11-Torpilleurs d’escadre (28)

C-Torpilleurs d’escadre classe Le Hardi

Le torpilleur d'escadre Le Hardi à la mer

Le torpilleur d’escadre Le Hardi à la mer

Avant-propos

Après avoir construit les vingt-six torpilleurs de type Bourrasque/L’Adroit, le STCN se préoccupe au début des années trente de construire un nouveau type de torpilleur mieux adapté à la protection des nouveaux navires de ligne alors en cours de mise au point, les futurs Dunkerque et Strasbourg.

Ces navires doivent également résoudre un certain nombre de défaut des Bourrasque/L’Adroit notamment un rayon d’action insuffisant et leur stabilité à la mer, Les Le Hardi intègre ainsi la soudure à leur construction, les superstructures sont en alliage léger

Tout cela aboutit à un torpilleur de 1772 tonnes Washington (1797 tonnes métriques) à la silhouette élégante avec un long gaillard d’avant, des superstructures réduites et deux cheminées, le projet étant validé le 10 août 1934.

L’armement principal se compose de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières) ce qui permet de limiter la hauteur du navire, un atout précieux dans le combat de nuit à une époque où le radar n’existe pas encore. Si l’armement antisurface est bon, la DCA légère est insuffisante tout comme l’armement ASM alors que la mission principale de ces navires est l’escorte.

Néanmoins et en dépit de ses défauts (commun aux navires français de l’époque), les Le Hardi apportent un grand nombre d’améliorations. Leur construction est mieux adaptée à une économie de guerre, ils peuvent tenir une vitesse très élevée (34-35 noeuds), une stabilité plus importante, une coque plus résistante, des passerelles plus confortables, une nouvelle conduite de tir et un champ de battage améliorée pour les tubes lance-torpilles…………. .

Le premier navire baptisé Le Hardi est financé à la tranche 1932. Il est suivit par deux navires à la tranche 1935 (Fleuret et Épée), trois navires à la tranche 1936 (Mameluk Casque Lansquenet), deux navires à la tranche 1937 (Le Corsaire et Flibustier).

Leur construction est répartie entre trois chantiers privés, les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) chargés de la construction du Le Hardi et du Mameluk; les Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) chargés de la construction de L’Épée et du Lansquenet et enfin les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer qui vont construire les Fleuret, Casque, Corsaire et Flibustier.

Le Hardi

4 mai 1938 : lancement par les ACL du torpilleur d'escadre Le Hardi

4 mai 1938 : lancement par les ACL du torpilleur d’escadre Le Hardi

-Le Hardi est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL)  à Nantes le 20 mai 1936 et lancé le 4 mai 1938. Il quitte son chantier constructeur au mois de novembre 1939, direction son port d’armement Lorient.

Il arrive à Lorient le 4 novembre 1939, date de sa présentation pour essais. Il va réaliser ses essais et sa mise en condition au large de la Bretagne, il est rejoint à partir du 1er décembre 1939 par son sister-ship L’Épée.

Le torpilleur d’escadre Le Hardi est officiellement admis au service actif le 20 juin 1940

Le 5 juillet 1940, l’Épée est à son tour admis au service actif. Les deux torpilleurs quittent Lorient le 6 juillet, font escale à Casablanca du 9 au 12 juillet avant de rallier Toulon le 16 juillet 1940.

Le Hardi et l’Épée vont assurer la protection du croiseur de bataille Dunkerque, le fleuron de la 2ème Escadre qu’ils vont suivre comme leur ombre pour lui assurer une protection anti-sous-marine, une protection antiaérienne ainsi qu’une protection antisurface notamment contre les torpilleurs ennemis.

Le Dunkerque étant en travaux à Bizerte, les deux torpilleurs d’escadre rallient la Tunisie à la fin du mois d’août pour retrouver leur protégé.

Du 14 mai au 4 septembre 1941, le Dunkerque étant immobilisé pour carénage, les Le Hardi et L’Épée ne vont pas pourtant rester bien sagement au port. Ils sortent ainsi pour entrainement du 17 mai au 2 juin pour écoles à feux, lancement de torpilles, grenadages puis de nouveau du 9 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Hardi est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 13 juillet, participant le 14 juillet 1941 à une revue navale en rade des Vignettes à Toulon avant d’effectuer ses essais à la mer du 15 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 5 août, le Le Hardi participant ensuite aux essais (6 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 26 août) de l’Epée.

Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque qui est armé pour essais le 25 septembre 1941. Le croiseur de bataille sort pour essais du 26 au 30 septembre et pour du 3 au 10 octobre avant remise en condition au large de Toulon du 12 au 25 octobre.

Les torpilleurs d’escadre Le Hardi et L’Epée quittent Toulon en compagnie du Dunkerque le 27 octobre, faisant escale à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rallier Dakar le 7 novembre pour une école à feux à Rufisque du 8 au 18 novembre, les trois navires quittant Dakar le 20 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 24 novembre avant de rentrer à Toulon le 30 novembre 1941.

Après un entrainement et une croisière en Espagne et au Portugal en compagnie du Dunkerque, les deux torpilleurs vont effectuer une croisière en Amérique du Nord, quittant Brest le 27 février 1942 et rentrant à Toulon le 19 avril 1942.
Comme le croiseur de bataille, les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles jusqu’au 21 mai 1942, cette indisponibilité étant l’occasion d’une modernisation de la DCA.

Les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Un radar de navigation est également installé. Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque.

Le 4 avril 1943, les deux torpilleurs quittent Toulon en compagnie de leur protégé et du croiseur léger De Grasse pour une mission de relations publiques à Dunkerque du 2 au 10 mai avant une croisière dans les îles britanniques (15 mai au 2 juin), rentrant à Toulon le 28 juin 1943.

Alors que le Dunkerque est en grand carénage (au bassin du 7 juillet 1943 au 1er mai 1944), les Le Hardi et L’Epée sortent pour un dernier entrainement avant d’eux aussi subir le premier grand carénage, effectuant une école à feux du 5 au 12 juillet puis après ravitaillement à Toulon le 13 juillet, subissent un entrainement défense aérienne à la mer du 14 au 20 juillet 1943, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Le Hardi débarque ses munitions puis vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 23 juillet au 5 septembre 1943. Il subit une remise en état complète et une modernisation de l’électronique, le Le Hardi étant remis à flot avec un radar de navigation, un radar de veille combinée et un Asdic.

Armé pour essais le 15 septembre 1943, il sort pour ses essais réglementaires du 15 au 18 septembre puis après ravitaillement à Toulon le 19 septembre est à la mer pour 20 septembre au 4 octobre, faisant escale à Ajaccio du 5 au 9 octobre avant de rentrer à Toulon le 10 octobre 1943.

Le Hardi sort pour une école à feux du 15 au 22 octobre, faisant escale à Marseille du 23 au 27 octobre puis à Port-Vendres du 28 octobre au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain. Il participe ensuite aux essais (6 au 9 novembre) et à la remise en condition (12 au 26 novembre) de son compère L’Epée, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 27 novembre 1943.

Le 4 décembre 1943, Le Hardi et l’Epée appareillent de Toulon pour entrainement. Après une école à feux du 4 au 11 décembre, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Toulon le 12 décembre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 20 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 21 au 26 décembre, reprenant la pour mer pour une nouvelle phase d’entrainement, les deux torpilleurs étant à Porto-Vecchio du 30 décembre 1943 au 3 janvier 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre rallient Casablanca le 8 janvier 1944 pour une croisière en Afrique du Nord. Les deux torpilleurs sont à Casablanca du 8 au 12 janvier, à Oran du 15 au 18 janvier, à Alger du 19 au 22 janvier, à Bizerte du 24 au 27 janvier, à Tunis du 28 janvier au 1er février et à Sfax du 3 au 7 février.

Les Le Hardi et l’Epée traversent ensuite la Méditerranée, faisant escale à Héraklion du 10 au 15 février, au Pirée du 17 au 20 février, à Istanbul du 23 au 26 février, à Antalya du 28 février au 2 mars, à Beyrouth du 5 au 10 mars, à Haïfa du 13 au 17 mars, à Alexandrie du 19 au 23 mars, à Bizerte du 27 au 30 mars avant de rallier Toulon le 3 avril 1944.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 24 avril, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 25 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 15 mai, Le Hardi et l’Epée faisant escale à Sète du 16 au 19 mai, à Marseille du 20 au 25 mai, à La Ciotat du 26 au 30 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 31 mai 1944.
Après une école à feux du 5 au 12 juin, le Le Hardi et l’Epée vont participer aux essais à la mer ( 17 au 28 juin, du 2 au 8 juillet et du 13 au 18 juillet 1944) et à la remise en condition du Dunkerque, d’abord en Méditerranée du 22 juillet au 4 août puis au large de Dakar du 21 août au 30 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le 15 octobre 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre vont continuer à suivre le croiseur de bataille comme son ombre avec comme événement saillant notamment un entrainement au large de Dakar du 11 mai au 16 juillet  1945, les trois navires rentrant à Toulon le 29 juillet 1945.

Le 4 mars 1946, la décision est prise de redéployer la 1ère DL à Mers-El-Kébir. Le 12 mars 1946, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg appareillent de Toulon pour rallier leur nouvelle base nord-africaine en compagnie donc du Le Hardi de L’Epée, du Lansquenet et du Fleuret.

Ce transit s’effectue comme en temps de guerre. Les deux croiseurs de bataille naviguent en ligne de file séparés par par un demi-mile  avec un torpilleur au poste avant, un torpilleur en serre-file à l’arrière et deux chiens de garde à tribord et à bâbord, le tout sous le couvert de l’aviation basée à Toulon et en Corse.

La petite escadre fait d’ailleurs escale à Ajaccio du 13 au 15 mars avant de reprendre la mer le lendemain 16 mars dans la soirée pour arriver à Mers-El-Kébir le 17 mars 1946.

A cinquante miles nautique de Mers-El-Kébir, quatre Dewoitine D-520 de la 14C et deux CAO-700M de la 22E prennent contact avec les deux croiseurs de bataille et les quatre torpilleurs et assurent leur couverture aérienne jusqu’à leur arrivée à Mers-El-Kébir.

Comme en 1943, le Dunkerque va subir un grand carénage et comme lors de la première fois, ses deux torpilleurs d’escorte vont également subir une remise en état complète mais également une modernisation. Cette solution à en effet été jugé préférable à changer les escorteurs d’affectation.

Le 3 septembre 1946, le Dunkerque quitte l’Afrique du Nord pour son nouveau grand carénage, arrivant à Toulon le 5 septembre à l’aube. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°7 le 8 septembre.

Le Hardi et l’Epée arrivent ensemble à Toulon en compagnie du Dunkerque. Si le premier va subir un grand carénage, le second va s’entrainer depuis le grand port varois.

Le Hardi débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 9 septembre au 5 novembre 1946 pour remise en état et modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines remise en état tout comme les chaudières qui sont retubées. Les locaux-vie et les locaux-opérations sont également remis en état avec des travaux de plomberie, d’électricité et de peinture.

Sur le plan de l’électronique, elle est modernisée et améliorée, à l’Asdic, au radar de navigation et au radar de veille combinée s’ajoute un radar de conduite de tir.

Au niveau de l’armement, la DCA est renforcée passant à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943 mais surtout les tourelles de 130mm d’origine sont modifiées pour pouvoir tirer contre avions.

Remis à flot le 5 novembre 1946, le Le Hardi subit des travaux complémentaires à flot jusqu’au 16 novembre, sortant pour essais du 17 au 21 novembre puis pour remise en condition du 23 novembre au 10 décembre, mouillant aux Salins d’Hyères du 11 au 18 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 19 décembre 1946.

Le Hardi sort à nouveau pour entrainement du 5 au 15 janvier 1947 pour une école à feux avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 janvier. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 janvier) et à la remise en condition (23 janvier au 8 février) de L’Épée, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 9 au 12 février, à Bastia du 13 au 18 février, à Porto-Vecchio du 19 au 23 février, à Bonifaccio du 24 au 27 février, à Ajaccio du 1er au 5 mars avant de rentrer à Toulon le 7 mars 1947.

Le 15 mars 1947, Le Hardi et L’Épée quittent Toulon pour entrainement alors que leur protégé est toujours échoué pour son grand carénage. Après une école à feux du 15 au 22 mars, les deux torpilleurs font escale à Calvi du 23 au 28 mars avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avant d’enchainer par un entrainement ASM du 7 au 17 avril avec les sous-marins Belle-Ile et Ile d’Oleron. Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 18, les deux navires effectuent un exercice de synthèse du 19 au 30 avril, date de leur retour à Toulon.

Victime d’une avarie, Le Hardi est indisponible du 4 mai au 2 juin, sortant pour essais du 3 au 6 juin avant remise en condition du 8 au 22 juin 1947, à chaque fois en compagnie de l’Epée, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 23 au 27 juin et à Marseille du 29 juin au 3 juillet, rentrant le lendemain à Toulon.

Le Hardi et l’Epée participent ensuite aux essais (5 au 11 juillet) et à la remise en condition du croiseur de bataille Dunkerque, d’abord au large de Toulon du 13 au 31 juillet puis au large de Dakar du 16 août au 4 septembre, les trois navires quittant Dakar le 8 septembre, faisant escale à Casablanca du 12 au 17 septembre avant de rallier Mers-El-Kébir le 21 septembre 1947, plus d’un an après l’avoir quitté.

Les deux torpilleurs vont reprendre leur routine habituelle, en suivant le Dunkerque dans ses nombreux exercices et manoeuvre ainsi que dans ses périodes d’indisponibilité comme du 28 octobre au 14 novembre 1947 ou du 11 juin au 5 juillet 1948.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, les torpilleurs Le Hardi et L’Epée sont à quai à Mers-El-Kébir.

C-Torpilleurs d’escadre classe Le Hardi

Avant-propos

Après avoir construit les vingt-six torpilleurs de type Bourrasque/L’Adroit, le STCN se préoccupe au début des années trente de construire un nouveau type de torpilleur mieux adapté à la protection des nouveaux navires de ligne alors en cours de mise au point, les futurs Dunkerque et Strasbourg.

Ces navires doivent également résoudre un certain nombre de défaut des Bourrasque/L’Adroit notamment un rayon d’action insuffisant et leur stabilité à la mer, Les Le Hardi intègre ainsi la soudure à leur construction, les superstructures sont en alliage léger

Tout cela aboutit à un torpilleur de 1772 tonnes Washington (1797 tonnes métriques) à la silhouette élégante avec un long gaillard d’avant, des superstructures réduites et deux cheminées, le projet étant validé le 10 août 1934.

L’armement principal se compose de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrières) ce qui permet de limiter la hauteur du navire, un atout précieux dans le combat de nuit à une époque où le radar n’existe pas encore. Si l’armement antisurface est bon, la DCA légère est insuffisante tout comme l’armement ASM alors que la mission principale de ces navires est l’escorte.

Néanmoins et en dépit de ses défauts (commun aux navires français de l’époque), les Le Hardi apportent un grand nombre d’améliorations. Leur construction est mieux adaptée à une économie de guerre, ils peuvent tenir une vitesse très élevée (34-35 noeuds), une stabilité plus importante, une coque plus résistante, des passerelles plus confortables, une nouvelle conduite de tir et un champ de battage améliorée pour les tubes lance-torpilles…………. .

Le premier navire baptisé Le Hardi est financé à la tranche 1932. Il est suivit par deux navires à la tranche 1935 (Fleuret et Epée), trois navires à la tranche 1936 (Mameluk Casque Lansquenet), deux navires à la tranche 1937 (Le Corsaire et Flibustier).

Leur construction est répartie entre trois chantiers privés, les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) chargés de la construction du Le Hardi et du Mameluk; les Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) chargés de la construction de L’Epée et du Lansquenet et enfin les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de la Seyne sur Mer qui vont construire les Fleuret, Casque, Corsaire et Flibustier.

Le Hardi

-Le Hardi est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 20 mai 1936 et lancé le 4 mai 1938. Il quitte son chantier constructeur au mois de novembre 1939, direction son port d’armement Lorient.

Il arrive à Lorient le 4 novembre 1939, date de sa présentation pour essais. Il va réaliser ses essais et sa mise en condition au large de la Bretagne, il est rejoint à partir du 1er décembre 1939 par son sister-ship L’Epée.

Le torpilleur d’escadre Le Hardi est officiellement admis au service actif le 20 juin 1940

Le 5 juillet 1940, l’Epée est à son tour admis au service actif. Les deux torpilleurs quittent Lorient le 6 juillet, font escale à Casablanca du 9 au 12 juillet avant de rallier Toulon le 16 juillet 1940.

Le Hardi et l’Epée vont assurer la protection du croiseur de bataille Dunkerque, le fleuron de la 2ème Escadre qu’ils vont suivre comme leur ombre pour lui assurer une protection anti-sous-marine, une protection antiaérienne ainsi qu’une protection antisurface notamment contre les torpilleurs ennemis.

Le Dunkerque étant en travaux à Bizerte, les deux torpilleurs d’escadre rallient la Tunisie à la fin du mois d’août pour retrouver leur protégé.

Du 14 mai au 4 septembre 1941, le Dunkerque étant immobilisé pour carénage, les Le Hardi et L’Epée ne vont pas pourtant restéer bien sagement au port. Ils sortent ainsi pour entrainement du 17 mai au 2 juin pour écoles à feux, lancement de torpilles, grenadages puis de nouveau du 9 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Hardi est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 13 juillet, participant le 14 juillet 1941 à une revue navale en rade des Vignettes à Toulon avant d’effectuer ses essais à la mer du 15 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 5 août, le Le Hardi participant ensuite aux essais (6 au 9 août) et à la remise en condition (11 au 26 août) de l’Epée.

Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque qui est armé pour essais le 25 septembre 1941. Le croiseur de bataille sort pour essais du 26 au 30 septembre et pour du 3 au 10 octobre avant remise en condition au large de Toulon du 12 au 25 octobre.

Les torpilleurs d’escadre Le Hardi et L’Epée quittent Toulon en compagnie du Dunkerque le 27 octobre, faisant escale à Casablanca du 1er au 3 novembre avant de rallier Dakar le 7 novembre pour une école à feux à Rufisque du 8 au 18 novembre, les trois navires quittant Dakar le 20 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 24 novembre avant de rentrer à Toulon le 30 novembre 1941.

Après un entrainement et une croisière en Espagne et au Portugal en compagnie du Dunkerque, les deux torpilleurs vont effectuer une croisière en Amérique du Nord, quittant Brest le 27 février 1942 et rentrant à Toulon le 19 avril 1942.

Comme le croiseur de bataille, les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles jusqu’au 21 mai 1942, cette indisponibilité étant l’occasion d’une modernisation de la DCA.

Les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Un radar de navigation est également installé. Ils participent ensuite aux essais et à la remise en condition du Dunkerque.

Le 4 avril 1943, les deux torpilleurs quittent Toulon en compagnie de leur protégé et du croiseur léger De Grasse pour une mission de relations publiques à Dunkerque du 2 au 10 mai avant une croisière dans les îles britanniques (15 mai au 2 juin), rentrant à Toulon le 28 juin 1943.

Alors que le Dunkerque est en grand carénage (au bassin du 7 juillet 1943 au 1er mai 1944), les Le Hardi et L’Epée sortent pour un dernier entrainement avant d’eux aussi subir le premier grand carénage, effectuant une école à feux du 5 au 12 juillet puis après ravitaillement à Toulon le 13 juillet, subissent un entrainement défense aérienne à la mer du 14 au 20 juillet 1943, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Le Hardi débarque ses munitions puis vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 23 juillet au 5 septembre 1943. Il subit une remise en état complète et une modernisation de l’électronique, le Le Hardi étant remis à flot avec un radar de navigation, un radar de veille combinée et un Asdic.

Armé pour essais le 15 septembre 1943, il sort pour ses essais réglementaires du 15 au 18 septembre puis après ravitaillement à Toulon le 19 septembre est à la mer pour 20 septembre au 4 octobre, faisant escale à Ajaccio du 5 au 9 octobre avant de rentrer à Toulon le 10 octobre 1943.

Le Hardi sort pour une école à feux du 15 au 22 octobre, faisant escale à Marseille du 23 au 27 octobre puis à Port Vendres du 28 octobre au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain. Il participe ensuite aux essais (6 au 9 novembre) et à la remise en condition (12 au 26 novembre) de son compère L’Epée, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 27 novembre 1943.

Le 4 décembre 1943, Le Hardi et l’Epée appareillent de Toulon pour entrainement. Après une école à feux du 4 au 11 décembre, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Toulon le 12 décembre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 20 décembre, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 21 au 26 décembre, reprenant la pour mer pour une nouvelle phase d’entrainement, les deux torpilleurs étant à Porto-Vecchio du 30 décembre 1943 au 3 janvier 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre rallient Casablanca le 8 janvier 1944 pour une croisière en Afrique du Nord. Les deux torpilleurs sont à Casablanca du 8 au 12 janvier, à Oran du 15 au 18 janvier, à Alger du 19 au 22 janvier, à Bizerte du 24 au 27 janvier, à Tunis du 28 janvier au 1er février et à Sfax du 3 au 7 février.

Les Le Hardi et l’Epée traversent ensuite la Méditerranée, faisant escale à Héraklion du 10 au 15 février, au Pirée du 17 au 20 février, à Istanbul du 23 au 26 février, à Antalya du 28 février au 2 mars, à Beyrouth du 5 au 10 mars, à Haïfa du 13 au 17 mars, à Alexandrie du 19 au 23 mars, à Bizerte du 27 au 30 mars avant de rallier Toulon le 3 avril 1944.

Après une période d’entretien à flot du 4 au 24 avril, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 25 au 28 avril puis pour remise en condition du 30 avril au 15 mai, Le Hardi et l’Epée faisant escale à Sète du 16 au 19 mai, à Marseille du 20 au 25 mai, à La Ciotat du 26 au 30 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 31 mai 1944.

Après une école à feux du 5 au 12 juin, le Le Hardi et l’Epée vont participer aux essais à la mer ( 17 au 28 juin, du 2 au 8 juillet et du 13 au 18 juillet 1944) et à la remise en condition du Dunkerque, d’abord en Méditerranée du 22 juillet au 4 août puis au large de Dakar du 21 août au 30 septembre, les trois navires rentrant à Toulon le 15 octobre 1944.

Les deux torpilleurs d’escadre vont continuer à suivre le croiseur de bataille comme son ombre avec comme événement saillant notamment un entrainement au large de Dakar du 11 mai au 16 juillet 1945, les trois navires rentrant à Toulon le 29 juillet 1945.

Le 4 mars 1946, la décision est prise de redéployer la 1ère DL à Mers-El-Kébir. Le 12 mars 1946, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg appareillent de Toulon pour rallier leur nouvelle base nord-africaine en compagnie donc du Le Hardi de L’Epée, du Lansquenet et du Fleuret.

Ce transit s’effectue comme en temps de guerre. Les deux croiseurs de bataille naviguent en ligne de file séparés par par une centaine de mètres avec un torpilleur au poste avant, un torpilleur en serre-file à l’arrière et deux chiens de garde à tribord et à babord, le tout sous le couvert de l’aviation basée à Toulon et en Corse.

La petite escadre fait d’ailleurs escale à Ajaccio du 13 au 15 mars avant de reprendre la mer le lendemain 16 mars dans la soirée pour arriver à Mers-El-Kébir le 17 mars 1946.

A cinquante miles nautique de Mers-El-Kébir, quatre Dewoitine D-520 de la 14C et deux CAO-700M de la 22E prennent contact avec les deux croiseurs de bataille et les quatre torpilleurs et assurent leur couverture aérienne jusqu’à leur arrivée à Mers-El-Kébir.

Comme en 1943, le Dunkerque va subir un grand carénage et comme lors de la première fois, ses deux torpilleurs d’escorte vont également subir une remise en état complète mais également une modernisation. Cette solution à en effet été jugé préférable à changer les escorteurs d’affectation.

Le 3 septembre 1946, le Dunkerque quitte l’Afrique du Nord pour son nouveau grand carénage, arrivant à Toulon le 5 septembre à l’aube. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°7 le 8 septembre.

Le Hardi et l’Epée arrivent ensemble à Toulon en compagnie du Dunkerque. Si le premier va subir un grand carénage, le second va s’entrainer depuis le grand port varois.

Le Hardi débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban (n°6) du 9 septembre au 5 novembre 1946 pour remise en état et modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines remise en état tout comme les chaudières qui sont retubées. Les locaux-vie et les locaux-opérations sont également remis en état avec des travaux de plomberie, d’électricité et de peinture.

Sur le plan de l’électronique, elle est modernisée et améliorée, à l’Asdic, au radar de navigation et au radar de veille combinée s’ajoute un radar de conduite de tir.

Au niveau de l’armement, la DCA est renforcée passant à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943 mais surtout les tourelles de 130mm d’origine sont modifiées pour pouvoir tirer contre avions.

Remis à flot le 5 novembre 1946, le Le Hardi subit des travaux complémentaires à flot jusqu’au 16 novembre, sortant pour essais du 17 au 21 novembre puis pour remise en condition du 23 novembre au 10 décembre, mouillant aux Salins d’Hyères du 11 au 18 décembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 19 décembre 1946.

Le Hardi sort à nouveau pour entrainement du 5 au 15 janvier 1947 pour une école à feux avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 janvier. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 janvier) et à la remise en condition (23 janvier au 8 février) de L’Epée, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 9 au 12 février, à Bastia du 13 au 18 février, à Porto-Vecchio du 19 au 23 février, à Bonifaccio du 24 au 27 février, à Ajaccio du 1er au 5 mars avant de rentrer à Toulon le 7 mars 1947.

Le 15 mars 1947, Le Hardi et L’Epée quittent Toulon pour entrainement alors que leur protégé est toujours échoué pour son grand carénage. Après une école à feux du 15 au 22 mars, les deux torpilleurs font escale à Calvi du 23 au 28 mars avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avant d’enchainer par un entrainement ASM du 7 au 17 avril avec les sous-marins Belle-Ile et Ile d’Oleron. Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 18, les deux navires effectuent un exercice de synthèse du 19 au 30 avril, date de leur retour à Toulon.

Victime d’une avarie, Le Hardi est indisponible du 4 mai au 2 juin, sortant pour essais du 3 au 6 juin avant remise en condition du 8 au 22 juin 1947, à chaque fois en compagnie de l’Epée, les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 23 au 27 juin et à Marseille du 29 juin au 3 juillet, rentrant le lendemain à Toulon.

Le Hardi et l’Epée participent ensuite aux essais (5 au 11 juillet) et à la remise en condition du croiseur de bataille Dunkerque, d’abord au large de Toulon du 13 au 31 juillet puis au large de Dakar du 16 août au 4 septembre, les trois navires quittant Dakar le 8 septembre, faisant escale à Casablanca du 12 au 17 septembre avant de rallier Mers-El-Kébir le 21 septembre 1947, plus d’un an après l’avoir quitté.

Les deux torpilleurs vont reprendre leur routine habituelle, en suivant le Dunkerque dans ses nombreux exercices et manoeuvre ainsi que dans ses périodes d’indisponibilité comme du 28 octobre au 14 novembre 1947 ou du 11 juin au 5 juillet 1948.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, les torpilleurs Le Hardi et L’Epée sont à quai à Mers-El-Kébir.

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