8-Croiseurs lourds (5)

Le Foch

Le croiseur lourd Foch en 1931

Le croiseur lourd Foch en 1931

-Le Foch est mis sur cale à l’Arsenal de Brest en 1928 lancé le 24 avril 1929 et mis en service le 20 décembre 1931.

Comme la majorité des nouveaux navires français, le cinquième croiseur lourd est affecté à Toulon au sein de la 1ère Division Légère.

Cette division va compter jusqu’à cinq unités mais pour peu de temps puisque le 1er novembre 1934, les «10000 tonnes» son répartis entre la 1ère DL (Algérie Colbert Dupleix) et la 3ème DL (Foch Tourville et Duquesne, le Suffren étant en réparations jusqu’en 1936).

La mise en service des croiseurs légers provoque la réorganisation des forces légères françaises avec en novembre 1937, la création de la 2ème DC avec les croiseurs lourds Duquesne Tourville et Suffren, les croiseurs Algérie Foch Colbert et Dupleix formant la 1ère DC.

Au printemps 1940, on décidé de clarifier le système, attribuant les numéros impairs aux croiseurs lourds et les numéros pairs aux croiseurs légers.

Les Tourville et Duquesne forment ainsi la 5ème Division de Croiseurs (5ème DC) basée à Toulon en compagnie de la 1ère DC formée des Dupleix et Suffren alors que la 3ème DC formée du Colbert et du Foch est basée à Brest. L’Algérie restant lui hors rang puisqu’il sert de navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée.

Le Colbert et le Foch appareillent ensemble le 25 mai 1940 de Toulon, faisant escale à Ajaccio le 26, à Casablanca le 29 mai avant de cingler directement sur Brest où ils arrivent ensemble le 1er juin 1940.

Le Foch ressort dès le lendemain pour un entrainement au large de Brest. L’équipage du croiseur lourd est certes rodé et entrainé mais il s’agit pour le croiseur lourd de prendre ses marques dans une région qu’il n’avait guère l’habitude de fréquenter. A Brest, le Foch va assurer comme son sister-ship Colbert des missions de surveillance et d’écolage sans oublier la protection du trafic commercial notamment les transports stratégiques.

Après plusieurs entrainements (2 au 12 juin, 18 au 27 juin, 5 au 13 juillet), le Foch est indisponible pour problèmes techniques du 14 au 25 juillet avant des essais à la mer du 26 au 30 juillet et un stage de remise en condition du 4 au 18 août 1940. Il sort pour un entrainement de défense aérienne à  la mer du 25 au 31 août, rentrant à Brest le lendemain 1er septembre.

Il appareille le 7 septembre 1940 pour une mission de transport rapide en direction des Antilles, traversant l’Atlantique à bonne vitesse (25 nœuds de moyenne), arrivant à Fort de France le 12 septembre.

Il y débarque du matériel militaire sensible (notamment un exemplaire de radar destiné à être installé sur les hauteurs de Fort de France pour des essais en conditions tropicales) et rembarque de l’or.

Il quitte la Martinique le 17 septembre, arrive à New York le 21 septembre où il débarque son or dans l’enceinte du  Brooklyn Navy Yard pour garantir le paiement des achats d’avions américains par la France. Après seulement quelques heures dans le New Jersey, le croiseur lourd repart pour Brest où il arrive le 28 septembre 1940.

Le Foch termine l’année 1940 par deux missions de surveillance dans le Golfe de Gascogne, la première du 5 au 25 octobre, les différentes patrouilles étant entrecoupées de mouillage au large d’ Hendaye, du Verdon ou encore de l’île de Ré et la seconde du 7 au 21 novembre, mission suivie d’une escale à Bordeaux au quai des Chartrons du 23 au 30 novembre avant de rentrer à Brest le 4 décembre. Il sort à nouveau pour entrainement au large de Brest du 11 au 21 décembre et du 26 au 30 décembre.

Il ressort pour une courte sortie d’entrainement au profit des écoles brestoises du 5 au 20 janvier 1941 avant une mission de transport rapide entre Brest et Cherbourg du 23 au 30 janvier, envoyant en Normandie des munitions et du matériel sensible. Du 4 au 21 février 1941, il participe au stage de remise en condition de son sister-ship Colbert qui sortait de grand carénage.

Le 25 février 1941 après avoir débarqué ses munitions, le Foch est échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Brest pour subir un grand carénage bien mérité. Il est en travaux jusqu’au 14 août, subissant une remise en état complète de l’appareil propulsif, le retubage des chaudières, le changement des hélices, la modernisation de la DCA, l’installation de radars.

Remis à flot, il subit quelques travaux complémentaires à quai avant des essais à la mer du 23 au 28 août 1941. Pour sa remise en condition, il va participer avec son sister-ship à une croisière en mer Baltique, croisière diplomatique avec néanmoins de nombreux exercices d’entrainement.

Le Colbert et le Foch appareillent de Brest le 30 août 1941, traversent la Manche et font escale au Havre du 3 au 5 septembre avant de reprendre la mer le 6. Au large de Dunkerque, il retrouve le pétrolier Salomé de la Compagnie Auxiliaire de Navigation, pétrolier affrété pour cette croisière.

Les deux croiseurs et le pétrolier font escale à Anvers du 8 au 10 septembre, à Rotterdam du 11 au 13 septembre, à Oslo du 14 au 17 septembre avant de franchir le Kattegatt le 18 septembre et de pénétrer officiellement en mer Baltique.

La traversée jusqu’à Stockholm où les deux croiseurs sont en escale du 19 au 22 septembre est l’occasion d’exercices pour permettre au Colbert d’affuter ses capacités et le Foch de retrouver les siennes, sachant que pour ce dernier environ 1/3 de l’équipage à été remplacé dont le commandant.

Quittant Stockholm, les deux navires gagnent la Finlande, faisant escale à Turku du 23 au 25 septembre puis à Helsinki du 26 au 28 septembre.

Un temps, une incertitude pesa sur l’escale de Saint Saint-Pétersbourg mais au final, les deux croiseurs peuvent bien faire escale à Kronstadt, le port militaire de la cité fondée par Pierre le Grand du 29 septembre au 4 octobre.

La découverte du pays des Soviet se poursuit par une escale à Tallinn du 5 au 7 octobre puis à Riga du 8 au 10 octobre. Par une décision difficilement compréhensible, les autorités soviétiques refusent l’accès au port de Riga au Salomé alors que ce dernier devait ravitailler les deux croiseurs.

Le ravitaillement doit donc se faire au mouillage, hors des eaux territoriales, le tout sous la surveillance de bâtiments légers de la Flotte de la Baltique. L’ambiance est tendue, les canonniers français à leur poste, les équipages français et soviétiques se lançant régulièrement des bordées d’injures.

Le ravitaillement en mazout terminé, les deux croiseurs et le pétrolier quittent l’URSS puis font escale à Malmö du 12 au 14 octobre, le pétrolier dont l’affrètement est terminé rejoint le port norvégien de Bergen pour reprendre son service commercial.
Les deux croiseurs font escale à nouveau à Copenhague du 16 au 20 octobre, à Newcastle du 22 au 25 octobre, à Chatham du 27 au 30 octobre, à Dunkerque du 1er au 4 novembre, à Cherbourg le 5 novembre avant de rentrer à Brest le 8 novembre après deux mois loin de leur port d’attache. Le Foch est indisponible jusqu’au 15 décembre, n’effectuant qu’une courte sortie d’essais et d’entrainement du 17 au 20 décembre avant de passer les fêtes de fin d’année au quai des flottilles.

Le croiseur lourd Foch sort du 2 au 10 janvier pour entrainement de son détachement aviation équipé de deux Dewoitine HD-731 étreinés en mer Baltique avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne du 12 au 18 janvier, rentrant à Brest le lendemain 19 janvier 1942.

Le Foch sort à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, faisant escale à Lorient du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le lendemain 3 février 1942.

Le Foch sort pour une école à feux du 10 au 17 février 1942, rentrant à Brest le lendemain 18 février et se préparant à une croisière en Amérique du Nord en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque et de ses deux torpilleurs d’escadre, les modernes et rutilants Le Hardi et L’Epée.

Quittant Brest le 28 février 1942, la petite escadre arrive à New York le 3 mars et mouille dans le Brooklyn Navy Yard, accueillant au large le 7 mars, le paquebot Normandie et de l’escorter jusqu’à son quai, le Pier 88 au sud de Manhattan.

Le Foch repart en compagnie du Dunkerque et de ses deux torpilleurs d’escadre le 10 mars et la petite escadre arrive à Brest le 15 mars 1942. Il effectue ensuite plusieurs sorties au profit des écoles de la région brestoise à savoir du 20 au 27 mars, du 29 mars au 4 avril, du 9 au 15 avril avant une période d’entretien à flot pour réparer quelques menus dégâts provoqués par le mauvais temps (17-29 avril 1942).

Le 30 avril est signée la charte de parrainage du croiseur par la ville de Tarbes, ville natale de Ferdinand Foch. Une délégation de la ville sort avec le croiseur les 30 avril et 1er mai 1942.

Le 3 mai, la 3ème DC (croiseurs lourds Colbert et Foch) appareille pour une mission de surveillance qui commence après une escale des deux croiseurs à Saint-Nazaire du 4 au 7 mai. Si le Colbert va trainer ses hélices dans le Golfe de Gascogne, le Foch lui reçoit pour zone de patrouille, le secteur entre Ouessant et les îles Scilly.

Le Foch va effectuer pas moins de sept patrouilles entrecoupées d’escales de quelques heures pour se ravitailler en carburant à Brest. Il patrouille ainsi du 9 au 15 mai, du 17 au 23 mai, du 25 mai au 2 juin, du 4 au 8 juin, du 10 au 13 juin, du 15 au 22 juin et du 23 juin au 3 juillet avant de rentrer à Brest le 4 juillet 1942.

Après une période d’indisponibilité pour entretien et permissions de l’équipage du 5 juillet au 12 août, le croiseur reprend la mer pour une croisière école du 17 au 29 août puis une nouvelle mission de surveillance dans le sud de la Bretagne du 5 au 21 septembre, patrouilles entrecoupées d’escales de ravitaillement à Lorient. Il est de retour à Brest le 23 septembre 1942.

Le Foch ressort le 5 octobre pour une mission de transport rapide en direction des Antilles et de la Guyane. Victime d’une avarie technique, il doit mouiller en baie de Douarnenez du 6 au 12 octobre 1942 avant de traverser l’Atlantique en direction de la Guyane française, arrivant à Cayenne le 21 octobre après une semaine de mer.

Il débarque des munitions et du matériel militaire le 22 octobre avant une patrouille au large de la Guyane en compagnie de l’aviso colonial Lapérouse du 23 au 29 octobre avant de mettre cap sur les Antilles, faisant escale à Fort-de-France du 2 au 5 novembre et à Pointe à Pitre du 6 au 12 novembre , rentrant à Brest où il arrive le 19 novembre 1942.

Il est indisponible pour entretien du 20 novembre au 7 décembre avant plusieurs sorties dans les atterrages immédiats de Brest du 10 au 13 décembre et du 19 au 23 décembre avant de passer les fêtes de fin d’année à Brest.

Le Colbert étant en grand carénage à partir du mois de janvier, le Foch est le seul croiseur lourd disponible à Brest. Il va donc se démultiplier pour assurer ses différentes missions.

Pour éviter une indisponibilité accidentelle, le Foch subit une période d’entretien à flot du 4 au 21 janvier 1943 destiné à rattraper tout le petit entretien et anticiper sur de potentielles avaries. Il effectue sa première mission de l’année du 25 janvier au 4 février 1943 en effectuant une croisière école en Manche, croisière terminée par un mouillage au large de l’île de Wight du 5 au 9 février avant de rentrer à Brest le 10 février 1943 dans la soirée.

Le Foch quitte Brest le 15 février 1943 pour une mission de surveillance au large des côtes espagnoles, faisant escale à Saint Nazaire du 17 au 19 février avant d’entamer une longue mission de surveillance (officiellement de présence) du 21 février au 25 mars, mission divisées en six patrouilles : 21 au 26 février, 27 février au 3 mars, 6 au 11 mars, 13 au 17 mars, 19 au 21 mars et 22 au 25 mars, le croiseur faisant escale au Verdon pour se ravitailler en mazout. Après une ultime escale à Bordeaux du 26 mars au 2 avril, le croiseur rentre à Brest le 4 avril 1943.

Le 10 avril, le Foch appareille pour Dakar afin d’entrainer ses canonniers au polygone de Rufisque, faisant escale à Casablanca du 13 au 17 avril avant d’arriver dans la capitale de l’ AOF le 21 avril 1943.

Victime d’un problème de chaudière, il est immobilisé au port jusqu’au 30 avril 1943 quand il peut enfin participer à son stage d’entrainement au tir, toute son artillerie étant de la partie qu’il s’agisse de ses canons de 203mm, de ses canons de 90mm et de sa DCA. Le stage s’achève le 20 mai 1943 et après une escale à Dakar jusqu’au 27 mai, le croiseur lourd appareille pour rentrer à Brest le 3 juin 1943.

Après une période d’indisponibilité jusqu’au 21 juin, le croiseur lourd reprend la mer pour une corvette au profit de l’Ecole Navale. Il appareille le 23 juin, fait escale à Cherbourg du 24 au 27 juin, à Plymouth du 28 juin au 2 juillet et à Dublin du 4 au 9 juillet avant de rentrer à Brest le 11 juillet 1943.

Après une période d’indisponibilité pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions (12 juillet au 4 août), le croiseur lourd reprend la mer pour un entrainement en solitaire jusqu’au 18 août 1943 quand il appareille de Brest pour Lorient où il retrouve son sister-ship Colbert.

Ce dernier à achevé son carénage le 12 août quand il quitte le bassin de l’Arsenal de Lorient pour ses essais à la mer du 17 au 22 août. Il effectue sa remise en condition en compagnie du Foch du 23 août au 5 septembre 1943.

Le lendemain 6 septembre, le croiseur lourd débarque ses munitions, vidange ses soutes et est échoué au bassin le lendemain 7 septembre pour subir un grand carénage. Il va rester au sec jusqu’au 7 mars 1944 quand il retrouve les flots du Scorf et du Blavet pour des travaux complémentaires à quai.
Le 18 mars 1944, le Colbert arrive à Lorient pour participer aux essais à la mer du Foch qui ont lieu du 20 au 27 mars avant un stage de remise en condition du 29 mars au 10 avril suivi d’un retour à Brest le 12 avril 1944.  le Foch effectue un entrainement aviation du 17 au 21 avril avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 25 avril au 2 mai 1944.

La 3ème DC sort au complet le 5 mai 1944 direction Rufisque pour une école à feu qui commence le 10 mai et s’achève le 27 mai. Les deux croiseurs font escale à Dakar jusqu’au 5 juin, à Casablanca du 7 au 12 juin, à Bordeaux du 16 au 21 juin avant un retour à Brest le 22 juin 1944.

Le Foch subit ensuite une inspection technique suite à des problèmes techniques récurrents durant l’école à feu de Rufisque du 27 juin au 4 juillet. Le navire est indisponible pour réparations jusqu’au 15 août, permettant à l’équipage de prendre ses permissions.

Après ses essais à la mer du 16 au 22é août, il effectue un stage de remise en condition du 27 août au 12 septembre 1944 avant de rentrer à Brest le 14 septembre 1944. Le Foch ressort pour des croisières écoles dans le sud de la Bretagne et dans le Golfe de Gascogne du 19 au 27 septembre, du 4 au 18 octobre et du 21 au 30 octobre, cette dernière voyant le croiseur faire escale à Cherbourg, à Plymouth et Liverpool.

Le Foch ressort du 2 au 4 novembre 1944 pour montrer ses capacités au nouveau préfet maritime de Brest avant d’effectuer un entrainement en solitaire du 6 au 8 novembre et du 10 au 13 novembre 1944.

Le 23 novembre, la 3ème DC sort pour exercices du 24 novembre au 4 décembre avant une escale à Bordeaux du 6 au 12 décembre. Les deux croiseurs restent à quai jusqu’à la fin de l’année, permettant aux équipages de fêter Noël à terre, à Brest ou dans leurs familles.

Le 7 janvier 1945, le croiseur lourd Foch quitte Brest pour une mission de transport rapide à destination des Antilles. Il embarque du matériel mais également des hommes pour renforcer les positions françaises aux Antilles.

Il arrive à Fort-de-France le 15 janvier 1945, débarquant son matériel, ses hommes. Il manoeuvre avec les forces de souveraineté du 17 au 30 janvier avant d’effectuer des escales de courtoisie au Mexique (Veracruz du 4 au 10 février) et aux Etats Unis à Corpus Christi du 11 au 13 février, Houston du 15 au 18 février, La Nouvelle Orléans du 20 au 23 février, Mobile du 25 au 28 février et Miami du 2 au 5 mars.

Il franchit ensuite l’Atlantique et rentre à Brest le 13 mars 1945, étant indisponible du 14 mars au 12 avril pour entretien à flot (radars, artillerie et catapulte notamment sans parler de nombreux travaux de peinture).

Il reprend la mer pour exercices du 20 avril au 14 mai, exercices de lutte antisurface, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies et d’escorte de convois, ces exercices étant entrecoupés d’escales à Cherbourg (27 au 30 avril), Plymouth (2 au 4 mai) et Saint Malo au mouillage du 9 au 13 mai avant de rentrer à Brest le 15 mai dans la soirée.

Le Foch effectue une croisière école au profit d’officiers de réserve, croisière qui commence quand le croiseur franchit le goulet le 7 juin 1945. Il met cap sur les îles britanniques, faisant escale à Liverpool du 12 au 17 juin, à Glasgow du 19 au 24 juin, à Belfast du 27 juin au 1er juillet 1945, mouille au large de l’île de Man du 2 au 5 juillet avant de rentrer à Brest le 8 juillet 1945 à l’aube.

Il participe à une mission de surveillance dans l’Atlantique Sud plus précisément entre les Canaries , les Açores et Madère. Le Foch quitte Toulon le 17 juillet 1945, descend le golfe de Gascogne et fait escale à Lisbonne du 22 au 25 juillet puis à Casablanca du 28 au 31 juillet avant d’entamer sa mission de surveillance dès le lendemain, une première patrouille l’éloignant du port marocain du 1er au 14 août.

Le Foch va effectuer trois autres patrouilles, du 18 au 25 août, du 28 août au 5 septembre et du 9 au 17 septembre. Après une ultime escale à Casablanca du 18 au 25 septembre, le croiseur rentre à Brest le 1er octobre. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 octobre au 20 novembre 1945.

Il reprend la mer pour une mission de surveillance dans le Golfe de Gascogne, appareillant du quai des flottilles le 22 novembre 1945 mais une violente tempête l’oblige à s’abriter en baie de Douarnenez le temps que le temps s’apaise. Il reprend la mer le 1er décembre direction le pays Basque, patrouillant dans la région du 3 au 12 décembre avant une escale à Biarritz jusqu’au 15 décembre 1945.

Il reprend la mer pour une nouvelle mission de surveillance jusqu’au 24 décembre quand l’amirauté décide de faire passer au croiseur les fêtes de fin d’année au mouillage au Verdon, le port maritime de Bordeaux, permettant aux officiers comme aux marins de passer soit Noël soit la Saint Sylvestre à Bordeaux.

Le croiseur lourd reprend la mer le 3 janvier 1946 pour une nouvelle mission de surveillance jusqu’au 17 janvier 1946 avant une escale à Royan jusqu’au 21 janvier. Le Foch effectue une quatrième et dernière mission de surveillance du 22 janvier au 4 février 1946 avant de rentrer à Brest dans la foulée, arrivant à destination le 7 février 1946.

Après une période d’indisponibilité jusqu’au 21 février 1946 (avec un rapide passage au bassin n°1 du port de commerce pour visite des hélices), le Foch reprend la mer pour essais du 22 au 25 février avant un stage de remise en condition jusqu’au 4 mars 1946.

Il effectue une mission de transport rapide en direction de la Martinique, quittant Brest le 8 mars 1946 et arrivant à Fort de France le 14 mars. Il débarque son matériel et repart aussitôt pour Brest où il arrive le 22 mars 1946.

Devant participer à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 1946», le Foch va rester à Brest pour préparer cet exercice.

Bien que régulièrement entretenu, le croiseur lourd va devoir subir rapidement un grand carénage. En attendant que le Colbert soit disponible, on ménage donc le seul croiseur de 1ère classe disponible à Brest.

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe (classe King George V), du croiseur lourd Kent (classe County), des croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé qui sort tout juste d’un petit carénage, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, trois contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier, six torpilleurs d’escadre et quatre sous-marins.

L’exercice commence le 10 avril 1946 par un exercice de lutte ASM, les sous-marins français tentant de couler leurs homologues britanniques avant de faire alliance pour attaquer l’escadre franco-anglaise au mouillage dans la baie de Douarnenez.

Le 12 avril, le porte-avions Painlevé lance des raids contre l’escadre britannique en mer au large d’Ouessant dans un scénario voyant la force de l’amiral Kenton assiéger Brest délivrée par une escadre française.

Le lendemain 13 avril, les deux escadres réunies simulent une démonstration navale devant le Goulet, l’artillerie côtière ouvrant le feu contre les navires français et anglais couvert par le porte-avions.

Les 14 et 15 avril, les deux escadres réunies participent à un exercice de défense aérienne à la mer où ils doivent repousser l’attaque d’avions basés à terre qu’ils s’ agissent d’avions-torpilleurs de l’Aéronavale ou de bombardiers de l’armée de l’air.

Le 17 avril, les deux forces navales appareillent pour Rufisque afin d’effectuer une école à feu commune. Les deux escadres sont rassemblées dans la rade de Brest avant d’appareiller sans les sous-marins qui restent à Brest.

Le cuirassé Gascogne ouvre la marche suivit par le croiseur lourd Foch et son homologue britannique le Kent, le porte-avions Painlevé, le cuirassé Howe suivis par les trois contre-torpilleurs, les six torpilleurs d’escadre, les croiseurs légers antiaériens et les six destroyers britanniques.

En mer, les deux forces se séparent pour former deux groupes occasionnels bi-nationaux. Le premier sous commandement français regroupe le cuirassé Gascogne, le porte-avions Painlevé, le croiseur lourd Kent, quatre torpilleurs d’escadre et deux destroyers britanniques alors que le second sous commandement anglais regroupe le cuirassé Howe, le croiseur lourd Foch, les croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, les trois contre-torpilleurs, quatre destroyers et deux torpilleurs d’escadre.

Ces deux forces vont manœuvrer ensemble durant le transit jusqu’à Dakar où elles arrivent le 22 avril. Le groupe Gascogne est le premier à utiliser les installations du polygone de Rufisque du 23 avril au 14 mai avant de laisser la place au groupe Howe du 15 au 31 mai.

Les deux forces navales appareillent le 2 juin, font route ensemble jusqu’aux atterrages immédiats de Brest où les navires anglais rentrent dans leurs ports respectifs, les navires français retrouvant la rade Abri le 7 juin 1946.

Le Foch débarque à flot ses munitions le 10 juin puis vidange des soutes pour pouvoir entrer en grand carénage, grand carénage plus que nécessaire, le transit jusqu’à Dakar ayant mis les nerfs des mécaniciens du navire à rude épreuve en raison de nombreuses petites avaries.

Il est échoué dans le bassin n°4 le 15 juin 1946 pour un grand carénage étoffé, une véritable modernisation à mi-vie comme on dirait aujourd’hui, subissant des travaux semblables à ceux du Colbert.

Le croiseur lourd est remis à flot le 17 janvier 1947 et remorqué au quai d’Armement pour des travaux complémentaires jusqu’au 7 février quand il est armé pour essais. Les essais à la mer ont lieu du 8 au 14 février 1947 avant un stage de remise en condition du 17 février au 4 mars 1947.

Le Foch participe à une corvette de l’Ecole Navale, appareillant de Brest le 12 mars 1947 pour la Belgique, les Pays Bas et les îles britanniques. Il fait une escale de ravitaillement à Dunkerque le 15 mars, est à Ostende du 17 au 21 mars, à Anvers du 23 au 27 mars, à Rotterdam du 29 mars au 2 avril, à Newcastle du 5 au 10 avril, à Londres du 12 au 16 avril avant de rentrer à Brest le 20 avril 1947 à l’aube.

Après une période d’indisponibilité du 21 au 30 avril 1947, le croiseur lourd effectue une courte mission de surveillance dans le Golfe de Gascogne du 1er au 9 mai 1947.

Le 15 mai 1947, il quitte Brest en compagnie des cuirassés Normandie (classe Alsace) et Jean Bart (classe Richelieu), du croiseur léger Gloire, de trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars), de quatre torpilleurs d’escadre, de trois sous-marins et du PRE La Seine formant la force G qui arrive à Greenock le 21 mai 1947.

La force G reprend la mer le 24 mai 1947 et arrive à Scapa Flow le 28 mai où elle retrouve le cuirassé King George V et Vanguard (classe Hood, des Lion améliorés), le porte-avions Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le Foch est indisponible du 22 juillet au 12 août pour entretien et permissions de l’équipage avant une période d’entrainement intensive du 13 août au 5 septembre, effectuant notamment une école à feu à Rufisque du 21 août au 1er septembre.

Il enchaine par une mission de transport aux Antilles, le Foch quittant Brest le 12 septembre direction Fort de France où il décharge du matériel non disponible aux Antilles, des spécialistes et des officiers métropolitains pour améliorer la défense des Antilles françaises.

Dans un premier temps, les américains voient d’un mauvais œil se renforcement qu’il s’agisse de l’installation de radars, de la modernisation des batteries côtières, de la construction d’une véritable base aérienne à Fort de France _avec une piste en dur_, du réoutillage du port mais bien vite, ils adoucissent leurs critiques quand les français leur rappellent qu’une telle base pourrait fort bien participer à la sécurisation lointaine du canal de Panama, artère vitale pour que l’ US Navy bascule ses forces de l’Atlantique au Pacifique et inversement.

Arrivé aux Antilles le 19 septembre 1947, le croiseur lourd met deux jours à débarquer un matériel abondant avant de participer à des exercices avec les Forces Françaises aux Antilles qu’il s’agisse des unités de la marine, de l’armée de terre et de l’armée de l’air du 23 septembre au 4 octobre avant de rentrer en métropole.

Il fait escale à La Nouvelle Orléans du 7 au 12 octobre, à Charleston du 15 au 20 octobre où quelques avaries sont réparés par les ouvriers du Charleston Naval Shipyard avant de rentrer à Brest où il arrive le 27 octobre 1947.

Après une période d’indisponibilité du 28 octobre au 13 novembre 1947, le croiseur lourd reprend la mer pour une mission de soutien aux écoles de la région brestoise du 14 novembre au 4 décembre, le Foch sortant de Brest pour la journée ou pour la semaine tout au plus. Il sort une dernière fois pour exercices du 12 au 21 décembre 1947, passant les fêtes de fin d’année à quai.

Le Foch effectue une croisière école en Manche au mois de janvier, appareillant de Brest le 7 janvier avec des élèves officiers, des officiers de réserve et des élèves étrangers (anglais et canadiens notamment), faisant escale à Plymouth du 9 au 12 janvier, à Cherbourg du 13 au 16 janvier, au Havre du 18 au 22 janvier et à Dunkerque du 23 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le 29 janvier 1948.

Le 12 février 1948, le porte-avions Henriette de France franchit le Goulet qui ferme la rade de Brest. Il ouvre la route à ses deux torpilleurs d’escadre puis aux croiseurs de la Flotte de l’Atlantique c’est-à-dire croiseur lourd Foch  et les croiseurs légers  Gloire Montcalm et Georges Leygues.

C’est le début de l’exercice «Centaure» qui commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les avions de l’armée de l’air repoussés par la DCA des croiseurs et les chasseurs embarqués sur le porte-avions léger.

Il est suivit le lendemain 13 février par un exercice d’escorte et de protection de convois, alternativement le groupe Foch (croiseur lourd Foch et croiseur léger Georges Leygues) et le groupe Gloire (croiseurs légers  Gloire et Montcalm) défendaient et attaquaient un convoi composé de pétroliers et de cargos civils dont leurs armateurs ont accepté de jouer le jeu. Les croiseurs vont manœuvrer encore jusqu’au 18 février avant de rentrer à Brest le 20 février 1948.

Le Foch est indisponible pour entretien du 21 février au 5 mars avant d’appareiller pour essais à la mer du 7 au 11 mars avant un stage de remise en condition pour amariner les nouveaux membres d’équipage du 15 au 21 mars suivi par une école à feu à Rufisque, le croiseur lourd appareillant de Brest le 25 mars, arrivant à Rufisque le 2 avril et s’entrainant du 4 au 18 avril et après une escale à Dakar du 19 au 25 avril, rentre à Brest le 2 mai 1948.

Le Foch effectue une mission de surveillance dans le Golfe de Gascogne, quittant Brest le 10 mai 1948, patrouillant dans un triangle Royan-La Corogne-Hendaye du 12 au 30 mai avant de rentrer à Brest le 9 juin après une escale à Bordeaux du 1er au 5 juin 1948 et à Saint Nazaire du 6 au 8 juin.

Le 19 juin, le Foch adopte le régime de guerre. La peinture est améliorée notamment pour augmenter la discrétion du navire. Des réservistes embarquent sur le croiseur et participent à plusieurs sorties d’entrainement au large de Brest du 25 au 30 juin, du 5 au 12 juillet, du 20 au 27 juillet et du 5 au 13 août.

Il ressort pour entrainement au combat de nuit du 15 au 21 août puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 août au 3 septembre. Rentré à Brest le 4 septembre, il se ravitaille en carburant, vivres, munitions et vêtements chauds, se tenait prêt à une intervention en mer du Nord.

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