11-Torpilleurs d’escadre (7)

Le Simoun

Le torpilleur d'escadre Simoun

Le torpilleur d’escadre Simoun

-Le Simoun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint-Nazaire le 8 août 1923 lancé le 3 juin 1924 et armé pour essais le 1er juin 1925.

Il entre en armement pour essais le 1er janvier 1926 (essais réalisés à Lorient), la clôture d’armement étant prononcée le 29 avril 1926. Le Simoun est admis au service actif en décembre 1926.

Le torpilleur est alors affecté à la 1ère escadrille de la 1ère flottille de torpilleurs, intégrée à la 1ère escadre (Méditerranée) et ce jusqu’au 31 janvier 1928 quand il sera affecté à la 5ème escadrille de la 3ème flottille en compagnie du Cyclone et du Mistral.

A partir du 1er novembre 1930, la 5ème division (ex-escadrille) de torpilleurs (Cyclone, Siroco et Simoun) est affectée à la 1ère escadrille (ex-flottille) de la flottille de torpilleurs de la Méditerranée.

Le 11 août 1933, le Simoun est remplacé dans sa division par le torpilleur Tempête et placé en position de complément, la marine connaissant à l’époque des difficultés à armer tous ses navires.

De juillet 1935 à février 1936, le Simoun est placé hors rang et détaché à Tanger comme stationnaire, alors relevé par la Tempête le temps de travaux à Toulon avant de reprendre sa place en septembre 1936. Entre-temps, la guerre d’Espagne avait éclaté et le torpilleur est chargé du contrôle navale notamment de la surveillance des enclaves de Ceuta et de Melilla raliées au camp nationaliste.

Le 1er avril 1937, il redevient un torpilleur comme un autre en étant intégré à la 3ème division de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Le Fortuné et La Railleuse. Il est toujours engagé dans la guerre d’Espagne jusqu’à la fin du conflit en avril 1939.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, le torpilleur d’escadre Simoun est intégré à la Flotte de la Méditerranée, plus précisément à la 2ème escadre, formant avec les torpilleurs La Fortuné et La Railleuse la 3ème division de torpilleurs.

La 3ème DT participe jusqu’à la fin de la guerre de Pologne à des escortes de convois entre Afrique du Nord et Métropole sans parler de différents exercices.

Le Simoun commence l’année par un entrainement de division en compagnie de ses compères Le Fortuné et La Railleuse. Il quitte Toulon le 7 janvier, faisant une école à feux du 7 au 15 janvier puis après une escale à Ajaccio du 16 au 21 janvier, effectuant un entrainement au combat antisurface du 22 janvier au 2 février, effectuant ensuite une escale à Alger du 3 au 7 février avant de rentrer à Toulon le 8 février 1940.

Le 9 février 1940, la marine décide de redéployer la 3ème DT à Casablanca. Les trois torpilleurs quittent Toulon le 11 février et rallient le Maroc le 14 février. Ils effectuent un exercice antisurface du 15 au 20 février, rentrant le lendemain à Casablanca le 21 février 1940.

Le 23 février 1940, le torpilleur La Railleuse est détruit à Casablanca par l’explosion d’une de ces torpilles. La 3ème DT est ainsi réduite aux seuls torpilleurs Le Fortuné et le Simoun.

La division réduite donc à deux navires reste déployée à Casablanca. Le Simoun et le Fortuné quittent le port marocain le 2 mars pour une école à feux du 2 au 10 mars, faisant escale à Rabat du 11 au 15 mars, effectuant un entrainement au combat antisurface du 16 au 24 mars, rentrant à Casablanca le 1er avril après une escale à Port-Etienne du 25 au 28 mars.

Les deux torpilleurs d’escadre sont en entretien à flot du 2 au 16 avril, sortant pour essais du 17 au 20 avril et pour remise en condition du 22 avril au 2 mai, date à laquelle ils rentrent à Casablanca.

Le Simoun et Le Fortuné quittent Casablanca le 8 mai 1940 en escorte d’un convoi en direction de Brest, convoi de quatre cargos qui transportent du matériel militaire et des troupes nord-africaine en direction de la métropole.

Le convoi prit dans une tempête doit se réfugier dans l’estuaire de la Garonne le 11 mai le temps que les éléments se calment. Les deux torpilleurs ont subit quelques dégâts mais cela ne les empêchent pas de reprendre la mer le 15 mai en direction de Brest où ils arrivent le 17 mai.

Le temps que les cargos déchargent, les deux torpilleurs sont confiés aux bons soins des ouvriers de l’Arsenal . Les deux torpilleurs quittent Brest le 22 mai, laissant les cargos rendus à leurs armateurs à leur sort pour rentrer à Casablanca le 26 mai au matin.
Après une école commune avec son compère Le Fortuné du 1er au 8 juin, le Simoun est indisponible pour permissions de l’équipage du 9 au 24 juin, sortant pour essais du 25 au 28 juin et pour remise en condition du 30 juin au 8 juillet. Il participe ensuite aux essais (10 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 24 juillet) du Fortuné.

Le 2 août 1940, la 3ème DT quitte Casablanca pour un entrainement de division dans l’Atlantique, effectuant une école à feux du 2 au 10 août, faisant escale à Mogador du 11 au 15 août avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 août, rentrant à Casablanca le 25 août 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la composition de la 3ème DT qui est désormais intégrée à la 1ère flottille de torpilleurs, elle même dépendant du groupement de Ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port base.

Le 2 septembre 1940, le Simoun et le Fortuné quittent Casablanca, se ravitaillent à Oran le 4 septembre puis rallient Toulon le 5 septembre. Ils effectuent ensuite une sortie d’entrainement du 7 au 13 septembre pour prendre leurs marques, rentrant à Toulon le lendemain 14 septembre.

Le 15 septembre 1940, le Simoun est échoué dans le bassin Vauban n°6 pour une remise en état complète  jusqu’au 30 octobre quand il est remis à flot. Armé pour essais le 8 novembre, Le Simoun sort pour essais du 9 au 12  puis après une escale à Bastia du 13 au 16 novembre, enchaine par  sa remise en condition du 17 au 30 novembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Après une école à feux du 9 au 18 décembre, le Simoun se ravitaille à Toulon le 19 décembre avant d’aller mouiller à partir du 20 décembre aux salins d’Hyères. Le 25 décembre, le Fortuné le rejoint après ses essais post-carénage. Le Simoun participe à la remise en condition de son compère de la 3ème DT du 26 décembre 1940 au 12 janvier 1941, date de leur retour commun à  Toulon.

La 3ème DT sortent pour un entrainement de division à partir du 20 janvier. Après une école à feux du 20 au 28, les deux torpilleurs Le Simoun et Le Fortuné se ravitaillant à Toulon le 29 janvier avant de mouiller aux salins d’Hyères du 30 janvier au 7 février, faisant ensuite un entrainement au combat antisurface du 8 au 15 février, date de leur retour à Toulon.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Le Simoun et le Fortuné sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars quand les deux torpilleurs appareillent en compagnie des trois torpilleurs de la 7ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le 21 avril 1941, le Simoun et le Fortuné quittent Toulon pour un exercice commun avec le cuirassé Lorraine. Après un entrainement à l’évolution en temps de guerre du 21 au 24 avril, les deux torpilleurs vont se ravitailler à Toulon le 25 avril, retrouvant le cuirassé aux salins d’Hyères pour une période d’exercices au mouillage du 26 avril au 2 mai.

Les trois navires sont à nouveau à la mer pour une école à feux du 3 au 15 mai. Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 16, les trois navires effectuent un ultime exercice du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain.
Le Simoun est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 mai au 16 juin 1941, cette période d’immobilisation étant l’occasion de moderniser la DCA, les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 étant remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples.

Il sort pour essais du 17 au 20 juin puis pour remise en condition du 22 juin au 6 juillet 1941. Le Simoun sort ensuite pour les essais (9 au 12 juillet) et pour la remise en condition (14 au 30 juillet) du Fortuné.

Le 8 août 1941, les torpilleurs de la 3ème DTE sortent pour un exercice en compagnie du cuirassé Provence. Après un exercice d’entrainement à la navigation du 8 au 11 août, les trois navires effectuent une école à feux du 12 au 20 août avant que les torpilleurs ne se ravitaillent à Toulon le 21 août. Les deux torpilleurs d’escadre effectuent un entrainement au combat antisurface avec et contre le cuirassé Provence et ce du 22 août au 2 septembre quand les trois navires se ravitaillent à Toulon.

Ils reprennent la mer le lendemain 3 septembre, retrouvant en haute mer le Lorraine pour une école à feux du 4 au 11 septembre puis pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 25 septembre, les deux cuirassés et les deux torpilleurs faisant escale à Nice du 26 au 30 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Les deux torpilleurs de la 3ème DTE effectuent une période d’entretien à flot du 2 au 15 octobre, sortant pour essais du 16 au 19 octobre puis pour remise en condition du 21 octobre au 1er novembre date de leur retour à Toulon.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le Simoun et Le Fortuné effectuent une dernière sortie du 1er au 9 décembre pour entrainement, mouillant aux salins d’Hyères du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Toulon le 16 décembre 1941.

Le Simoun est placé en position de complément le 17 décembre 1941 ce qui entraine la dissolution de la 3ème DTE, le torpilleur d’escadre Le Fortuné étant placé hors rang au sein de la 1ère FT.

Le Simoun passe au bassin Vauban n°6 du 1er au 8 janvier 1942 pour préparer son désarmement, les prises d’eau étant bouchées, l’artillerie et l’électronique débarquée……….. .

Le torpilleur d’escadre Simoun est officiellement désarmé le 9 janvier 1942 et condamné le lendemain 10 janvier sous le numéro Q-03.

Le 15 janvier 1942, il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon pour y être stocké, le navire y resta  deux ans jusqu’au 21 mars 1944.

Ce jour il sert de cible aux avions du porte-avions Joffre, encaissant deux torpilles de 400mm et quatre bombes de 250kg des LN-401 et des Laté 299 du porte-avions de la 2ème Escadre avant de sombrer à 50 miles au sud-est de Toulon.

2 réflexions sur “11-Torpilleurs d’escadre (7)

  1. Cantié Bernard dit :

    je recherche des infos sur un bateau de 1914 l’étau un torpilleur je crois ? le Frère de mon Grand Père Jean Cantié était a son bord à Toulon Merci!

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