11-Torpilleurs d’escadre (35)

Le Flibustier

Le torpilleur d'escadre Le Flibustier en achèvement à flot

Le torpilleur d’escadre Le Flibustier en achèvement à flot

-Le Flibustier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer (Var) le 11 mars 1938 et lancé le 14 décembre 1939 avant de subir une période d’armement à flot.

Le 8 septembre 1940, le Flibustier quitte La Seyne sur Mer, traversant la rade pour rallier Toulon afin de remplir ses soutes pour rallier son port d’armement en l’occurence Lorient. Le torpilleur d’escadre quitte Toulon le 9 septembre 1940, fait escale à Casablanca du 13 au 17 septembre avant de rallier Lorient le 20 septembre 1940, quatre jours après son compère Corsaire.

Le torpilleur d’escadre Le Flibustier est officiellement admis au service actif le 18 janvier 1941.

Le Flibustier et le Corsaire quittent Lorient le 19 janvier pour rallier le port belge d’Anvers le 21 où ils retrouvent le cuirassé Richelieu qui était alors en pleine traversée de longue durée avant son admission au service actif.

Les trois navires sont ainsi à  Rotterdam du 23 au 25 janvier, à Bergen du 28 janvier au 2 février, à Aberdeen du 5 au 8 février, à Douvres du 13 au 15 février, à Southampton du 19 au 21 février avant un retour à Brest le 23 février 1941.

Les torpilleurs d’escadre Flibustier et Corsaire quittent Brest le 1er mars en compagnie du Richelieu, les trois navires ralliant Toulon le 14 mars après des escales à Bordeaux, Lisbonne et Casablanca.

Le cuirassé étant indisponible du 23 août au 5 octobre 1941, les deux torpilleurs vont se partager la période d’indisponibilité pour leur entretien et les permissions d’été de l’équipage.

Le Flibustier après avoir effectué une école à feux du 25 août au 4 septembre, fait escale à La Ciotat du 5 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 septembre 1941.
Il est ensuite indisponible du 14 septembre au 5 octobre, sortant pour essais du 6 au 9 octobre et pour remise en condition du 11 au 25 octobre en compagnie du Richelieu et du Corsaire, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nice du 26 au 30 octobre puis à Marseille du 1er au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 novembre 1941.

Le Flibustier et le Corsaire vont participer à la croisière de la Division Navale Française (DNF) en Amérique du Sud, la DNF quittant Toulon le 7 janvier 1942 et rentrant dans le Var le 25 avril 1942, les deux torpilleurs passant au bassin pour inspection et entretien après un tel périple.

Le Flibustier est ainsi mis au sec du 11 au 22 mai, sortant pour essais du 23 au 26 mai puis pour remise en condition du 28 mai au 7 juin en compagnie du Corsaire, les deux torpilleurs d’escadre   rentrant à Toulon le lendemain 8 juin 1942.

Après une école à feux du 13 au 19 juin, les torpilleurs Flibustier et Corsaire participent aux essais (23 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (3 au 21 juillet) du Richelieu, les deux torpilleurs d’escadre étant ensuite indisponible pour permissions d’été de l’équipage du 22 juillet au 17 août 1942. Le Flibustier et le Corsaire sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 août et du 2 au 12 septembre.

Les torpilleurs d’escadre Flibustier et Corsaire accompagnent ensuite le Richelieu dans une école à feux au polygone de Rufisque, les trois navires quittant Toulon le 14 septembre, arrivant  à Dakar le  27, s’exerçant du 1er au 23 octobre, quittant Dakar le 1er novembre pour rentrer à Toulon le 17 novembre via Casablanca et Gibraltar.

Du 12 janvier au 18 mai 1943, le Richelieu est immobilisé à Toulon pour un grand carénage, laissant le Flibustier et le Corsaire sans navire à protéger.

Les deux torpilleurs ne vont pas pour autant rester à quai et vont multiplier les sorties d’entrainement, des sorties comparables à des «entrainement de division». Les deux torpilleurs d’escadre sont ainsi à la mer du 15 janvier au 10 mars et du 21 mars au 1er mai 1943.

Après une école à feux du 8 au 15 mai et une escale à Sète du 16 au 19 mai, les torpilleurs Flibustier et Corsaire rentrent à Toulon le 20, participant  ensuite aux essais (21 au 27 mai) et à la remise en condition (3 au 27 juin) du cuirassé après son petit carénage.

Le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 6 août 1943.

Le 15 janvier 1944, le Richelieu quitte Toulon pour subir un grand carénage à Brest et ce jusqu’au 18 novembre, étant mis au bassin du 24 janvier au 2 octobre. Les deux torpilleurs suivent le cuirassé et vont donc être déployés à Brest durant l’immobilisation du cuirassé.

Ils vont eux aussi subir un grand carénage, le premier de leur carrière. Alors que le Corsaire est immobilisé pour grand carénage, le Flibustier sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 27 janvier au 3 février, faisant escale à Lorient du 4 au 8 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 9 au 16 février, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 17 février 1941.

Le Flibustier subit ensuite à son tour un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 21 février au 18 mars.

Outre une remise en état totale, le torpilleur d’escadre reçoit une suite électronique complète avec un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sa DCA est également modernisée avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avions et un renforcement de la défense contre-avions légère, le Flibustier sortant avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 18 mars, il subit une période de travaux complémentaires à quai avant d’être armé pour essais le 29 mars. Il sort pour ses essais réglementaires du 30 mars au 2 avril puis pour sa remise en condition du 4 au 18 avril à chaque fois en compagnie de son sister-ship Corsaire, les deux navires faisant escale à Lorient du 19 au 23 avril, à Saint Nazaire du 24 au 28 avril et à La Pallice du 29 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain.

Alors que le Richelieu est toujours immobilisé pour grand carénage, ses deux torpilleurs d’escadre poursuivent leur carrière opérationnelle en sortant pour entrainement du 11 mai au 12 juin 1944, date de leur retour à Brest.

Le Flibustier sort pour école à feux du 16 au 24 juin, faisant escale à Saint-Malo du 25 au 30 juin avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Flibustier est indisponible pour permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 15 août, à chaque fois en compagnie du Corsaire, les deux navires rentrant à Brest le lendemain 16 août 1944.

Le Flibustier et le Corsaire sortent à nouveau pour entrainement du 23 août au 13 octobre puis du 20 octobre au 8 novembre, les deux navires faisant escale à Lorient du 9 au 13 novembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Le Flibustier et le Corsaire participent ensuite aux essais (21 novembre au 3 décembre) et à la remise en condition (12 au 24 décembre) du Richelieu dans le Golfe de Gascogne avant une remise en condition au large de l’AOF du 11 janvier au 27 février.

Le cuirassé et les deux torpilleurs quittent l’AOF le 1er mars 1945, font escale à Casablanca du 4 au 7 mars avant de gagner Brest le 10 mars pour débarquer ses Dewoitine HD-780 de chasse. Après ravitaillement, ils cinglent sur Toulon, fait escale à Gibraltar du 13 au 15 mars avant de rentrer à destination le 18 mars 1945.

Du 24 mai au 10 juillet 1945, les deux torpilleurs d’escadre participent à la croisière de représentation du cuirassé Richelieu en Afrique du Nord.

Le Flibustier sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 27 juillet puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 juillet au 4 août, rentrant le lendemain à Toulon pour sa période d’indisponibilité estivale qui s’étend du 6 au 27 août, le Flibustier sortant pour essais du 28 au 31 août et pour remise en condition du 2 au 12 septembre en compagnie du Corsaire (pleinement opérationnel) et du Richelieu (qui venait d’achever sa période d’indisponibilité estivale).

Après une escale à Bastia du 13 au 17 septembre, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escorte reprennent la mer pour un entrainement au combat de nuit du 18 au 23 septembre puis après ravitaillement auprès de l’Adour enchainent par un entrainement à la défense aérienne du mer du 24 septembre au 4 octobre, rentrant à Toulon le 10 après une escale à Nice du 5 au 9 octobre.

Du 17 janvier au 8 février 1946, le Richelieu subit un petit carénage à Toulon, laissant les torpilleurs Flibustier et Corsaire sortir seuls du 20 au 31 janvier pour un entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à La Ciotat du 1er au 4 février avant de rallier Toulon le lendemain le .

Le Corsaire et Le Flibustier sortent ensuite pour les essais (9 au 12 février) du Richelieu avant de reprendre une activité habituelle.

Le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 août, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 29 octobre au 10 novembre 1946, le Richelieu indisponible après un entrainement au large de Dakar et ses deux torpilleurs subissent également une période d’entretien à flot.

Le Flibustier commence l’année 1947 en accompagnant le Richelieu dans un entrainement aviation du 5 au 15 janvier avant une escale à Nice du 16 au 20 janvier et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 31 janvier, rentrant à Toulon le lendemain 1er février.

Le 5 février 1947, des émeutes antifrançaises frappent la ville d’Iskenderun, l’ancienne Alexandretta du temps de la domination française faisant quatre morts. La marine nationale décide d’effectuer une démonstration de force pour mettre la pression sur le gouvernement turc qui se montrera d’abord réticent à réprimer ses émeutes.

Le Flibustier va donc accompagner le Richelieu dans cette démonstration de force qui verra cette puissante escadre française rester sur zone du 12 au 27 février 1947, envoyant un signal fort et clair aux autorités turques.  Après une escale à Beyrouth du 28 février au 3 mars 1947, cette escadre occasionnelle rentre à Toulon le 7 mars 1947.

Le Flibustier subit à son tour son grand carénage, étant échoué au bassin Vauban n°6 du 9 mars au 20 avril. Armé pour essais le 25 avril, le torpilleur d’escadre effectue ses essais réglementaires du 26 au 29 avril avant de rallier Nice le 1er mai où il retrouve le Richelieu et le Corsaire. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 5 au 21 mai, le cuirassé et ses deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Les torpilleurs Casque et Flibustier participent à la revue navale du 14 juillet 1947 en compagnie de leur protégé. Profitant de la période d’indisponibilité du Richelieu (2 août au 14 septembre), le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles du 2 au 23 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 12 septembre, date de leur retour à Toulon.

Le 16 septembre 1947, le Richelieu quitte Toulon pour rallier Dakar le 23 septembre. Le 25 septembre, il entame son école à feux mais le 27 septembre, le canon de 380mm n°2 (tourelle I) explose tuant ou blessant ses servants (bilan final : 9 morts et 24 blessés graves). Le cuirassé regagne Dakar le 29 septembre où les corps sont débarqués et transportés en France. Le cuirassé arrive à Brest le 7 octobre 1947 et est en travaux jusqu’au 17 décembre.

Durant l’immobilisation de leur protégé, les torpilleurs Flibustier et Corsaire sortent pour entrainement du 10 au 25 octobre avec école à feux et entrainement au combat antisurface puis à nouveau du 2 au 12 novembre pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et du 20 novembre au 2 décembre pour un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 12 décembre, les deux torpilleurs d’escadre participent aux essais du Richelieu du 19 au 31 décembre 1947, quittant Brest en sa compagnie le 4 janvier pour rallier Toulon le 12 janvier 1948.

Le Richelieu étant immobilisé pour entretien à flot du 18 mai au 12 juin, les deux torpilleurs subissent également des travaux mais seulement du 19 au 31 mai, sortant ensuite pour entrainement du 1er au 10 juin, date de leur retour à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite aux essais et à la remise en condition du 18 au 30 juin du Richelieu avant de l’accompagner à Rufisque du 17 au 30 juillet, le cuirassé parti avec ses torpilleurs de Toulon le 3 juillet y rentrant le 12 août.

Le 20 août, le cuirassé Richelieu est armé aux effectifs de guerre, recevant une peinture plus discrète avec des consignes de discrétion lumineuse maximales, tout comme naturellement ses torpilleurs d’escorte. Ils sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 21 au 30 août, faisant escale à Nice du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre 1948.

Caractéristiques techniques de la classe Le Hardi

Déplacement : 1772 tW en charge normale (soit 1797 tonnes métriques), 1982.40 tonnes en surcharge qui peut atteindre au maximum 2577.40 tonnes.

Dimensions :  longueur hors tout : 117.20m longueur entre perpendiculaires 111.59m largeur au fort : 11.10m largeur à la flottaison : 11.06m tirant d’eau avant au déplacement normal : 2.99m tirant d’eau arrière au déplacement normal : 3.79m tirant d’eau arrière au déplacement en charge 4.20m

Propulsion :  deux groupes de turbines (Rateau pour les torpilleurs Fleuret Epée Lansquenet Le Flibustier;Parson pour les Le Hardi Mameluk Casque Le Corsaire)  composées pour chacun d’une turbine à haute pression, d’une turbine à moyenne pression, d’une turbine à basse pression plus une turbine de croisière.

Elles sont alimentées en vapeur par quatre chaudières Sural-Penhoët à foyer sous pression timbrées à 35kg/cm² avec une température de surchauffe de 385°.

La puissance dévellopée peut varier de 58000 à 66000ch. Après réducteur, les turbines entrainent deux hélices tripales de 3.3m de diamètre

Performances : vitesse maximale théorique 37 noeuds vitesse maximale en service courant 34 noeuds distance franchissable 1900 miles nautiques à 25 noeuds, 3100 miles nautiques à 10 noeuds

Armement :

(Configuration originelle) :

6 canons de 130mm (5.1 pouces) modèle 1932 répartis en deux tourelles doubles (une avant et deux arrières) modèle 1935; deux canons de 37mm Contre-Avions Simples (CAS) modèle 1925;quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles; Sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme axiale triple et deux plate-formes latérales doubles; deux grenadeurs de sillage avec six grenades Guiraud modèle 1922 de 260kg avec une charge militaire composée de 200kg de tolite et Drague type C

(Configuration septembre 1948) :

Les tourelles doubles de 130mm ont toutes été modifiées contre avions, devenant les tourelles modèle 1935 modifié 1943 (mod 1935/43); la DCA légère à été portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943 et des grenades ASM plus légères embarquées.

Equipage :  187 officiers et marins

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