10-Contre-torpilleurs (47)

Le Magon

Charles René Magon de Médine (Paris 1763-Trafalgar 1805)

Charles René Magon de Médine (Paris 1763-Trafalgar 1805)

-Le Magon est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers de la Bretagne (ACB) le 12 septembre 1943 et lancé le 4 juin 1945 en même temps que son sister-ship Dunois, achevé à 70%.

Les deux navires vont être inséparables durant leur armement à Nantes comme à Lorient. Les deux contre-torpilleurs quittent Nantes le 2 mars 1946, mouillant dans la nuit du 2 au 3 mars dans l’estuaire de La Loire avant d’effectuer leur essais constructeurs du 3 au 7 mars, date à laquelle ils arrivent à Lorient.

Le 8 mars 1946, une cérémonie est organisée au large de la Pointe de l’Espérance pour transférer la responsabilité juridique du contre-torpilleur qui passe de son chantier constructeur à la marine nationale.

Le Magon passe au bassin du 9 au 25 mars (forme occidentale) avant d’effectuer sa première campagne d’essais officiels du 26 mars au 11 avril avant un nouveau passage au bassin du 12 au 30 avril 1946. Sa deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 1er au 14 mai avant un nouveau et dernier passage au bassin du 15 au 30 mai 1946.

Il effectue ses essais artillerie du 1er au 8 juin avant de rallier Brest le 9 juin pour ses essais de recette de ses tubes lance-torpilles, de ses grenadeurs et de ses rails de mouillage de mines et ce du 9 au 21 juin date à laquelle il revient à Lorient.
Le 1er juillet 1946, le Magon et le Dunois quittent Lorient ensemble pour leur traversée de longue durée en direction des Antilles. Traversant l’Atlantique, ils font escale à Pointe à Pitre du 8 au 12 juillet, à Fort de France du 13 au 17 juillet, à Caracas du 20 au 24 juillet, à Cayenne du 27 au 30 juillet, à Rio de Janeiro du 3 au 7 août, traversant ensuite l’Atlantique dans l’autre sens en direction de Dakar où ils arrivent ensemble le 14 août 1946.

Après une école à feux à Rufisque du 15 au 22 août, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar le 23 août, se ravitaillent à Casablanca le 28 août avant de rallier à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1946.

Le contre-torpilleur Magon est admis au service actif le 1er septembre 1946, formant au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre, la 4ème DCT en compagnie de son sister-ship Dunois.

Le 4 septembre 1946, le Magon _navire-amiral de la 4ème DCT_ et son sister-ship Dunois quittent Mers-El-Kébir pour accueillir en haute mer leur sister-ship La Hire dont l’arrivée permet de compléter la 4ème DCT. Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur.

En effet le 7 septembre 1946, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir en compagnie du ravitailleur rapide Tarn et surtout des deux croiseurs légers de la 8ème DC, les Latouche-Tréville et Gambetta pour une série de joutes nautiques entre les deux croiseurs légers et le contre-torpilleurs et ce du 7 au 17 septembre avec un ravitaillement à la mer auprès du Tarn qui fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 4ème DCT et la 8ème DC retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent des raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prennant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT (17 au 27 octobre).

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Magon sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947, le Magon, le Dunois et le La Hire quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines. Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 17 janvier.

Reprenant la mer, le Magon et ses deux compères de la divisions effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 25 janvier avant de se ravitailler à Bizerte le 26 janvier, chargeant au passage un lot de mines d’exercices pour un entrainement au mouillage de mines et ce du 27 au 31 janvier.

Après une escale à La Valette du 1er au 4 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Phenix et Frimaire  du 5 au 12 février, se ravitaillant à Bizerte le 13 février avant d’effectuer un exercice de synthèse du 14 février au 2 mars, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, le Magon, le Dunois et La Hire quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un ravitaillement rapide à Bizerte le 18 mars avant un entrainement commun avec la 3ème DT (L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien) du 19 au 27 mars.

Les sept navires font escale à La Valette sur l’île de Malte du 28 au 31 mars avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 1er au 10 avril, les deux divisions se séparant alors pour rentrer dans leurs ports respectifs, la 4ème DCT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 avril 1947.

Victime d’une avarie mécanique, le Magon est indisponible du 15 avril au 5 mai, sortant pour essais du 6 au 9 mai puis pour remise en condition du 11 au 30 mai, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Magon et le Dunois sortent pour entrainement du 12 au 23 juin, effectuant des écoles à feux, des lancements et des grenadages simulés. Ils rentrent le lendemain 24 juin 1947 à Mers-El-Kébir.

Le Magon participe ensuite aux essais et à la remise en condition de son sister-ship La Hire, sortant pour cela du 28 juin au 1er juillet puis du 3 au 18 juillet, date à laquelle les deux navires rentrent à leur port d’attache.

Le Magon est indisponible du 20 juillet au 10 août 1947, sortant pour des essais en solitaire du 11 au 14 août avant de retrouver à  Alger ses deux compères de la 4ème DCT pour sa remise en condition. Les trois navires sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Avant d’effectuer leur entrainement de division automnal, les trois contre-torpilleurs vont passer sur le dock-flottant pour inspection et quelques réparations, une sorte de petit carénage (très allégé), le Magon succédant au Dunois du 15 au 25 septembre avant de céder sa place au La Hire.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines.

Le Magon et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir le 24 octobre pour une école à feux jusqu’au 1er novembre quand ils arrivent à Bonifacio pour quelques jours d’escale. Ils reprennent la mer le 5 novembre, effectuant un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 10 novembre quand ils arrivent à Alger, participant le 11 novembre 1947 aux cérémonies commémoratives de l’armistice du premier conflit mondial.

La 4ème DCT effectue un entrainement au combat antisurface du 13 au 20 novembre, se ravitaillant  à Mers-El-Kébir le 21 novembre avant d’effectuer un entrainement au mouillage de mines du 22 au 27 novembre.
Après un ravitaillement à la mer auprès du Tarn le 28 novembre, la 4ème DCT effectue un entrainement ASM avec comme plastron les sous-marins Artemis et Cornélie  du 29 novembre au 4 décembre 1947.

Après un nouveau ravitaillement auprès du Tarn le 5 décembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 6 au 17 décembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le Magon, le Dunois et le La Hire commence l’année 1948 par un entrainement de division avec une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Alger du 13 au 17 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 18 au 27 janvier quand les trois contre-torpilleurs arrivent à Tunis pour trois jours d’escale (27 au 30 janvier).

Après un entrainement au combat antisurface du 31 janvier au 7 février, les trois contre-torpilleurs font escale à Bône du 8 au 12 février avant un exercice de synthèse du 13 au 23 février, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 2 mars 1948, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir, filant plein nord en direction de Port-Vendres où depuis quelques jours, le croiseur de bataille Dunkerque et ses deux torpilleurs d’escadre étaient en escale. Les six navires effectuent un exercice commun jusqu’au 18 mars quand ils gagnent Ajaccio pour une escale jusqu’au 22.

Reprenant la mer, le croiseur de bataille Dunkerque, les deux torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs retrouvent le Strasbourg pour un exercice jusqu’au 1er avril avec un affrontement entre croiseurs de bataille et contre-torpilleurs puis un exercice d’interception, le Dunkerque et le Strasbourg étant alternativement le chasseur et le gibier, les contre-torpilleurs et les torpilleurs étant les rabatteurs. Tous les navires rentrent à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareiller pour un entrainement de division mais une avarie mécanique immobilise La Hire. Le Magon et le Dunois sortent seuls pour une école à feux du 12 au 17 avril, ralliant Alger où ils sont rejoints le 20 avril par le La Hire réparé.

L’entrainement de division commence officiellement le 21 avril quand la 4ème DCT entame une école à feux qui s’achève le 29 avril quand les trois contre-torpilleurs arrivent à Bizerte. Ils effectuent un entrainement au mouillage de mines du 30 avril au 2 mai puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, les trois contre-torpilleurs se ravitaillant auprès du Tarn le 11 mai.

Ils enchainent par un entrainement ASM du 12 au 25 mai avec comme plastron les sous-marins Clorinde et L’Andromède. Après un ultime ravitaillement auprès du Tarn le 26 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 27 mai au 8 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le 14 juin après une ultime escale à Alger du 9 au 13 juin 1948.

Le Magon est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 au 29 juin 1948, sortant pour essais du 30 juin au 2 juillet et pour remise en condition du 4 au 15 juillet, à chaque fois en compagnie du La Hire.

Le Magon sort ensuite pour les essais (16 au 19 juillet) et pour remise en condition (20 au 30 juillet) du Dunois, les deux contre-torpilleurs participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 16 août) du La Hire, dernier des trois contre-torpilleurs de la division à avoir connu sa période d’indisponibilité estivale.

Le 20 août, le Magon et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions (pas de risque d’instabilité, il s’agit simplement de lever les limitations du temps de paix) et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.

Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour «marquer à la culotte» les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.

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