre navires sont ainsi prévus financés au contingent 1935 (Chamois Chevreuil Gazelle), au contingent 1937 (Annamite Surprise _ex-Bambara_) à la tranche 1938bis (Matelot Leblanc Rageot de la Touche Amiral Sénès Enseigne Ballande La Joyeuse La Trompeuse et La Furieuse) et au décret loi du 11 novembre 1939 (Ambitieuse, Malicieuse, Sérieuse, Enseigne Bisson, Généreuse, Précieuse,Victorieuse, Amiral Duperré, Heureuse, Rieuse Alfred de Courcy et Amiral Gourdon), des navires de 647 tW, filant à 20 noeuds avec une distance franchissable de 10000 miles nautiques à 9 noeuds et un armement semblable à celui des Elan.

Qui dit colonies dit missions de présence et pour cela, notre marine va faire construire dix avisos de classe Bougainville, des avisos pour campagne lointaines bien vite rebaptisés avisos coloniaux.

Les deux premiers baptisés Bougainville et Dumont d’Urville sont financés par la tranche 1927, les deux suivant (Savorgnan de Brazza et D’Entrecasteaux) à la tranche 1929, les deux navires de la tranche 1930 sont baptisés Rigault de Genouilly et Amiral Charner, alors que celui de la tranche 1931 est baptisé D’Iberville. Deux autres sont financés à la tranche 1937 et baptisés Ville d’Ys (puis La Grandière) et Beautemps Beaupré et le dixième à la tranche 1938bis, ce dernier recevant le nom de La Perouse.

A-Avisos et canonnières anciens

Canonnière type Anchusa

La marina nationale dispose d’un unique navire de ce type, la Ville d’Ys (Ville d’Ys II lors de la mise sur cale de l’aviso colonial qui fût finalement rebaptisé La Grandière) construit en Grande Bretagne le 15 août 1917.

Affecté après le premier conflit mondial à la surveillance des pêches de Terre Neuve, ce navire de 1121 tW, filant à 17 noeuds et armé de 3 canons de 100mm, deux canons de 75mm et des grenades ASM est désarmé le 12 novembre 1940 après avoir quitté Saint Pierre et Miquelon où il à été remplacé par un chalutier armé. Mouillé à Fort de France, il sert de ponton brise lames pour protéger la base aéronavale de Fort de France -Schoelcher. La coque ne sera démantelé que dans les années soixante-dix au moment des travaux d’agrandissement de la BAN.

Cannonières classe Aisne

La Somme à la mer

La Somme à la mer

Six navires de 566 tW sont construits et mis en service en 1917/1918. L’Aisne est condamné en octobre 1938, L’Oise au moins d’août 1938 et La Meuse en décembre 1938. Les trois autres sont maintenus en service.

-La Marne est déployée à Saïgon au sein des Forces Navales  en Extrême Orient (FNEO) pour des taches de souveraineté et de sécurité. Toujours en service en septembre 1948.

-La Somme est déployée à Toulon comme transport et navire à tout-faire comme par exemple servir d’escorte en surface aux sous-marins ralliant Toulon depuis Cherbourg comme les sous-marins Créole et Astrée. Toujours en service en septembre 1948.

-L’Yser est déployée à Cherbourg comme navire de sûreté. Il rallie ensuite Dunkerque au printemps 1942. Toujours en service en septembre 1948.

Déplacement : 566 tW Vitesse maximale 20 noeuds Armement d’origine : 4 canons de 100mm 3 ou 4 canons de 65mm et des grenades ASM généralement réduit à un canon de 100mm, deux ou trois canons de 37mm et des mitrailleuses

Canonnières de classe Scarpe

La Suippe

La Suippe

Trois navires de 604 tonnes sont mis en service en 1918. Si La Scarpe et L’Ancre sont rayés avant le début de la guerre de Pologne, La Suippe reste en service à Brest jusqu’au 12 juin 1941 jour où elle est mise en position de complément. Elle est vendue à la démolition le 5 mars 1947 et démantelée.

Déplacement : 604 tonnes Vitesse maximale 21 noeuds Armement d’origine : 4 canons de 100mm, 2 canons de 65mm et des grenades ASM

Canonnières de classe Ailette

Répondant au concept de bateau-piège, les canonnières Ailette et Escaut sont deux navires de 492 tW mis en service en 1918.

Si l’Escaut à été condamnée dès février 1935, l’Ailette est désarmée le 4 août 1941 et mouillée à Toulon jusqu’au printemps 1943, période à laquelle elle à été vendue à la démolition.

Déplacement : 492 tW Vitesse maximale 11 noeuds Armement d’origine : 4 canons de 100mm,3 canons de 65mm et des grenades ASM.

Canonnières classe Dubourdieu

Issue du programme 1917, cinq canonnières baptisées Dubourdieu Duchaffault Dumont d’Urville (puis Enseigne de Vaisseau Henry), Ducouedic et Duperré sont mis en service après le premier conflit mondial. L’Enseigne de Vaisseau Henry sert jusqu’en juin 1940 et le Dubourdieu jusqu’en août 1942, tous les deux à Lorient.

Déplacement :453 tW Vitesse maximale 16.5 noeuds Armement : un canon de 138.6mm un canon de 100mm et des grenades ASM

Canonnières type Agile

Vingt-trois navires de ce type sont construits par les chantiers privés et les Arsenaux mais seulement cinq sont encore en service outre-mer en 1948 pour des missions de surêté et de surveillance à savoit L’Audacieuse en Nouvelle Calédonie, La Dédaigneuse et la Lurone en Indochine; L’Etourdi en Polynésie et la Tapageuse à Djibouti.

Déplacement : 320 à 350 tonnes Vitesse maximale 14 à 17 noeuds Armement d’origine : deux canons de 100mm et des grenades ASM réduit à un canon de 100mm, deux pièces de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses.

Cannonières classe Diligente

Huit navires sont construits durant le premier conflit mondial mais seulement deux sont encore en service en 1948 dans des taches auxiliaires : La Diligente sert de ravitailleur d’hydravions à Toulon et L’Engageante joue le même rôle à Bizerte.

Déplacement : 320 à 350 tonnes vitesse maximale 15.5 noeuds Armement d’origine : deux canons de 100mm réduit à un seul

Avisos classe Amiens

L'aviso Arras classe Amiens

L’aviso Arras classe Amiens

Quarante-trois avisos de ce type sont commandés en mai 1918, des navires portant les noms de villes du Front (Amiens Arras Belfort Bapaume Bar le Duc Calais Coucy Craonne Dunkerque Epernay Lassigny Lievin Reims Tahure Verdun Epinal Toul Vauquois Baccarat Béthune Les Epargnes Lunéville Mondement Montmirail Nancy Peronne Remiremont Revigny Vimy et Vitry le François).

En 1948, onze navires sont encore en service : l’Amiens et l’Arras à Brest servent à la mise au point de systèmes d’armes et de systèmes électroniques qui tiennent compagnie au Calais qui sert de ravitailleur d’hydravions alors que le Coucy sert de transport à Mers el Kebir.

L’Ypres (ex-Dunkerque) à été envoyé à Diego-Suarez pour des missions de transport et de soutien tout comme le Lassigny transformé en ravitailleur de sous marins et basé à Haïphong en Indochine en compagnie des sous-marins Germinal et Thermidor.

Les Tahure et Epinal sont basés à Bizerte pour des missions de soutien. Le Vauquois est modifié pour devenir un mouilleur de mines et basé à Ajaccio  tout comme l’est l’aviso Les Eparges destiné aux mêmes taches mais basés à Mers-El-Kebir.
Enfin, le Nancy à été envoyé comme stationnaire en Indochine à Haiphong, devenant navire-amiral de la FCN (Flottille Côtière du Nord) avant d’être remplacé par La Cordelière.

Déplacement : 850 tonnes Vitesse maximale 20 noeuds Armement d’origine : deux canon de 138mm (Amiens-Verdun) ou de 145mm, un canon de 75mm et des grenades ASM. Les navires encore en service en 1948 disposait d’un canon de 138mm, d’un canon de 75mm, de deux canons de 37mm et de mitrailleuses.

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4 réflexions sur “14-Navires légers (1)

  1. goudon.frederic@wanadoo.fr dit :

    De retour de Thaïlande, je tente de rattraper mon retard sur mes lectures 🙂 Petite question sur cette classe, vu qu’en 1939, 11 étaient en service, je doute que dix ans plus tard, le même nombre soit à flot vu la modernisation  »a fond la caisse » de la marine que vous nous écrivé..

  2. Frédéric dit :

    Je précise que je parle de la classe Amiens/Arras.

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