10-Contre-torpilleurs (18)

D-Contre-torpilleurs spéciaux Milan et Epervier

Avant propos

Les contre-torpilleurs Milan et Epervier financés à la tranche 1927 comme leurs prédécesseurs de classe Aigle sont parfois considérés comme les cinquième et sixième contre-torpilleurs de cette classe Aigle.

Ils affichent cependant de nombreuses différences qui font que la majorité des auteurs les considèrent comme formant une classe à part qui reprend des éléments éprouvés des classes précédentes (Guépard et Aigle) mais également des éléments qui annoncent la classe suivante, celle des Vauquelin.

Le Milan

Le contre-torpilleur Milan

Le contre-torpilleur Milan

-Le Milan est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en décembre 1930, lancé le 13 octobre 1931, armé pour essais en juin 1932 et enfin admis au service actif en avril 1934.

Il est d’abord affecté à Brest, formant au sein de la 2ème Escadre la 4ème DL avec le Valmy et son sister-ship l’Epervier mais quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, il forme la 11ème DCT en compagnie de l’Epervier mais également de l’Aigle qui remplace le Bison en réparations à Lorient après son abordage par le croiseur léger Georges Leygues dans la nuit du 7 au 8 février 1939.

L’Aigle à nouveau disponible le 9 octobre va intégrer la 11ème DCT qu’il va former désormais avec le Bison et le Milan, l’Epervier étant  affecté à la 1ère DCT.

Le Bison arrive à Bizerte le 4 janvier 1940 et devient aussitôt navire-amiral de la 11ème DCT en compagnie donc de l’Aigle (classe Aigle) et du Milan. La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

Le 15 mars 1940, le Mékong ravitaille à la mer le contre-torpilleur Milan ce qui constitue une première pour la marine nationale.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT  pour un exercice commun qui les occupent du 10 avril au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Le Milan et le Bison sortent pour entrainement du 18 au 28 mai avant de retrouver en mer l’Aigle que sa période d’entretien terminé retrouve ses compères en mer pour effectuer sa remise en condition du 30 mai au 12 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

Le Milan sort pour une école à feu du 12 au 17 juillet avant une escale à Sfax du 18 au 22 juillet, le contre-torpilleur ralliant Bizerte le lendemain. Il est ensuite indisponible du 25 juillet au 9 août,  pour l’entretien courant et les permissions d’été de l’équipage.

Le Milan sort pour essais du 10 au 13 août avant d’enchainer par un stage de remise en condition en solitaire du 14 au 28 août. Il enchaine ensuite par la remise en condition de l’Aigle, mission assurée du 3 au 12 septembre en compagnie du Bison.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage. Cet entrainement va occuper la division jusqu’au 6 octobre, les trois contre-torpilleurs de la division appartenant à trois classes différentes faisant escale à Tunis du 7 au 12 octobre, ne rentrant à Bizerte que le lendemain.

Le Milan est immobilisé dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 octobre 1940 au 13 janvier 1941 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du 14 au 17 janvier 1940 puis pour remise en condition en compagnie du Bison du 19 janvier au 2 février 1941.

Le Milan et le Bison sortent pour un entrainement de division au large de la Tunisie du 7 au 17 février. Après une escale à La Valette du 18 au 22 février, la 11ème DCT traverse la Méditerranée, faisant escale à Heraklion du 25 au 27 février, au Pirée du 28 février au 2 mars, à Izmir du 4 au 7 mars, à Beyrouth du 9 au 12 mars avant de rentrer à  Bizerte le 16 mars 1941.

Le 9 avril 1941, le Bison devient navire-amiral de la 11ème DCT en remplacement du Bison qui subit à son tour son grand carénage. Il participe du 17 au 30 avril à la remise en condition de l’Aigle.

Le Milan et l’Aigle sortent pour un entrainement de division du 7 mai au 4 juin, rentrant à Bizerte le 10 juin après une escale à Tunis du 5 au 9 juin 1941. Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 juin, le Milan et l’Aigle sortent pour essais et remise en condition du 1er au 11 juillet 1941.

Après une école à feux du 13 au 19 juillet, le Milan participe avec l’Aigle à la remise en condition du Bison du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

Le Milan participe ensuite à un entrainement de division du 24 août au 27 septembre, la 11ème DCT faisant escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941 avant de rentrer à Bizerte le 5.

Du 15 au 30 octobre,  le Milan et ses compères de la 11ème DCT participe à un exercice commun à la 6ème Escadre Légère. Cette dernière fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

La 6ème Escadre Légère est à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. La 11ème DCT manoeuvre au large du Liban jusqu’au 12 décembre, ralliant Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en application. Le Milan quitte la 11ème DCT et Bizerte pour rallier Brest où il va former une nouvelle 6ème DCT en compagnie du Vautour et de l’Epervier. Le Milan devient navire-amiral de la division.  

Le Milan et l’Epervier quittent Bizerte le 10 janvier 1942, se ravitaillant à Casablanca le 14 janvier avant de rallier Brest où ils retrouvent le Vautour le 18 janvier. La 6ème DCT ainsi reconstituée est en entretien à flot du 18 janvier au 4 février 1942, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 5 au 9 février avant remise en condition du 11 février au 3 mars, les trois navires rentrant à Brest le 9 mars après une escale à Bordeaux du 4 au 8 mars 1942.

La 6ème DCT effectue son premier entrainement de division à la mi-mars. Le 15 mars 1942 à l’aube, le Milan (Al) suivit par l’Epervier et le Vautour franchissent le Goulet qui sépare la rade Brest de la haute mer.

Le temps se dégradant, les trois navires se réfugient en baie de Douarnenez le temps que la tempête se calme. Les trois navires reprennent la mer le 18 mars et entament leur entrainement divisionnaire  qui s’achève le 4 mai, le Milan et ses compères rentrant à Brest le lendemain après avoir fait escale à Lorient, Saint-Nazaire et Nantes. La 6ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 13 mai au 2 juin, rentrant à son port d’attache le lendemain.

La 6ème DCT mouille en baie de Douarnenez du 7 au 12 juin, manoeuvre en mer d’Iroise du 13 au 16 juin avant de jeter l’ancre à nouveau du 17 au 21 juin puis de s’entrainer au large de la presqu’ile de Crozon jusqu’au 23.

Après un nouveau mouillage dans la baie du 24 au 30 juin, la 6ème DCT effectue une spectaculaire école à feux de nuit le 1er juillet 1942, allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez jusqu’au 5 juillet quand ils rentrent à Brest.

La division au complet est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 6 au 27 juillet, les trois navires sortant pour essais du 28 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 1er  au 20 août, les trois contre-torpilleurs mouillant en baie de Douarnenez du 21 au 30 août avant de rentrer le lendemain à Brest.

Du 8 septembre au 17 octobre 1942, le Milan effectue un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne avant de s’entrainer avec l’Epervier du 24 octobre au 18 novembre, les deux navires faisant escale à Cherbourg du 5 au 7 novembre.

Rentrés à Brest le 20 novembre 1942, le Milan et l’Epervier sortent à nouveau pour un entrainement en commun jusqu’au 2 décembre date à laquelle ils rentrent à Brest. Après un mouillage aux abords de l’île Longue du 3 au 10 décembre, les deux contre-torpilleurs servent de plastron aux défenses du secteur de Brest jusqu’au 21 décembre, date à laquelle ils regagnent le quai des flottilles pour ne plus le quitter jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Milan et l’Epervier commencent l’année 1943 par un entrainement commun du 7 au 30 janvier avant deux écoles à feux du 7 au 14 et  20 au 27 février 1943. Il participe ensuite avec l’Epervier à la remise en condition du Vautour (11 au 31 mars).

Le Milan transmet alors son pavillon de chef de division à l’Epervier pour à son tour subir un grand carénage doublé d’une modernisation. Échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Brest le 3 avril, il va subir plus de trois mois de travaux jusqu’au 14 juin.

Sa coque est grattée, sablée et repeinte, ses hélices sont remplacées, les chaudières remise à neuf, les turbines inspectées. Les locaux-vie sont également remis en état. De nouveaux radars et de nouveaux télémètres sont installés. Il reçoit également un système RAM plus performant que celui installé à la va-vite en 1941.

Pour améliorer ses capacités anti-sous-marines, le Milan reçoit un Asdic et voit son parc à grenades augmenté significativement passant de 24 à 40 engins, des engins plus légers mais pas moins efficaces.

La DCA est renforcée, les canons de 25mm sont remplacés par deux affûts doubles de 37mm supplémentaires uniformisant la DCA désormais composée de dix canons de 37mm.

Le changement majeur est cependant le débarquement des cinq canons de 138mm modèle 1927 remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en affûts simples sous masque modèle 1941 dans le but d’uniformiser l’armement des torpilleurs d’escadre et des contre-torpilleurs avec le même calibre à défaut du même modèle.

Remis à flot le 14 juin, le Milan sort pour essais en compagnie du Vautour du 15 au 18 juin, enchainant toujours avec le Vautour par sa remise en condition opérationnelle du 20 juin au 7 juillet, les deux navires rentrant à Brest le lendemain 8 juillet, jour où le Milan reprend son du à savoir le pavillon de navire-amiral de la 6ème DCT.

Le Milan et l’Epervier effectuent ensuite une tournée estivale des ports de la façade atlantique, des côtes de la Manche et de la mer du Nord, étant à Saint-Malo du 16 au 18 juillet, à Cherbourg du 19 au 21 juillet, au Havre du 22 au 25 juillet, à Rouen du 26 au 28 juillet et enfin à Boulogne du 29 au 31 juillet. La tournée se poursuit par une escale à Saint-Nazaire du 2 au 4 août, à Nantes du 5 au 8 août, à La Pallice du 9 au 11 août et à Bordeaux du 12 au 15 août avant de rentrer à Brest le 16 août 1943 pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions.

Le 7 septembre 1943, la 6ème DCT quitte Brest en compagnie de la 3ème DCT pour rallier Dunkerque où les deux divisions arrivent le 10 septembre pour s’entrainer avec la 8ème DCT et permettre à l’Epervier de se remettre en condition après son grand carénage.

Les sept contre-torpilleurs présents vont enchainer quatre exercices jusqu’au 15 octobre, la 6ème et la 3ème DCT quittant le grand port du nord le 16 octobre pour rentrer à Brest deux jours plus tard.

Le Milan et l’Epervier sortent pour une école à feux du 23 au 28 octobre, faisant escale à Saint-Malo du 29 octobre au 3 novembre, mouillant en baie de Douarnenez du 4 au 9 novembre avant de rentrer à Brest le lendemain 10 novembre. Il participe ensuite avec l’Epervier à la remise en condition du Vautour du 12 au 25 novembre 1943.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 26 au 30 novembre, la 6ème DCT sort pour école à feux en mer d’Iroise du 1er au 5 décembre puis après un nouveau mouillage dans la baie du 6 au 12 décembre, la 6ème DCT termine l’année 1943 par un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 20 décembre, les trois navires rentrant dans la foulée à Brest et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 4 janvier 1944, la 6ème DCT quitte Brest en compagnie de la 3ème DCT pour manoeuvrer dans le Golfe de Gascogne. Les six contre-torpilleurs vont manoeuvrer du 4 au 22 janvier 1944.

La 6ème DCT sort pour entrainement de division, un entrainement délocalisé aux Antilles pour permettre aux équipages de sortir de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Ils appareillent le 1er février en compagnie du pétrolier Var, les quatre navires arrivant à Fort de France le 9 février 1944 où ils retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing le 9 février 1944.

La 6ème Division de Contre-Torpilleurs va manoeuvrer aux Antilles jusqu’au 4 mars, quittant Fort de France le lendemain pour Cayenne où ils arrivent le 9 mars, les trois contre-torpilleurs et lé pétrolier s’entrainant avec l’aviso colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 avril au 15 mai 1944, sortant pour essais du 18 au 22 mai avant un stage de remise en condition du 25 mai au 15 juin, la division rentrant à Brest le 20 juin après une escale à Portsmouth du 16 au 19 juin 1944.

Le Milan sort pour entrainement de division du 27 juin au 22 juillet, rentrant avec ses compères de la 6ème DCT le lendemain.

Le Milan et l’Epervier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 24 juillet au 7 août. Ironie de l’histoire, le Vautour censé être le seul contre-torpilleur disponible de la division est victime d’une avarie mécanique. Le Milan et l’Epervier sortent pour essais du 8 au 10 août avant de participer du 15 au 27 août 1944 à la remise en condition du Vautour.

Le Milan, l’Epervier et le Vautour sortent pour entrainement de division dans l’Atlantique du 2 au 27 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 28 septembre au 2 octobre, ralliant Brest le lendemain 3 octobre 1944.

Après un entrainement de base du 7 au 15 octobre, la 6ème DCT participe du 23 octobre au 4 novembre à un exercice de combat de nuit en compagnie du cuirassé Jean Bart et de ses deux torpilleurs d’escorte. Les six navires rentrent à Brest le 4 novembre 1944.

Après une période d’entretien à flot du 5 au 23 novembre, la 6ème DCT sort pour essais du 24 au 28 novembre avant un nouvel entrainement de base du 30 novembre au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1945, la 6ème DCT quitte Brest pour un nouvel entrainement de division. Elle est accompagnée par deux sous-marins de la 8ème DSM (Agosta et Bévéziers), le ravitailleur Jules Verne et le pétrolier La Seine.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca. Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Du 14 au 23 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Casablanca avant d’enchainer par une école à feux du 24 au 31 janvier dans le Golfe de Gascogne.

Après une escale à Bordeaux du 1er au 7 février en compagnie du PRE La Seine, du Jules Verne et des sous-marins Agosta et Bévéziers, la 6ème DCT rentre à Brest avec les autres navires le 8 février 1945.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 15 au 23 février 1945, la 6ème DCT effectue une école à feux du 24 février au 2 mars avant une escale à Lorient du 3 au 6 mars.

Reprenant la mer, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 18 mars avant une escale à Saint-Nazaire du 19 au 21 mars. Après un entrainement de défense anti-sous-marine du 22 mars au 4 avril avec les sous-marins Sfax et Casabianca, la 6ème DCT rentre à Brest le 5 avril 1945.

Le Milan est indisponible pour entretien à flot du 6 au 12 avril, travaux concernant essentiellement l’artillerie principale de 130mm. Il sort pour essais les 13 et 14 avril avant d’enchainer par un exercice.

Le 16 avril 1945, la 6ème DCT appareille de Brest en compagnie des cuirassés Gascogne et Alsace,  , du porte-avions Painlevé, de six torpilleurs d’escadre (Durandal Dague Arquebuse Cimeterre Forbin Basque), des sous-marins Ajax et Pasteur (puis venus de Brest par les sous-marins Sibylle et Orion) et du pétrolier ravitailleur La Seine.

La force N fait escale à Liverpool du 25 au 28 avril puis à Greenock du 30 avril au 3 mai où il retrouve la force M composée du porte-avions Victorious, du cuirassé Anson, des croiseurs légers Dido et Southampton, de quatre destroyers et de quatre sous-marins.

Les deux escadres vont s’entrainer ensemble du 5 au 15 mai. Les deux escadres se séparent le 17 mai 1945 après une revue navale à Rosyth. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 21 juin 1945, sortant pour essais du 22 au 27 juin avant un stage de remise en condition du 30 juin au 17 juillet, faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 22 juillet 1945.

Après un mouillage en baie de Douarnenez du 27 juillet au 5 août 1945, la 6ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division jusqu’au 30 septembre, rentrant à Brest le lendemain 1er octobre avec des escales à Quiberon, Saint-Nazaire, La Pallice et Lorient.

Le Milan et l’Epervier sortent pour entrainement du 5 au 30 octobre avant d’enchainer par la remise en condition du Vautour du 1er au 15 novembre, les trois navires faisant escale à Saint-Nazaire du 16 au 19 novembre avant de rentrer le lendemain 20 novembre 1945 à Brest.

La 6ème DCT termine l’année par un nouvel entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui occupe le Milan, l’Epervier et le Vautour jusqu’au 23 décembre, rentrant le lendemain à Brest.

Alors que le Vautour est en réparations suite à son abordage avec le ponton Garonne à Lorient, le Milan sort seul du 3 au 9 janvier pour une école à feux, rentrant à Brest le lendemain 10 janvier, préparant une sortie de la division.

La 6ème DCT sort au complet pour la première fois le 17 janvier pour un entrainement de base en mer d’Iroise jusqu’au 24 janvier quand les trois navires rentrent pour ravitaillement à Brest.

Ils reprennent la mer quelques heures plus tard pour un entrainement au combat de nuit jusqu’au 26 janvier quand ils vont mouiller au pied de la citadelle de Quiberon et ce jusqu’au 30 janvier quand ils reprennent la mer pour deux escales : Saint-Nazaire du 31 janvier au 2 février et Nantes du 3 au 7 février. Ils rentent à Brest le 9 février 1946 au matin.
Victime d’une avarie de chaudière, le Milan est indisponible du 11 février au 5 mars 1946, sortant pour essais du 6 au 9 mars en compagnie du Vautour et de l’Epervier, puis à sa remise en condition du 11 au 31 mars 1946, les trois navires rentrant à Brest le 4 avril après une escale à Lorient du 1er au 3 avril.

Le 8 avril 1946, débute à Brest l’exercice «Entente Cordiale 46» engageant une escadre britannique commandée par l’amiral Kenton (cuirassé Howe, croiseur lourd Kent, croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, six destroyers et trois sous-marins) et un groupe occasionnel de la Flotte de l’Atlantique avec le  porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, les contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier, quatre torpilleurs d’escadre et quatre sous-marins.

L’exercice commence le 10 avril 1946 par un exercice de lutte ASM suivit d’un exercice aéronavale le 12 puis d’une démonstration navale le 13 avril contre les défenses côtières du secteur de Brest.

Les 14 et 15 avril, les deux escadres réunies participent à un exercice de défense aérienne à la mer avant d’appareiller pour le polygone de Rufisque.
Arrivés à Dakar le 22 avril, les navires français et anglais s’y entrainent du 23 avril au 31 mai, quittant Dakar le 2 juin avant de se séparer au large de Brest le 7 juin 1946.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien courant et permissions de l’équipage du 8 juin au 7 juillet 1946, sortant pour essais du 8 au 11 juillet avant un stage de remise en condition du 12 au 29 juillet 1946.

Après un ravitaillement à Brest le 30 juillet, la 6ème DCT reprend la mer pour de nouveaux entrainements combiné avec une tournée estivale des ports de la côte Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord.

Après une école à feux du 30 juillet au 4 août, les trois contre-torpilleurs font escale à Saint-Nazaire les 5 et 6 août, à La Rochelle les 7 et 8 août, à Bordeaux du 9 au 11 août, à Biaritz du 12 au 14 août, à Royan les 15 et 16 août, à Lorient les 17 et 18 août, à Saint-Malo du 19 au 21 août, à Dieppe du 22 au 24 août, à Boulogne du 25 au 28 août, à Calais du 29 au 31 août, à Dunkerque les 1er et 2 septembre, Le Havre les 3 et 4 septembre avant de rentrer à Brest le 10 septembre après une école à feux.

Le 15 septembre 1946, le Milan et les deux navires de la 6ème DCT appareillent en compagnie de la 3ème DCT et de la 4ème DC pour une importante phase d’exercices dans le Golfe de Gascogne jusqu’au 21 novembre, rentrant le lendemain à Brest.

La 6ème DCT va alors cesser d’être au complet pour prêt d’un an, les trois contre-torpilleurs devant successivement entrer en grand carénage. Ce grand carénage ne comporte pas de modernisation des capacités militaires mais une grande remise en état pour permettre aux navires de tenir jusqu’en 1949, année prévue pour leur désarmement et leur remplacement par les contre-torpilleurs de la tranche 1947 (classe Guépratte).

Le Milan et l’Epervier appareillent pour entrainement du 28 novembre au 4 décembre avant une escale à Saint-Nazaire du 5 au 9 décembre avant de rallier son port d’attache le 10 décembre 1946.

La 6ème DCT termine l’année par un combat antisurface avec école à feu du 16 au 23 décembre 1946, rentrant à Brest le 24 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Milan et l’Epervier sortent pour une école à feux du 5 au 17 janvier avant de faire escale à Cherbourg du 18 au 21 janvier avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 30 janvier avant un entrainement à la lutte ASM du 1er au 9 février avec le sous-marin Bévéziers, rentrant à Brest le 16 février après un mouillage en baie de Douarnenez du 10 au 15 février 1947.

Du 19 février au 21 mai, le Milan est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage. Il sort pour essais du 22 au 25 mai en compagnie du Vautour qui à repris à l’Epervier le pavillon de navire-amiral de la 6ème DCT. A l’issue de la remise en condition du Milan (27 mai au 17 juin), ce dernier redevient navire-amiral de la division, amputée de l’Epervier entré en grand carénage.

La 6ème DCT réduite à deux navires sort pour entrainement du 21 juin au 17 juillet moins une escale à Saint-Nazaire du 29 juin au 4 juillet. Ils rentrent à Brest le 18. La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 7 août 1947, sortant pour essais du 8 au 12 août avant remise en condition du 14 au 31 août 1947.

Le Milan et le Vautour sortent pour entrainement du 9 au 18 septembre avant de participer aux essais (22 au 25) et à la remise en condition (26 septembre au 21 octobre 1947) de l’Epervier qui aurait du être disponible le 8 septembre mais une avarie technique impose de nouvelles réparations jusqu’au 21 septembre.

Le 30 octobre 1947, la 6ème DCT appareille au grand complet pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui va l’occuper jusqu’au 13 décembre, faisant également escale à Lorient du 5 au 7 novembre, à Saint-Nazaire les 13 et 14 novembre, à Bordeaux du 22 au 24 novembre et à Biaritz du 1er au 5 décembre. Ils sont de retour à Brest le 14 décembre 1947 et reste au port jusqu’à la fin de l’année.

Après une période d’entretien à flot commune du 1er au 21 janvier, les trois navires de la 6ème DCT sortent pour essais du 22 au 25 janvier avant un stage de remise en condition en mer d’Iroise du 27 janvier au 14 février 1948.

Après un ravitaillement rapide à Brest le 15 février, les trois navires quittent le Finistère, font escale à Cherbourg du 16 au 19 février avant de gagner Dunkerque le 20 février 1948.

La 6ème DCT y retrouve la 8ème DCT (Kersaint Cassard) et la 5ème DT ( Le Normand Le Parisien Le Provençal et Le Saintongeais) pour une importante série de manoeuvres au large de la Normandie qui vont l’occuper jusqu’au 27 mars.  Après une dernière escale commune à Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrent dans leurs ports respectives, la 6ème DCT retrouvant le quai des flottilles le 3 avril 1948 au soir.

Après un entrainement au combat antisurface du 8 au 19 avril, le Milan et l’Epervier font escale du 20 au 23 avril à Saint-Nazaire avant de retrouver le 24 avril le Vautour au mouillage en baie de Douarnenez.

La 6ème DCT sort ensuite au grand complet pour un  nouvel entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 12 juin, les contre-torpilleurs et les deux sous-marins rentrant à Brest le lendemain 13 juin 1948.

La 6ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 2 juillet, la division sortant pour essais du 3 au 6 juillet avant un stage de remise en condition du 8 au 24 juillet 1948.
Le Milan, le Vautour et l’Epervier enchaine par un entrainement de division du 1er au 23 août, étant placé à l’effectif de guerre dès le 24 août, sortant pour entrainement du 25 août au 1er septembre 1948, se tenant ensuite prêt à appareiller avec jusqu’au 5 septembre, un contre-torpilleur machines sous pression pour un éventuel appareil d’urgence et les autres en alerte à six heures.

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