8-) Croiseurs lourds (1)

8°) CROISEURS LOURDS

Panorama

Au temps de la marine à voile, le coeur des différentes flottes était composé de navires de ligne, des navires massifs armés généralement de soixante à cent-vingt canons qui arrivés à portée de l’ennemie se plaçaient en colonnes pour canonner l’ennemi visant les mats ou la coque.

Il fallait également des navires pour d’autres missions comme l’éclairage, l’attaque du trafic marchand ennemi, la liaison avec la terre. D’où la présence de navires plus petits comme les frégates qui armées généralement d’une quarantaine de canons pouvaient mener des missions en étant d’une utilisation bien plus souple que les lourds navires de ligne.

A la fin du 19ème siècle apparaît un nouveau type de croiseur. Jusque là, les croiseurs étaient des navires mixtes combinant la voile et la machine à vapeur. Souvent déployés outre-mer où les installations d’entretien étaient rares avec des machines encore fragiles, il était vital que ces navires puissent continuer à se mouvoir même en cas de panne. En 1877 apparu le HMS Shannon considéré comme le premier croiseur cuirassé de l’histoire et bien vite les différentes marines imitèrent la Royal Navy.

La France tarda à se lancer dans la construction de tels navires mais en devint le principal constructeur,compensant ce retard par le zèle de nouveaux convertis. C’est au cours de la séance du 20 juillet 1887 que le Conseil des Travaux définit le croiseur cuirassé à la française. Pas moins de 25 navires allaient être construits.

Le Dupuy de Lôme est le premier croiseur cuirassé français

Le Dupuy de Lôme est le premier croiseur cuirassé français

Le premier fût le Dupuy de Lôme suivit par une classe de quatre navires, la classe Amiral Charner composé des Amiral Charner, Bruix, Chanzy et Latouche-Treville qui elle même est suivie par l’unique Pothuau, un dérivé des Amiral Charner puis par le croiseur cuirassé Jeanne d’Arc.

Le croiseur cuirassé Jean d'Arc alias "l'étui à cigarettes"

Le croiseur cuirassé Jeanne d’Arc alias « l’étui à cigarettes »

A l’unique Jeanne D’Arc succéda trois croiseurs cuirassés de classe Gueydon baptisés  Gueydon, Montcalm et Dupetit-Thouars, elle même suivie par la classe Sully composée de navires baptisés Sully, Amiral Aube, Gloire, La Marseillaise et Condé.

La Classe Dupleix qui succède aux Sully est une classe adaptée aux stations lointaines composé de trois navires baptisés Dupleix Kléber Desaix qui précède la classe Léon Gambetta (Léon Gambetta, Jules Ferry et Victor Hugo), elle même suivie par le Jules Michelet, un navire étroitement dérivé des précedents.

L’Ernest Renan est un navire unique dérivé du précédent et qui précède les deux derniers croiseurs cuirassés français baptisés Edgar Quinet et Waldeck Rousseau.

La marine nationale entre en guerre sans croiseurs légers modernes nécessaires aux missions qu’elle va mener. En effet, en Méditerranée, au combat d’escadre espéré, la marine est réduite à l’escorte de convois et au blocus du canal d’Otrante mené d’abord par les cuirassés puis par des croiseurs cuirassés.

Cette carence était connue depuis longtemps, le Conseil Supérieur de la Marine s’étant penché sur le problème dès le 17 mai 1909 mais la multiplication des projets fit qu’aucun navire n’était prêt au moment de la déclaration de guerre.

Schéma du convoyeur d'escadrilles

Schéma du convoyeur d’escadrilles

Il s’en était fallu de peu puisque le 10 juin 1914, un projet définitif de «convoyeur d’escadrilles» est présenté et accepté par le Comité technique et approuvé par le ministre de la marine Armand Gauthier De l’Aube, répondant au besoin exprimé par le programme naval de 1912 de dix «éclaireurs d’escadre».

La décision est alors prise de commander trois navires : deux à des chantiers et un troisième baptisé Lamotte-Picquet à l’Arsenal de Toulon qui en est informé par une décision ministérielle du 17 juillet 1914.

Le premier conflit mondial stoppe toute construction, les quatre années de conflit étant mises à profit pour remettre le projet sur le métier, aboutissant au final aux trois croiseurs légers de classe Duguay-Trouin (Duguay-Trouin, Primauguet et Lamotte-Picquet).

Le Duguay-Trouin premier croiseur "moderne" de la Royale

Le Duguay-Trouin premier croiseur « moderne » de la Royale

Parallèlement, le traité de Washington signé en février 1922 à stoppé la construction des cuirassés, des cuirassés dont le traité donne une définition précise : de 10000 à 35000 tonnes avec un armement supérieur à 203mm et inférieur à 406mm.

Toutes les marines vont alors construire des navires de 10000 tonnes armés de six à dix canons de 203mm, des navires appelés croiseurs de 1ère classe au sein de la marine nationale dont onze exemplaires seront construits.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s