10-Contre-torpilleurs (2)

A-Contre-torpilleurs classe Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Avant-propos

Si la marine nationale sort aussi usée du premier conflit mondial c’est en partie en raison de l’absence de constructions neuves, les Arsenaux à l’exception de la poussière navale arrêtant les constructions neuves pour travailler au profit de l’armée de terre.

Les études se poursuivent cependant dans les bureaux d’études pour les futurs navires de la marine nationale. En juillet 1918 par exemple, on envisage la construction d’un contre-torpilleur de 1600 à 1800 tonnes, filant à 34/35 noeuds avec un armement composé de trois canons de 138mm en affûts simples axiaux, un canon de 75mm antiaérien, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe et trois tubes lance-torpilles simples à l’avant.

Un avant projet est soumis en septembre 1919 au conseil supérieur de la marine. Il prévoit un bâtiment de 1765 tonnes, filant à 35.5 noeuds, trois canons de 138mm, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples avec une variante avec 4 canons de 100mm en deux groupes superposés.

Le CSM à l’issue de cette présentation défini le contre-torpilleur comme un navire de 2000 à 2300 tonnes, filant à 36 noeuds, 4 canons de 138mm, une DCA légère, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm.

Le 1er avril 1920, le CSM discute d’un projet de contre-torpilleur _nouveau nom pour le torpilleur éclaireur_ de 2300 tonnes, filant à 35 noeuds avec un armement composé de 4 canons de 138 ou de 150mm, une DCA légère et deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe.

La principale question concerne l’armement principal. Le canon de 100mm est rapidement écarté car bien inférieur à l’armement des navires étrangers équivalents en service ou en construction. Le 138mm est écarté tout comme le 150mm car l’obus est trop lourd à manoeuvrer sur des unités aussi légère, laissant seul en piste le canon de 130mm sans que le choix entre l’affût simple ou l’affût double soit tranché.

En janvier 1921 plusieurs variantes d’un navire déplaçant environ 2300 tonnes sont présentées avec  une vitesse de 36 noeuds avec un armement variant de quatre à huit canons de 130 ou de 138mm en affûts simples ou double.

Le projet définitif est approuvé par l’Etat-Major Général (note 1062) du 25 mai 1921 avec un armement composé de six canons de 130mm avec un affût simple et un affût double à l’avant, un affût simple au milieu et deux affûts simples à l’arrière.

Les essais d’affûts doubles se révélant infructueux (notamment en raison de problèmes d’alimentation en munitions), l’armement des contre-torpilleurs est modifié le 12 septembre 1923 avec cinq affûts simples (deux avant, un au milieu et deux à l’arrière).

Les six contre-torpilleurs financés à la tranche 1922 reçoivent tous des noms de grands félins, la construction étant répartie entre les Arsenaux et l’Industrie, les chantiers navals privés.

C’est ainsi que l’Arsenal de Lorient est chargé de la construction du Jaguar et du Panthère, les Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët reçoivent la commande du Chacal, son voisin des Ateliers et Chantiers de la Loire reçoivent la construction des Léopard et Lynx alors que le dernier baptisé Tigre est commandé aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes.

Le Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

-Le Jaguar est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 24 août 1922 lancé le 17 novembre 1923, armé pour essais le 1er juin 1926 et admis au service actif le 19 novembre 1926.

A son admission au service actif, le Jaguar est affecté à l’Escadre de l’Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Lynx en janvier 1928.

Il est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. A cette occasion, une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Du 30 mai au 4 juin 1927, Le Jaguar fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Il sert un temps de navire-amiral pour la 2ème flottille, la flottille de torpilleurs intégrée à l’Escadre de l’Atlantique et créée le 5 juillet 1935.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Jaguar formait la 2ème DCT (Division de Contre-Torpilleurs) en compagnie de ses sister-ship Chacal et Léopard, la division étant affectée à la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest. Il y est échoué du 15 janvier au 21 mars 1940 pour une remise en état complète du navire qui à passablement souffert d’une activité  intense à l’automne. Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Alors que le Chacal est grand carénage (bassin n°6 du 9 avril au 12 juillet 1940), le Jaguar et le Léopard sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvelle série d’exercices du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Jaguar sort pour entrainement individuel du 5 au 15 juin, retrouvant le Léopard le lendemain 16 juin 1940 à Lorient. Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.

Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage (bassin n°6 du 6 août au 10 novembre 1940)

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Jaguar et le Chacal sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Jaguar et le Chacal quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun exécuté du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après  avoir relâché à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube. Après une ultime sortie du 1er au 8 novembre, le Jaguar et le Chacal rentrent à Brest le 9 novembre 1940.

Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, la 2ème DC (La Galissonnière, Jean de Vienne La Marseillaise) arrive à Brest pour un exercice commun avec leur sister-ships de la 4ème DC (La Gloire, Montcalm et Georges Leygues) et du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème escadre légère en l’occurence donc  la 2ème DCT au complet (Jaguar Chacal et Léopard) et une partie seulement des autres divisions : le Triomphant et le Malin pour la 8ème DCT et le seul Le Fantasque de la 10ème DCT.

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et le 10ème DCT ne s’allie aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février). Après un mouillage en rade de Brest jusqu’au 16 février, la 2ème DC quitte la Bretagne pour rentrer en Tunisie.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar et tirent au polygone de Rufisque du 16 au 27 avril, relâchent à Dakar du 28 au 30 avril avant une nouvelle série de manoeuvres du 1er au 15 mai. Les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Jaguar quitte Brest le 1er août pour un entrainement en solitaire jusqu’au 13 août quand il arrive à Cherbourg où il fait escale du 13 au 18 août. Reprenant la mer le lendemain, il manoeuvre au large du Cotentin et de la Normandie jusqu’au 30 août quand il arrive au Havre pour quelques jours d’escale. Il quitte la Basse-Normandie le 4 septembre 1941 et rentre à Brest le 6 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices. Tout commence par un exercice de combat antisurface, une série de «deux contre un» du 12 au 22 septembre. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent auprès du vieux pétrolier Rhône (qui sera désarmé peu après) le 23 septembre avant de reprendre l’entrainement.

Du 24 septembre au 5 octobre, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT subissent un entrainement de défense aérienne à la mer avant un ravitaillement à Brest le 6 octobre 1941. Cette grande phase d’entrainement se termine par une école à feux du 7 au 18 octobre 1941 avant de rentrer à Brest le 19 octobre 1941.

Victime d’une avarie de turbine, le Jaguar est indisponible du 22 octobre au 3 novembre 1941, sortant pour essais du 4 au 8 novembre avant de sortir pour remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship du 10 au 21 novembre, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Jaguar, navire-amiral de la 2ème DC sort en solitaire pour entrainement au combat de nuit du 20 au 27 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est redésignée 1ère DCT. Elle reste basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Alors que le Léopard subit un nouveau grand carénage (bassin n°6 12 février au 14 mai 1942), le Jaguar et le Chacal sortent pour un entrainement commun en Manche avec la 8ème DCT qu’ils retrouvent au Havre le 18 février.

Les deux divisions manœuvrent du 19 février au 2 mars avant de faire escale à Dunkerque du 3 au 10 mars pour entretien, la mer s’étant montré virulente avec les lévriers des mers. Après un nouvel exercice du 11 au 25 mars, les deux divisions se séparent, la 1ère DCT rentrant à Brest le 27 mars.

Le Jaguar sort pour entrainement au combat antisurface en solitaire du 2 au 12 avril enchainant par un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 21 avril puis par un entrainement au combat de nuit du 23 avril au 3 mai, rentrant à Brest le 7 mai après une escale à Lorient du 4 au 6 mai 1942.
Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 du 15 mai au 17 août 1942, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment l’installation d’un ASDIC et de grenades ASM (ce qui nécessite le débarquement de l’affût lance-torpilles triples avant) et d’une installation de ravitaillement à la mer.

Il est en essais en mer du 19 au 23 août avant remise en condition avec ses deux sister-ships du 24 août au 7 septembre avant que le Chacal ne subisse un grand carénage (bassin n°6 8 septembre au 12 décembre 1942).

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.

Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine. Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 novembre (artillerie et électronique notamment), le Jaguar sort pour essais et entrainement du  2 au 7 décembre 1942. Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Léopard et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 24 au 31 janvier avant de faire relâche à Dakar du 1er au 3 février. Les trois contre-torpilleurs ressortent pour un exercice de combat antisurface du 4 au 12 février avant de se ravitailler auprès de La Seine et d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 14 au 27 février.

Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaillent à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 31 mars au 7 avril, les cinq lévriers des mers étant assaillis par les avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air. Ils rentrent à Dunkerque dans la soirée du 7 avril.

La 1ère DCT quitte Dunkerque le 8 avril pour se positionner dans le sud du détroit du Pas de Calais pour un exercice d’interception, le Kersaint et le Cassard jouant le rôle de croiseurs auxiliaires cherchant à passer dans l’Atlantique.
A l’issue de cet exercice mené du 8 au 17 avril, les cinq navires font escale à Douvres en Angleterre jusqu’au 21 avril quand ils reprennent la mer pour un exercice de synthèse du 22 au 27 avril quand les cinq navires gagnent Dunkerque pour une ultime escale du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 12 mai 1943, le Jaguar quitte Brest pour un exercice de lutte ASM. Du 12 au 24 mai,  il va traquer le sous-marin Casabianca avant de servir du 25 au 30 mai de plastron pour des essais de lancement de torpilles par ce même sous-marin. Il rentre à Brest le lendemain 31 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne. Cela commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 15 juin avant une escale à Lorient du 16 au 19 juin.

Reprenant la mer, les Jaguar Chacal et Léopard réalisent un exercice d’entrainement au combat antisurface avec tirs réels et lancement de torpilles simulés et actifs et ce du 20 juin au 2 juillet avant une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 juillet. Après un exercice de combat de nuit du 8 au 13 juillet, les trois navires rentrent à Brest le 14 juillet au matin.

Le Jaguar est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 1er août 1943 avant de sortir pour essais du 2 au 7 août puis pour remise en condition en compagnie du Léopard du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition du Chacal qui venait de sortir de son indisponibilité estivale (23 août au 3 septembre).

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître lui aussi ses quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943 à l’aube, le croiseur léger Gloire (4ème DC) franchit le goulet de Brest suivit par les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT. Le croiseur léger et les contre-torpilleurs vont manoeuvrer en mer d’Iroise jusqu’au 30 octobre avant un ravitaillement à la mer auprès du pétrolier Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs légers en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais.

Cet exercice commence par un entrainement au combat antisurface de jour du 9 au 15 novembre puis de nuit du 17 au 25 novembre avant une escale de relâche à Dunkerque du 26 au 30 novembre.

Les trois divisions effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 décembre avant de regagner Dunkerque pour une escale commune du 11 au 15 décembre 1943. La 1ère DCT quitte Dunkerque le 16 décembre et rentre à Brest trois jours plus tard. Le Jaguar sort à nouveau du 23 au 28 décembre pour un entrainement de base.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 15 janvier 1944, le Jaguar sort pour essais du 16 au 20 janvier avant un stage de remise en condition du 21 janvier au 2 février. Il rentre à Brest le lendemain 3 février.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un nouveau ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Jaguar sort à nouveau du 16 au 22  mars pour un entrainement à la lutte ASM, entrainement mené en compagnie du sous-marin Archimède, d’avions et d’hydravions avant de rentrer à Brest le 25 mars après une escale à Lorient les 23 et 24 mars 1944.

Le 4 avril 1944, le cuirassé Jean Bart appareille de Brest direction Portsmouth la grande base britannique. Il n’est pas seul puisque l’accompagne le croiseur léger Georges Leygues, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT ( Jaguar Chacal Léopard) et les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et L’Aventurier.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération de relations publiques/public relation d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Jaguar sort à nouveau pour entrainement du 5 au 12 juin et du 17 au 21 juin, en mer d’Iroise avant d’entamer les préparatifs du désarmement.

Il est mis en position de complément le 27 juin 1944 puis échoué dans le bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 27 juin au 4 juillet. Les munitions sont débarquées, les soutes vidangées et tout le matériel récupérable l’est notamment l’électronique (qui va servir de pièces de rechange, de matériel école ou de matériel d’expérimentation) et l’armement qui est débarqué au dépôt central d’artillerie de Guipavas pour une réutilisation ultérieure.

Le contre-torpilleur Jaguar est officiellement désarmé le 4 juillet 1944.

Remis à flot, il reste mouillé en Penfeld jusqu’au 15 septembre 1944 quand il est remorqué au cimetière marin de Landevennec (officiellement Dépôt Naval de l’Atlantique) et amarré à bâbord de l’ancien porte-avions Béarn. Il est coulé comme cible en compagnie de l’ex-torpilleur L’Adroit le 14 mars 1946. Son épave repose à 150 miles à l’ouest de la pointe du Raz.

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2 réflexions sur “10-Contre-torpilleurs (2)

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