11-Torpilleurs d’escadre (34)

Le Corsaire

Le torpilleur d'escadre Le Corsaire en achèvement à flot

Le torpilleur d’escadre Le Corsaire en achèvement à flot

-Le Corsaire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer le 31 mars 1938 et lancé le 14 novembre 1939 avant de connaître une période d’achèvement à flot qui s’achève le 5 septembre 1940 quand il traverse la rade pour se ravitailler en carburant.

Il met alors cap sur Lorient, faisant escale à Casablanca du 9 au 13 septembre avant de rallier Lorient le 16 septembre 1940 où il est rejoint peu après par son sister-ship Flibustier.

Le torpilleur d’escadre Le Corsaire est officiellement admis au service actif le 18 janvier 1941

Le Corsaire et le Flibustier quittent Lorient le 19 janvier pour rallier le port belge d’Anvers le 21 retrouvant leur protégé, le cuirassé Richelieu qui était alors en pleine traversée de longue durée avant son admission au service actif.

Les trois navires sont ainsi à  Rotterdam du 23 au 25 janvier, à Bergen du 28 janvier au 2 février, à Aberdeen du 5 au 8 février, à Douvres du 13 au 15 février, à Southampton du 19 au 21 février avant un retour à Brest le 23 février 1941.

Les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier quittent Brest le 1er mars en compagnie du Richelieu, les trois navires ralliant Toulon le 14 mars après des escales à Bordeaux, Lisbonne et Casablanca.

Comme leurs six autres sister-ships, les torpilleurs Corsaire et Flibustier vont suivre le Richelieu comme son ombre pour lui offrir une protection ASM, une protection antisurface et antiaérienne rapprochée.

Les deux torpilleurs d’escadre accompagnent ainsi le Richelieu à son école à feux à Rufisque du 20 juillet au 22 août (date du départ et du retour à Toulon).

Le cuirassé étant indisponible du 23 août au 5 octobre 1941, les deux torpilleurs vont se partager la période d’indisponibilité.

Le Corsaire est ainsi indisponible du 23 août au 13 septembre pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 14 au 17 septembre puis pour remise en condition du 19 septembre au 3 octobre.

Le Corsaire participe ensuite aux essais (6 au 9 octobre) et à la remise en condition (11 au 25 octobre) du cuirassé et de son compère Flibustier, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nice du 26 au 30 octobre puis à Marseille du 1er au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 novembre 1941.

Le Corsaire et le Flibustier vont participer à la croisière de la Division Navale Française (DNF) en Amérique du Sud, la DNF quittant Toulon le 7 janvier 1942 et rentrant dans le Var le 25 avril 1942, les deux torpilleurs passant au bassin pour inspection et entretien après un tel périple.

Le Corsaire est ainsi échoué au bassin Vauban (n°6) du 30 avril au 10 mai pour inspection, grattage et peinture de la coque sans oublier des travaux de maintenance courant qui avaient été perturbés par la croisière.

Il sort pour essais du 11 au 15 mai puis pour remise en condition du 17 au 21 mai, retrouvant ensuite son compère Flibustier pour ses essais du 23 au 26 mai puis pour sa remise en condition du 28 mai au 7 juin, rentrant à Toulon le lendemain 8 juin 1942.

Après une école à feux du 13 au 19 juin, les torpilleurs Corsaire et Flibustier participent aux essais (23 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (3 au 21 juillet) du Richelieu, les deux torpilleurs d’escadre étant ensuite indisponible pour permissions d’été de l’équipage du 22 juillet au 17 août 1942. Le Corsaire et le Flibustier sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 août et du 2 au 12 septembre.

Durant cette immobilisation estivale, le Corsaire comme le Flibustier voient leur DCA être modernisée, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier accompagnent ensuite le Richelieu dans une école à feux au polygone de Rufisque, les trois navires quittant Toulon le 14 septembre, arrivant  à Dakar le  27 septembre, s’exerçant du 1er au 23 octobre, quittant Dakar le 1er novembre pour rentrer à Toulon le 17 novembre via Casablanca et Gibraltar.

Du 12 janvier au 18 mai 1943, le Richelieu est immobilisé à Toulon pour un grand carénage, laissant le Corsaire et le Flibustier sans navire à protéger.

Les deux torpilleurs ne vont pas pour autant rester à quai et vont multiplier les sorties d’entrainement, des sorties comparables à des «entrainement de division» que mènent leurs prédécesseurs Bourrasque et l’Adroit.

Le Corsaire et le Flibustier effectuent une école à feux du 15 au 22 janvier, faisant escale à Port-Vendres du 23 au 27 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 3 février et une escale à Marseille du 4 au 10 février.

Après un entrainement au combat antisurface du 11 au 20 février, les deux torpilleurs font escale à Tanger du 21 au 25 février avant un entrainement anti-sous-marin, le sous-marin Minerve de la 12ème DSM servant de plastron aux torpilleurs du 26 février au 4 mars, les deux torpilleurs et le sous-marin faisant escale à Oran du 5 au 9 mars, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 10 mars 1943.

Le Corsaire et le Flibustier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 21 mars, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 21 au 29 mars avant une escale à Sète du 30 mars au 2 avril avant un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 avril, une escale à Calvi du 11 au 15 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 22 avril, les deux torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 23 au 30 avril avant de rentrer le lendemain 1er mai 1943 à Toulon.

Les deux torpilleurs escortant en temps normal le Richelieu sortent pour une école à feux du 8 au 15 mai, faisant escale à Sète du 16 au 19 mai avant de rentrer à  Toulon le lendemain 20 mai. Ils participent ensuite aux essais (21 au 27 mai) et à la remise en condition (3 au 27 juin) du cuirassé après son petit carénage.

Le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 6 août 1943.
Le 15 janvier 1944, le Richelieu quitte Toulon pour subir un grand carénage à Brest jusqu’au 18 novembre. Les deux torpilleurs suivent le cuirassé et vont donc être déployés en Bretagne durant l’immobilisation du cuirassé.

Ils vont eux aussi subir un grand carénage, le premier de leur carrière. Le Corsaire à peine arrivé à Brest débarque ses munitions, vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville du 23 janvier au 20 février 1944.

Outre une remise en état complète, le torpilleur d’escadre reçoit une suite électronique complète avec un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sa DCA est également modernisée avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avions et un renforcement de la défense contre-avions légère, le Corsaire sortant avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Le Corsaire est armé pour essais le 2 mars 1944, sortant aux essais du 2 au 5 mars puis pour remise en condition du 7 au 21 mars, rentrant le lendemain à Brest. Il participe ensuite aux essais (30 mars au 2 avril) et à la remise en condition (4 au 18 avril) du Flibustier qui l’avait remplacé dans le bassin Tourville, les deux navires faisant escale à Lorient du 19 au 23 avril, à Saint-Nazaire du 24 au 28 avril et à La Pallice du 29 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain.

Le Corsaire et le Flibustier quittent Brest le 11 mai 1944 pour une école à feux jusqu’au 18 mai quand les deux navires font escale à Lorient du 19 au 22. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 30 mai, les deux torpilleurs font relâche à Nantes du 31 mai au 3 juin avant un entrainement antisurface du 4 au 11 juin, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Corsaire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet 1944, sortant pour essais du 5 au 8 juillet puis pour remise en condition du 10 au 24 juillet. Il participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) du Flibustier, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le 23 août 1944, les torpilleurs Corsaire et Flibustier appareillent pour un nouvel entrainement avec une école à feux du 23 au 30 août avant une escale à Lorient du 31 août au 3 septembre et un entrainement au combat antisurface du 4 au 12 septembre.

Après une escale à Biaritz du 13 au 17 septembre, les deux torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 septembre, faisant escale à La Pallice du 28 septembre au 2 octobre avant un entrainement ASM avec le sous-marin Sfax du 3 au au 13 octobre, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Brest.

Le Corsaire et le Flibustier sont à nouveau à la mer pour une école à feux du 20 au 27 octobre puis pour un entrainement à la défense aérienne du 29 octobre au 8 novembre, faisant escale à Lorient du 9 au 13 novembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Le Corsaire et le Flibustier participent ensuite aux essais (21 novembre au 3 décembre) et à la remise en condition (12 au 24 décembre) du Richelieu dans le Golfe de Gascogne avant une remise en condition au large de l’AOF du 11 janvier au 27 février.

Le cuirassé et les deux torpilleurs quittent l’AOF le 1er mars 1945, font escale à Casablanca du 4 au 7 mars avant de gagner Brest le 10 mars pour débarquer ses Dewoitine HD-780 de chasse. Après ravitaillement, ils cinglent sur Toulon, fait escale à Gibraltar du 13 au 15 mars avant de rentrer à destination le 18 mars 1945.

Du 24 mai au 10 juillet 1945, les deux torpilleurs d’escadre participent à la croisière de représentation du cuirassé Richelieu en Afrique du Nord.

Alors que le Richelieu connait sa période d’indisponibilité estivale (15 juillet au 27 août), le Corsaire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 5 août, sortant aux essais du 6 au 9 août et pour remise en condition du 11 au 25 août.

Le Corsaire participe ensuite aux essais (28 au 31 août) et à la remise en condition (2 au 12 septembre) du Flibustier et du Richelieu. Après une escale à Bastia du 13 au 17 septembre, ils reprennent la mer pour un entrainement au combat de nuit du 18 au 23 septembre puis après ravitaillement auprès de l’Adour, un entrainement à la défense aérienne du mer du 24 septembre au 4 octobre, rentrant à Toulon le 10  après une escale à Nice du 5 au 9 octobre.

Du 17 janvier au 8 février 1946, le Richelieu subit un petit carénage à Toulon, laissant les torpilleurs Casque et Flibustier sortir seuls du 20 au 31 janvier pour un entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à La Ciotat du 1er au 4 février avant de rallier Toulon le lendemain. Le Corsaire et Le Flibustier sortent ensuite pour les essais (9 au 12 février) du Richelieu avant de reprendre une activité habituelle.

Le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 août, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 29 octobre au 10 novembre 1946, le Richelieu est indisponible après un entrainement au large de Dakar et ses deux torpilleurs subissent également une période d’entretien.

Le Corsaire commence l’année 1947 par un grand carénage. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°6 du 5 janvier au 12 février 1947 pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique.

Remis à flot, il subit des travaux complémentaires avant d’être armé pour essais le 22 février, sortant pour essais du 23 au 26 février avant sa remise en condition du 28 février au 15 mars 1947.

Le Corsaire sort une école à feux du 20 au 27 mars avant une escale à Sète du 28 mars au 2 avril et un retour à Toulon le 3 avril. Il participe ensuite aux essais (5 au 9 avril) et à la remise en condition du Richelieu (12 au 30 avril) en compagnie du Chateaurenault.

Le Richelieu et le Corsaire sont rejoints à Nice le 1er mai par le Flibustier qui «remplace» le Chateaurenault qui est rentré à Toulon dès le 1er mai pour subir lui aussi un grand carénage. Après trois jours d’escale jusqu’au 4 mai, le Richelieu, le Corsaire et le Flibustier sortent pour remise en condition du Flibustier du 5 au 21 mai 1947, les trois navires rentrant le lendemain  à Toulon.

Les torpilleurs Corsaire et Flibustier participent à la revue navale du 14 juillet 1947 en compagnie de leur protégé. Profitant de la période d’indisponibilité du Richelieu (2 août au 14 septembre), le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles du 2 au 23 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 12 septembre, date de leur retour à Toulon.

Le 16 septembre 1947, le Richelieu quitte Toulon pour rallier Dakar le 23 septembre. Le 25 septembre, il entame son école à feux mais deux jours plus tard, le 27 septembre, le canon de 380mm n°2 (tourelle I) explose tuant ou blessant ses servants (bilan final : 9 morts et 24 blessés graves). Le cuirassé regagne Dakar le 29 septembre où les corps sont débarqués et transportés en France. Le cuirassé arrive à Brest le 7 octobre 1947 et est en travaux jusqu’au 17 décembre.
Durant l’immobilisation de leur protégé, les torpilleurs Corsaire et Flibustier sortent pour entrainement du 10 au 25 octobre avec école à feux et entrainement au combat antisurface puis à nouveau du 2 au 12 novembre pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et du 20 novembre au 2 décembre pour un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 12 décembre, les deux torpilleurs d’escadre participent aux essais du Richelieu du 19 au 31 décembre 1947, quittant Brest en sa compagnie le 4 janvier pour rallier Toulon le 12 janvier 1948.

Le Richelieu étant immobilisé pour entretien à flot du 18 mai au 12 juin, les deux torpilleurs subissent également des travaux mais seulement du 19 au 31 mai, sortant ensuite pour entrainement du 1er au 10 juin, date de leur retour à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite aux essais et à la remise en condition du 18 au 30 juin du Richelieu avant de l’accompagner à Rufisque du 17 au 30 juillet, le cuirassé parti avec ses torpilleurs de Toulon le 3 juillet y rentrant le 12 août.

Le 20 août, le cuirassé Richelieu est armé aux effectifs de guerre, recevant une peinture plus discrète avec des consignes de discrétion lumineuse maximales, tout comme naturellement ses torpilleurs d’escorte. Ils sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 21 au 30 août, faisant escale à Nice du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre 1948.

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