10-Contre-torpilleurs (50)

K-Contre-torpilleurs classe Guépratte

Après la construction des six Bayard et des six Bruix pour remplacer respectivement les Jaguar et les Guépard, on aurait pu s’attendre à ce que le remplacement des quatre Aigle et du couple Milan/Epervier coule de source, que les nouveaux contre-torpilleurs soient des versions améliorées des Bayard et des Bruix.

La marine nationale va pourtant longuement hésiter sur le navire destiné à être construit pour remplacer les contre-torpilleurs de tranche 1927. Cette hésitation s’explique par plusieurs facteurs :

-Interrogation sur la future organisation des escadres et notamment sur le maintien des divisions de contre-torpilleurs

-Volonté de produire rapidement un maximum de navires pour compenser les pertes sachant qu’une invasion du territoire national entrainerait probablement la perte des chantiers navals situés au nord de la Seine.

-Modernisation des navires qui rendait peu rentable le remplacement prématuré des Aigle

Voilà pourquoi ce n’est qu’à la tranche 1947 que sont financés six contre-torpilleurs destinés à succéder aux Aigle, des contre-torpilleurs baptisés  Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale, des navires quasiment identiques aux Bruix et donc aux Bayard, certains auteurs estimant que les Bayard forment une seule et unique classe de dix-huit navires.

Naturellement aucun de ces six navires n’était lancé ni en service quand éclata le second conflit mondial.

Le Guépratte est mis sur cale aux ACL de Nantes le 12 avril 1947, Le Ronar’ch est mis sur cale dans ses mêmes chantiers le 25 avril 1947, le Maillé-Brézé est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan réunis installés à Bordeaux le 12 septembre, le Vautreuil dans ces mêmes chantiers le 21 septembre.

Le 27 septembre 1947, c’est au tour du Aumale d’être mis sur cale à l’Arsenal de Brest sur la cale n°2 de la Penfeld avant que le D’Estaing ne boucle la boucle en étant mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 14 novembre 1947.

Caractéristiques Techniques (théoriques) de la classe Guépratte

Déplacement : standard 3100 tW pleine charge 4224 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 140.00m largeur maximale de la coque 12.92m tirant d’eau moyen 5.05m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret développant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en service courant 34.5 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 18 noeuds

Électronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement : huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 (deux avant et deux arrière), seize canons de 37mm Schneider modèle 1941 en huit affûts doubles, dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales) et deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

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