11-Torpilleurs d’escadre (29)

Le Fleuret

Le torpilleur d'escadre Le Fleuret à la mer

Le torpilleur d’escadre Le Fleuret à la mer

-Le Fleuret est mis sur cale aux chantiers navals des Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 18 août 1936 et lancé le 28 juillet 1938.

Il quitte son chantier constructeur le 12 janvier 1940, fait escale à Casablanca du 16 au 20 janvier avant de rallier son port d’armement _Lorient_ le 24 janvier 1940 pour effectuer ses essais et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Le Fleuret est admis au service actif le 7 juillet 1940, affecté au groupement de ligne de la 2ème Escadre.

Sa mission sera d’assurer la protection anti-sous-marine, antisurface et antiaérienne du croiseur de bataille Strasbourg, mission qu’il mènera avec le Lansquenet.

Le Fleuret et le Lansquenet quittent Lorient le 7 août 1940 au lendemain de l’admission au service actif du dernier nommé, les deux torpilleurs faisant escale à Lisbonne du 10 au 13 août puis à Casablanca du 15 au 18 avant de rallier Toulon le 22 août 1940.

Le lendemain, les deux torpilleurs sortent pour la première fois en mer en compagnie de leur protégé, le croiseur de bataille Strasbourg, les trois navires étant en mer du 23 août au 7 septembre, faisant escale à Marseille du 8 au 12 septembre avant de rallier Toulon le lendemain 13 septembre 1940.

Du 20 mars au 4 mai 1941, le Strasbourg est immobilisé pour un petit carénage. Les Fleuret et Lansquenet ne vont cependant pas rester à quai au risque de recevoir des aussières en béton. Le Fleuret sort en compagnie du Lansquenet pour entrainement du 21 mars au 2 avril, du 9 au 17 avril et du 20 au 28 avril, rentrant le lendemain 29 avril 1941 à Toulon.

Le Fleuret victime d’une avarie mécanique est indisponible du 2 au 12 mai, sortant pour essais les 13 et 14 mai avant une sortie de remise en condition en compagnie du Lansquenet et ce du 16 au 21 mai 1941, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Le Fleuret et le Lansquenet participent ensuite aux essais (23 au 30 mai) et à la remise en condition du Strasbourg et ce du 4 au 12 juin avant de reprendre une activité classique.

Comme le Strasbourg, le Fleuret et le Lansquenet sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 12 août, sortant ensuite en compagnie du Strasbourg pour essais (13 au 18 août) et pour remise en condition (20 août au 2 septembre), remise en condition suivit d’un entrainement à Rufisque du 16 septembre au 4 octobre, les trois navires étant de retour à Toulon le 22 octobre 1941.

Le Strasbourg subissant un petit carénage du 17 décembre 1941 au 12 mai 1942, les torpilleurs Fleuret et Lansquenet vont donc se retrouver orphelins de leur protégé ce qui ne les empêchent pas de déployer une activité soutenue.

Ils subissent d’abord une période de travaux à flot du 18 décembre 1941 au 4 janvier 1942 pour notamment renforcer la DCA. La défense contre-avions d’origine est remplacée par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 5 au 8 janvier puis pour remise en condition du 10 au 25 janvier, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 31 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 1er février 1942.

Du 8 au 18 février 1942, Le Fleuret et le Lansquenet effectuent une école à feux puis après une escale à Sète du 19 au 22 février, les deux torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 février au 1er mars, faisant escale à Propriano du 2 au 7 mars avant un entrainement ASM du 8 au 17 mars en compagnie du sous-marin Le Glorieux, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Le Fleuret et le Lansquenet sortent à nouveau pour entrainement, quittant Toulon le 27 mars pour une école à feux du 27 mars au 5 avril puis après une escale à Ajaccio du 6 au 11 avril effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 20 avril, faisant escale à Bonifacio du 21 au 25 avril avant un entrainement au combat antisurface du 26 avril au 4 mai, faisant escale à Alger du 5 au 8 mai et à Oran du 9 au 14 mai avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1942.

Le Fleuret et le Lansquenet participent ensuite aux essais (13 au 20 mai 4 au 12 juin) et à la remise en condition (17 juin au 4 juillet) du Strasbourg, les trois navires effectuant un entrainement au large de Dakar du 4 août au 4 septembre, quittant Dakar le 11 septembre pour rentrer à Toulon le 22 septembre 1942.

Du 23 septembre au 12 octobre, comme le Strasbourg, les deux torpilleurs sont indisponibles sont entretien et permissions de l’équipage, les deux torpilleurs sortant avec le croiseur de bataille pour essais du 13 au 20 octobre avant remise en condition du 21 au 31 octobre, étant jugé de nouveau pleinement opérationnel le 2 novembre 1942.

Du 3 mars au 12 avril 1943, le Strasbourg est indisponible suite à une avarie. Les Fleuret et Lansquenet sortent pour une école à feux du 8 au 17 mars, faisant escale à Marseille du 18 au 22 mars avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 mars au 1er avril, faisant escale à Sète du 2 au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 7 avril 1943.

le Fleuret et le Lansquenet participe aux essais du Strasbourg du 14 au 19 avril avant une remise en condition au large des côtes orientales de la Corse du 21 avril au 5 mai, les trois navires mouillant à Porto-Vecchio du 6 au 11 mai avant de rentrer à  Toulon le 13 mai 1943. Du 2 juin au 27 juillet, les trois navires s’entrainent au large de Dakar, rentrant à Toulon le 14 août.

Le Fleuret est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 2 septembre 1943, sortant pour essais du 3 au 6 septembre puis pour remise en condition du 8 au 20 septembre.

Le Fleuret participe ensuite à la remise en condition du Strasbourg et du Lansquenet du 22 septembre au 8 octobre, le Strasbourg victime d’une avarie devant rentrer réparer à Toulon du 25 au 30 septembre pendant que les deux torpilleurs continuaient l’entrainement de leur côté.

Le croiseur de bataille et les deux torpilleurs d’escadre mouillent aux salins d’Hyères du 8 au 12 octobre avant une remise en condition dans le Golfe du Lion du 13 au 30 octobre puis au large du cap Corse du 2 au 9 novembre 1943.

Le Strasbourg victime d’un échouage à Dakar le 17 juin 1944 va rester immobilisé pour réparations jusqu’au 15 août 1945 à Bizerte. Le Fleuret et le Lansquenet vont accompagner le croiseur de bataille jusqu’à Bizerte le 2 août 1944 avant de rentrer à Toulon le 5 août 1944 pour subir un grand carénage.

Le Fleuret est échoué au bassin Vauban (n°6) du 6 août au 8 septembre 1944 pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique et de la DCA, cette dernière étant portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943. Les tourelles de 130mm sont modifiées pour pouvoir tirer contre-avions.

Remis à flot le 8 septembre 1944, il est remplacé par le Lansquenet, le Fleuret effectuant des travaux complémentaires à flot du 8 au 30 septembre, sortant pour essais du 1er au 4 octobre puis pour remise en condition du 6 au 20 octobre, mouillant aux salins d’Hyères du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Toulon le 26 octobre 1944.

Le Fleuret participe aux essais (27 au 30 octobre) puis à la remise en condition (1er au 15 novembre) du Lansquenet, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 16 au 20 novembre, à Bastia du 21 au 25 novembre, à Porto-Vecchio du 26 au 30 novembre, à Tunis du 2 au 7 décembre, à Sfax du 10 au 14 décembre, à Beyrouth du 18 au 21 décembre, à Bizerte du 24 au 27 décembre avant de rentrer à Toulon le 30 décembre 1944.

Le Fleuret et le Lansquenet quittent Toulon le 10 janvier 1945 pour un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 1ère DT. Les six torpilleurs effectuent une école à feux commune du 10 au 18 janvier puis après une escale à Bastia du 19 au 22 janvier effectuent un entrainement au combat antisurface du 23 au 30 janvier, les six navires se ravitaillant à Toulon le 31 janvier avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 8 février, rentrant le lendemain  à Toulon.

Le Fleuret et le Lansquenet quittent Toulon le 21 février 1945 pour un entrainement dans le Golfe du Lion. Après une école à feux du 21 au 27 février, les deux torpilleurs d’escadre font escale à Port-Vendres du 28 février au 4 mars avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 mars.

Après un ravitaillement à Toulon le 13 mars, le Fleuret et le Lansquenet subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 21 mars puis font escale à Nice du 22 au 27 mars avant un entrainement ASM face au sous-marin Venus  du 28 mars au 5 avril, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 15 avril 1945, les deux torpilleurs d’escadre auraient du appareiller pour un entrainement de division mais le Fleuret est victime d’une avarie et est indisponible jusqu’au 5 mai quand il sort pour essais du 6 au 9 mai et pour remise en condition du 11 au 25 mai, à chaque fois en compagnie du Lansquenet.

Le 3 juin 1945, le Fleuret et le Lansquenet sortent à nouveau pour entrainement. Après une école à feux du 3 au 10 juin, les deux torpilleurs font escale à Alger du 11 au 15 juin avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 juin qui est suivi par une escale à Ajaccio du 24 au 27 juin puis d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juin au 5 juillet avant une nouvelle escale à Nice du 6 au 12 juillet et un exercice de synthèse du 13 au 20 juillet, les deux torpilleurs d’escadre rentrant le lendemain 21 juillet 1945 à Toulon.

Le Fleuret est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 21 juillet au 11 août, sortant pour essais du 12 au 15 août et pour remise en condition du 16 août au 2 septembre. Il participe ensuite aux essais (3 au 6 septembre) et à la remise en condition (8 au 15 septembre) du Lansquenet.

Le 17 septembre 1945, les deux torpilleurs quittent Toulon pour rallier Bizerte et retrouver le Strasbourg avec lequel ils sortent pour essais du 22 au 27 septembre avant de reprendre l’entrainement par un exercice majeur.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, le croiseur de bataille Strasbourg s’entraine avec son sister-ship Dunkerque, les quatre torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Épée Fleuret et Lansquenet, la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et de la 2ème DCT composé des modernes et puissants Bayard Du Guesclin Turenne.

Après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, les deux croiseurs de bataille, les quatre torpilleurs d’escadre, les deux croiseurs De Grasse et Guichen et les trois contre-torpilleurs gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Le 4 mars 1946, la décision est prise de redéployer la 1ère DL à Mers-El-Kébir. Le 12 mars 1946, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg appareillent de Toulon pour rallier leur nouvelle base nord-africaine en compagnie donc du Le Hardi de L’Epée, du Lansquenet et du Fleuret.

Ce transit s’effectue comme en temps de guerre. Les deux croiseurs de bataille naviguent en ligne de file séparés par par un demi-mile avec un torpilleur au poste avant, un torpilleur en serre-file à l’arrière et deux chiens de garde à tribord et à bâbord, le tout sous le couvert de l’aviation basée à Toulon et en Corse.

La petite escadre fait d’ailleurs escale à Ajaccio du 13 au 15 mars avant de reprendre la mer le lendemain 16 mars dans la soirée pour arriver à Mers-El-Kébir le 17 mars 1946.

A cinquante miles nautique de Mers-El-Kébir, quatre Dewoitine D-520 de la 14C et deux CAO-700M de la 22E prennent contact avec les deux croiseurs de bataille et les quatre torpilleurs et assurent leur couverture aérienne jusqu’à leur arrivée à Mers-El-Kébir.

Le 17 août 1946, le croiseur de bataille Strasbourg appareille de Mers-El-Kebir pour une tournée dans les Caraïbes en compagnie de ses torpilleurs d’escadre Le Fleuret et Lansquenet et du pétrolier-ravitailleur La Baïse.

La jonction avec les croiseurs Suffren et Chateaurenault venus de Toulon se fait le 19 août au large de l’Espagne, la petite escadre manœuvrant ensemble avant de faire une première escale à Casablanca le 24 août avant de traverser d’une traite l’Atlantique, arrivant à Fort de France le 2 septembre 1946.

Il fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946 avant de rentrer à Mers-El-Kebir le 12 octobre 1946 et d’être indisponible jusqu’au 5 décembre avant de sortir pour essais du 7 au 12 décembre suivit d’une remise en condition du 14 au 26 décembre 1946.

Le Fleuret subit grand carénage à Mers-El-Kébir sur le dock flottant du 5 juillet au 6 août 1947, sortant pour essais du 7 au 10 août avant remise en condition du 11 au 25 août, ralliant ensuite Bizerte pour attendre la disponibilité du Strasbourg le 28 août 1947.

Le Fleuret sort pour une école à feux du 5 au 10 septembre, rentrant à Bizerte le lendemain 11 septembre. Du 15 au 22 septembre, il participe avec son sister-ship Lansquenet aux essais du Strasbourg, la remise en condition ayant lieu du 27 septembre au 27 octobre avec son sister-ship Dunkerque et les trois croiseurs légers de la 8ème DC.

Jusqu’au 5 septembre 1948, le Fleuret et le Lansquenet vont suivre le Strasbourg et le jour où éclate le second conflit mondial, les deux torpilleurs sont à quai à Mers-El-Kébir en compagnie de leur protégé.

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