10-Contre-torpilleurs (19)

L’Épervier

Le contre-torpilleur Epervier

Le contre-torpilleur Epervier

-L’Épervier est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en décembre 1930, lancé le 14 août 1931, armé pour essais en août 1932 et mis en service en avril 1934.

Il est d’abord affecté à Brest, formant au sein de la 2ème Escadre la 4ème DL avec le Valmy et son sister-ship le Milan mais quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, il forme la 11ème DCT  en compagnie du Milan, de l’Aigle qui remplace le Bison en réparations à Lorient après son abordage par le croiseur léger Georges Leygues dans la nuit du 7 au 8 février 1939.

L’Aigle à nouveau disponible le 9 octobre va intégrer la 11ème DCT qu’il va former désormais avec le Bison et le Milan, l’Epervier étant désormais affecté à la 1ère DCT, division formée également par le Vauban et le Lion.

La 1ère DCT est ainsi formée du Lion, du Vauban et de l’Epervier en attendant la disponibilité de l’Aigle, le contre-torpilleur désigné pour compléter cette division. La 1ère DCT est cependant privée du Lion de décembre 1939 à mai 1940 pour cause de grand carénage à Bizerte.

L’Épervier et le Vauban sortent pour un entrainement en commun du 4 au 12 décembre 1939, entrainement mêlant écoles à feux et lancement de torpilles, les deux navires rentrant à Bizerte le 21 décembre après une longue escale à Malte du 13 au 19 décembre.

La première sortie de l’année à lieu du 15 au 30 janvier après une période d’entretien à flot du 23 décembre au 12 janvier. La 1ère DCT rentre à  Bizerte le 2 février 1940. Le Vauban et l’Epervier sont à nouveau à la mer pour entrainement du 7 au 17 février, du 22 au 27 février et du 2 au 12 mars avant une nouvelle période d’entretien à flot du 13 mars au 3 avril, période suivie par des essais du 4 au 7 avril et une remise en condition du 8 au 22 avril 1940.

La 1ère DCT toujours limitée au Vauban (Al) et l’Epervier sort pour un entrainement du 30 avril au 7 mai, rentrant à Bizerte après une escale à Tunis. Elle est à nouveau à l’entrainement du 20 au 31 mai, rentrant à Bizerte le 6 juin après une escale à Tunis du 1er au 5 juin.

La 1ère DCT sort pour un entrainement de division du 17 juin au 2 juillet, une succession d’exercices de combat antisurface et d’écoles à feux. Ils rentrent à Bizerte le 8 juillet 1940 après une escale à Tunis du 3 au 7 juillet.

Les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT subissent une période d’entretien à flot du 9 au 21 juillet, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 16 août, les trois navires de la 1ère DCT rentrant à Bizerte le 21 août 1940 après une escale à Tunis du 17 au 20 août.

Le 2 septembre 1940, la 1ère DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division jusqu’au 17 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache. La division sort à nouveau pour un entrainement de division du 25 septembre au 8 octobre, les trois navires faisant escale à Sfax du 9 au 13 octobre avant de rentrer à Bizerte le 14 octobre 1940.

L’Epervier et le Lion (Al) sortent pour entrainement du 22 octobre au 3 novembre, faisant escale à Malte du 4 au 7 novembre pour ravitailler avant de traverser la Méditerranée, direction Lattaquié où ils relâchent du 10 au 15 novembre avant de rentrer à Bizerte le 21 novembre.

L’Epervier sort pour une école à feux du 27 novembre au 4 décembre avant de rentrer à Bizerte pour subir un grand carénage. Il est pour cela échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 9 décembre au 13 février 1941. Il sort ensuite pour essais du 14 au 19 février puis pour remise en condition du 22 février au 12 mars 1941 en compagnie du Vauban et du Lion.

L’Epervier sort pour un entrainement en solitaire du 19 au 31 mars au large de la Tunisie, mouillant en baie de Gabès du 1er au 8 avril avant de rallier Bizerte le lendemain. Il est immobilisé pour avarie du 13 au 20 avril, sortant pour essais du 21 au 23 avril puis pour une courte remise en condition jusqu’au 30 avril.

Du 2 au 12 mai, l’Epervier et la 1ère DCT participent avec l’Emile Bertin et la 3ème DCT à un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale à La Valette du 13 au 20 mai, le groupe occasionnel exécute un exercice DAM du 21 mai au 2 juin avant de rallier Bizerte le lendemain.

Du 3 au 17 juin,  les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot (ce qui permet à une partie de l’équipage de prendre ses permissions) au cours de laquelle la DCA des trois navires est modernisée.

La division sort pour essais du 18 au 20 juin avant un entrainement de division du 21 juin au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs effectuant ensuite une escale à Alger du 15 au 20 juillet, à Ajaccio du 21 au 25 juillet avant de rentrer à Bizerte le 27 juillet à l’aube.

La 1ère DCT effectue un nouvel entrainement divisionnaire du 7 au 21 août, entrainement consacré essentiellement au combat antisurface mais également à la défense aérienne à la mer. Après une escale à Tunis du 22 au 25 août et à La Valette du 27 au 31 août, la 1ère DCT rentre à Bizerte le 2 septembre 1941. L’Epervier et ses compères de la 1ère DCT participent ensuite à un entrainement au combat antisurface contre l’Emile Bertin chargé de mouiller un champ de mines et ce du 8 au 11 septembre.

L’Epervier participe ensuite au sein de la 1ère DCT aux manoeuvres de la 6ème Escadre Légère du 15 au 30 octobre, du 16 au 21 novembre (avec la marine britannique) puis du 3 au 12 décembre, faisant escale à La Valette du 1er au 7 novembre, à Alexandrie du 10 au 15 novembre, à Lattaquié du 23 au 27 novembre et à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, rentrant à Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs rentre en vigueur. L’Epervier va désormais former à Brest une 6ème DCT avec le Milan (Al) et le Vautour.

L’Epervier et le Milan quittent Bizerte le 10 janvier 1942, se ravitaillant à Casablanca le 14 janvier avant de rallier Brest où ils retrouvent le Vautour le 18 janvier.

La 6ème DCT ainsi reconstituée est en entretien à flot du 18 janvier au 4 février 1942, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 5 au 9 février avant remise en condition du 11 février au 3 mars, les trois navires rentrant à Brest le 9 mars après une escale à Bordeaux du 4 au 8 mars 1942.

La 6ème DCT effectue son premier entrainement de division à la mi-mars. Le 15 mars 1942 à l’aube, le Milan (Al) suivit par l’Epervier et le Vautour franchissent le Goulet qui sépare la rade Brest de la haute mer.

Après un mouillage en baie de Douarnenez jusqu’au 18 mars, l’Epervier et ses deux compères prennent la mer pour s’entrainer jusqu’au 4 mai, faisant escale à Lorient, à Saint-Nazaire et à Nantes, rentrant à Brest le lendemain 5 mai 1942.

Après un entrainement en mer du 13 mai au 2 juin, les trois contre-torpilleurs rentrés à Brest le lendemain 3 juin sortent pour mouiller en baie de Douarnenez du 7 au 12 juin et du 17 au 21 juin, deux périodes entrecoupés d’exercices en mer d’Iroise.

Après un nouveau mouillage dans la baie du 24 au 30 juin, la 6ème DCT effectue une spectaculaire école à feux de nuit le 1er juillet 1942, allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez jusqu’au 5 juillet quand ils rentrent à Brest.

La division au complet est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juillet, les trois navires sortant pour essais du 28 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 1Er au 20 août, les trois contre-torpilleurs mouillant en baie de Douarnenez du 21 au 30 août avant de rentrer le lendemain à Brest.

Du 8 septembre au 17 octobre, l’Epervier sort en compagnie de ses compères de la 6ème DCT pour un nouvel entrainement de division entrecoupé d’escales à Lorient, à La Pallice et à Rochefort.

L’Epervier et le Milan vont devenir inséparable durant les deux derniers mois de l’année 1942. Ils effectuent ainsi deux écoles à feux au large du Cotentin du 24 octobre au 4 novembre et du 8 au 18 novembre, écoles à feux entrecoupées d’une escale à Cherbourg pour ravitaillement, réparations (les norias des pièces III et V connaissent plusieurs avaries) et détente de l’équipage.

Rentrés à Brest le 20 novembre 1942, ils sortent à nouveau pour un entrainement en commun jusqu’au 2 décembre date à laquelle ils rentrent à Brest. Après un mouillage aux abord de l’île Longue du 3 au 10 décembre, les deux contre-torpilleurs servent de plastron aux défenses du secteur de Brest jusqu’au 21 décembre, date à laquelle ils regagnent le quai des flottilles pour ne plus le quitter jusqu’à la fin de l’année civile.

Du 19 au 30 janvier, l’Epervier et le Milan sortent pour entrainement commun avant d’enchainer par une école à feux du 7 au 14 et du 20 au 27 février 1943. Ils enchainent ensuite du 11 au 31 mars par la remise en condition du Vautour.

L’Epervier et le Vautour sortent pour entrainement du 5 avril au 12 mai, faisant escale à Saint-Malo et à Cherbourg avant de rentrer à Brest.

Après quelques heures à Brest, la 6ème DCT quitte Brest pour aller mouiller en baie de Douarnenez du 13 au 18 mai avant de sortir pour un exercice de nuit du 19 au 23 mai, manquant d’emboutir un cargo américain arrivant pour décharger du blé à Brest.

Cette frayeur passée, le Vautour et l’Epervier retournent mouiller en baie de Douarnenez du 24 au 30 mai avant une nouvelle école à feu du 31 mai au 6 juin 1943. Les deux navires sont de retour à Brest le lendemain 7 juin.

Du 15 juin au 2 septembre 1943, l’Epervier est échoué dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage qui associe remise en état et modernisation. Il sort ensuite pour essais du 3 au 5 septembre.

Le 7 septembre, l’Epervier et ses compères de la 6ème DCT quittent Brest en compagnie de la 3ème DCT pour rallier Brest afin de s’entrainer avec la 8ème DCT. Cet exercice se déroule du 10 septembre au 15 octobre, les 3ème et 6ème DCT quittant Brest le 16 octobre pour rentrer à Brest le 18 octobre 1943.

L’Epervier et le Milan sortent pour une école à feux du 23 au 28 octobre, faisant escale à Saint Malo du 29 octobre au 3 novembre, mouillant en baie de Douarnenez du 4 au 9 novembre avant de rentrer à Brest le lendemain 10 novembre. Il participe ensuite avec le Milan à la remise en condition du Vautour du 12 au 25 novembre 1943.

La 6ème DCT sort à nouveau entrainement du 26 novembre au 20 décembre, mouillant en baie de Douarnenez du 26 au 30 novembre et du 6 au 12 décembre.

Du 4 au 22 janvier, la 6ème et la 3ème DCT sortent pour entrainement dans le Golfe de Gascogne, rentrant à Brest en fin de journée.  

La 6ème DCT sort pour entrainement de division, un entrainement délocalisé aux Antilles pour permettre aux équipages de sortir de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. La division appareille en compagnie du pétrolier Var avec lequel ils arrivent à Fort de France le 9 février, y retrouvant l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Les six navires de cette petite mais puissante escadre (18 canons de 130 et 138mm) s’entrainent ensemble du 11 février au 4 mars. Le lendemain, la 6ème DCT et le Var quittent les Antilles pour rallier la Guyane où ils arrivent le 9 mars pour un exercice commun avec l’aviso colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 avril au 15 mai 1944, sortant pour essais du 18 au 22 mai avant un stage de remise en condition du 25 mai au 15 juin, la division rentrant à Brest le 20 juin après une escale à Portsmouth du 16 au 19 juin 1944.

L’Epervier, le Milan et le Vautour sortent pour un nouvel entrainement au combat antisurface du 27 juin au 23 juillet avant que les deux premiers nommés soient indisponibles pour permissions de l’équipage du 24 juillet au 7 août. L’Epervier et le Milan sortent pour essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (15 au 27 août) du Vautour qui avait connu une période d’indisponibilité accidentelle.

L’Epervier participe ensuite à un nouvel entrainement de division du 2 au 27 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 28 septembre au 2 octobre, ralliant Brest le lendemain.

Après un entrainement de base du 7 au 15 octobre, la 6ème DCT participe du 23 octobre au 4 novembre à un exercice de combat de nuit en compagnie du cuirassé Jean Bart et de ses deux torpilleurs d’escorte. Les six navires rentrent à Brest le 4 novembre 1944.

Après une période d’entretien à flot du 5 au 23 novembre, la 6ème DCT sort pour essais du 24 au 28 novembre avant un entrainement de base du 30 novembre au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1945, la 6ème DCT quitte Brest pour un nouvel entrainement de division. Elle est accompagnée par deux sous-marins Agosta et Bévéziers, le ravitailleur Jules Verne et le pétrolier La Seine.

La petite escadre s’entrainent du 6 au 31 janvier, faisant escale à Casablanca le 13 janvier et à Bordeaux du 1er au 7 février avant de rentrer à Brest le lendemain 8 février.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 15 au 23 février 1945, la 6ème DCT sort en mer pour entrainement du 24 février au 5 avril moins une escale à Saint-Nazaire du 19 au 21 mars.

L’Epervier effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 8 au 13 avril, rentrant à Brest pour se préparer à un exercice franco-anglais en Ecosse.

C’est ainsi que le 16 avril 1945, la 6ème DCT quitte Brest en compagnie des cuirassés Alsace et Gascogne, du porte-avions Painlevé, de six  torpilleurs d’escadre (Durandal Dague Arquebuse Cimeterre Forbin Basque), (Ajax et Pasteur bientôt rejoint par l’Antiope et la Sibylle venus de Dunkerque) et du PRE La Seine.

Ces navires formant la force N font escale à Liverpool du 25 au 28 avril puis à Greenock du 30 avril au 3 mai  où il retrouve la force M composée du porte-avions Victorious, du cuirassé Anson, des croiseurs légers Dido et Southampton, de quatre destroyers et de quatre sous-marins pour un entrainement commun de haute intensité.

Les deux escadres se séparent le 17 mai 1945 après une revue navale à Rosyth. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 21 juin 1945, sortant pour essais du 22 au 27 juin avant un stage de remise en condition du 30 juin au 17 juillet, faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 22 juillet 1945.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 27 juillet au 5 août 1945, la 6ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division qui l’occupe du 6 août au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain après des escales à Quiberon, Saint-Nazaire et à La Pallice.

L’Epervier et le Milan sortent pour entrainement du 5 au 30 octobre avant de participer à la remise en condition du Vautour du 1er au 15 novembre, les trois navires faisant escale à Saint-Nazaire du 16 au 19 novembre avant de rentrer le lendemain 20 novembre 1945 à Brest.

La 6ème DCT termine l’année par un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui l’occupe jusqu’au 23 décembre, ralliant Brest le lendemain soit à la veille de Noël.

L’Epervier sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 3 au 8 janvier, rentrant à Brest le lendemain 9 janvier 1946.

La 6ème DCT sort au complet pour la première fois le 17 janvier pour entrainement jusqu’au 30, les trois contre-torpilleurs faisant escales à Saint-Nazaire du 31 janvier au 2 février et à Nantes du 3 au 7 février. Ils rentent à Brest le 9 février 1946 au matin.

L’Epervier et le Vautour sortent pour entrainement du 12 février au 2 mars, enchainant par les essais (6 au 9 mars) et la remise en condition (11 au 31 mars), les trois navires rentrant à Brest le 4 avril après une escale à Lorient du 1er au 3 avril.

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe, du croiseur lourd Kent, des croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), les torpilleurs d’escadre Intrépide Téméraire Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre ainsi que les sous-marins Rolland Morillot, Ile de France, Kerguelen et Guadeloupe.

Les deux escadres manœuvrent ensemble au large de Brest du 10 au 15 avril avant d’appareiller pour Dakar après ravitaillement. Arrivés à Dakar le 22 avril, les navires français et anglais s’y entrainent du 23 avril au 31 mai, quittant Dakar le 2 juin avant de se séparer au large de Brest le 7 juin 1946.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien courant et permissions de l’équipage du 8 juin au 7 juillet 1946, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant un stage de remise en condition du 12 au 29 juillet 1946.

Après un ravitaillement à Brest le 30 juillet, la 6ème DCT reprend la mer pour de nouveaux entrainements combiné avec une tournée estivale des ports de la côte Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord.

Après une école à feux du 30 juillet au 4 août, les trois contre-torpilleurs font escale à Saint-Nazaire les 5 et 6 août, à La Rochelle les 7 et 8 août, à Bordeaux du 9 au 11 août, à Biaritz du 12 au 14 août, à Royan les 15 et 16 août, à Lorient les 17 et 18 août, à Saint-Malo du 19 au 21 août, à Dieppe du 22 au 24 août, à Boulogne du 25 au 28 août, à Calais du 29 au 31 août, à Dunkerque les 1er et 2 septembre, Le Havre les 3 et 4 septembre avant de rentrer à Brest le 10 septembre après une école à feux.

Le 15 septembre 1946, l’Epervier et ses deux compères de la 6ème DCT quittent Brest en compagnie de la 3ème DCT et de la 4ème DC soit trois croiseurs légers, six contre-torpilleurs, 27 canons de 152mm et 39 canons de 130mm sans oublier les torpilles………. .

Les trois divisions vont s’entrainer dans le Golfe de Gascogne du 16 septembre au 21 novembre, faisant escale à Lorient (25 au 30 septembre), à Royan (28 octobre au 3 novembre) et de nouveau à Lorient (11 au 15 novembre), rentrant à Brest le 22 novembre 1946.

La 6ème DCT va alors cesser d’être au complet pour prêt d’un an, les trois contre-torpilleurs devant successivement entrer en grand carénage. Ce grand carénage ne comporte pas de modernisation des capacités militaires mais une grande remise en état pour permettre aux navires de tenir jusqu’en 1949, année prévue pour leur désarmement après leur remplacement par les Guépratte.

L’Epervier et le Milan de la 6ème DCT sortent pour entrainement DAM du 28 novembre au 4 décembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 5 au 9 décembre, rentrant le lendemain à Brest. La 6ème DCT termine l’année par un combat antisurface avec école à feu du 16 au 23 décembre 1946, rentrant à Brest le 24 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Milan et l’Epervier commencent l’année 1947 par un entrainement dans l’Atlantique et la Manche du 5 janvier au 16 février, faisant escale à Cherbourg du 18 au 21 janvier et mouillant en baie de Douarnenez du 10 au 15 février.

L’Epervier participe à la remise en condition du Vautour du 23 février au 15 mars 1947. Après un mouillage en baie de Douarnenez du 20 au 25 mars, la 6ème DCT sort pour une école à feux en mer d’Iroise du 26 au 29 mars, vidant leurs soutes d’obus à 130mm avant de recompléter leurs stocks à Brest le 30 mars 1947.

La 6ème DCT sort pour entrainement du 2 avril au 12 mai, rentrant à Brest le lendemain après avoir fait escale à Lorient du 14 au 18 avril et à La Pallice du 28 avril au 2 mai.

L’Epervier est immobilisé en grand carénage du 24 mai au 4 septembre 1947. Il sort pour essais du 5 au 8 septembre mais une avarie technique l’oblige à de nouvelles réparations jusqu’au 21 septembre. Il sort pour ses essais du 22 au 25 septembre et pour remise en condition du 26 septembre au 21 octobre en compagnie de ses deux compères de la 6ème DCT.

Le 30 octobre 1947, la 6ème DCT appareille au grand complet pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui va l’occuper jusqu’au 13 décembre. Ils font également escale à Lorient du 5 au 7 novembre, à Saint-Nazaire les 13 et 14 novembre, à Bordeaux du 22 au 24 novembre et à Biaritz du 1er au 5 décembre. Ils sont de retour à Brest le 14 décembre 1947 et reste au port jusqu’à la fin de l’année.

Après une période d’entretien à flot commune du 1er au 21 janvier, les trois navires de la 6ème DCT sortent pour essais du 22 au 25 janvier avant un stage de remise en condition en mer d’Iroise du 27 janvier au 14 février 1948.

Après un ravitaillement rapide à Brest le 15 février, les trois navires quittent le Finistère, font escale à Cherbourg du 16 au 19 février avant de gagner Dunkerque le 20 février 1948.

La 6ème DCT y retrouve la 8ème DCT (Kersaint Cassard) et la 5ème DT ( Le Normand Le Parisien Le Provençal et Le Saintongeais) pour une importante série de manoeuvres au large de la Normandie du 22 février 27 mars, le petit groupe faisant escale à Cherbourg du 28 mars au 2 avril avant que la 6ème DCT ne rentre à Brest le lendemain dans la soirée.

Après un entrainement au combat antisurface du 8 au 19 avril, l’Epervier et le Milan font escale du 20 au 23 avril à Saint-Nazaire avant de retrouver le 24 avril le Vautour au mouillage en baie de Douarnenez. La 6ème DCT sort alors au grand complet pour un  nouvel entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui l’occupe du 25 avril au 12 juin, rentrant à Brest le lendemain 13 juin 1948.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 2 juillet, la division sortant pour essais du 3 au 6 juillet avant un stage de remise en condition du 8 au 24 juillet 1948.

Le Vautour, le Milan et l’Epervier enchaine par un entrainement de divission du 1er au 23 août, étant placé à l’effectif de guerre dès le 24 août, sortant pour entrainement du 25 août au 1er septembre 1948, se tenant ensuite prêt à appareiller avec jusqu’au 5 septembre, un contre-torpilleur machines sous pression pour un éventuel appareil d’urgence.

CT Epervier 1941

Caractéristiques techniques de la classe Milan

Déplacement standard : 2441 tW (2660 tonnes en charge normale 3141 tonnes en charge maximale)

Dimensions : longueur hors tout 129.30m longueur entre perpendiculaires 122.40m largeur maximum de la coque : 11.84m tirant d’eau moyen : 4.23m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow-Penhoët dévellopant 68000ch et entrainant deux hélices de 3.79m de diamètre

Performances : vitesse maximale en service courant 36 noeuds distance franchissable 3000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : installation dans les années quarante d’un radar de navigation, d’un radar de veille combinée et de deux radars de conduite de tir pour l’artillerie principale sans oublier un Asdic
Armement :

(origine) 5 canons de 138mm modèle 1927 en affûts simples (deux avant deux arrières et une derrière la cheminée n°4), deux affûts doubles de 37mm modèle 1933 et deux affûts doubles de 13.2mm, sept tubes lance-torpilles de 550mm (un affût triple et deux affûts doubles), 4 mortiers Thornycroft (rapidement débarqués) et deux grenadeurs de sillage avec seize grenades.

(septembre 1948) 5 canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples modèle 1941 au même emplacement que les pièces de 138mm; 10 canons de 37mm modèle 1941 en cinq affûts doubles ; sept  tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme triple et deux plate-formes doubles et deux grenadeurs de sillage avec 40 grenades.

Equipage : 220 officiers et matelots

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