D-Armée de terre : une profonde métamorphose : l’armée Villeneuvienne (2)

Quel matériel pour l’armée villeneuvienne ?

A nouvelle doctrine nouveau matériel et le général Villeneuve, suivant l’action menée par son prédecesseur continue la modernisation de l’armement de l’infanterie, de la cavalerie, de l’artillerie et du génie.

Infanterie

 

MAS 36

En juin 1941, le général Villeneuve décide de standardiser le calibre de l’armement individuel des unités de l’armée de terre. Le 8mm apparu à la fin du 19ème siècle avec le Lebel voyait sa production stoppée et les stocks réservés à l’Empire où l’emploi d’un calibre moins performant que le 7.5mm n’était pas un handicap majeur.

Les unités métropolitaines allaient donc disposer uniquement d’armes en calibre 7.5mm, un compromis entre le 7.92mm allemand et le 8mm.

Le MAS-36 devient le fusil standard de l’infanterie, une version courte dite MAS-36/39 équipe la cavalerie et l’artillerie, les unités parachutistes (601ème et 602ème groupe d’infanterie de l’air dépendantes de l’armée de l’air) recevant une version à crosse pliante, le MAS-36CR. En dépit d’une production toujours plus grande, en 1946, on trouvait encore des Berthier modèle 1908 modifié 1915 dans les unités de seconde ligne et les régiments territoriaux.

 

Le MAS 36CR était l’arme de choix de l’infanterie de l’air

Le MAS-36 en dépit de sa modernité fonctionnait encore selon le principe du fusil à répétition alors que certaines armées se dotaient de fusils semi-automatiques. La France décida de suivre cette voie en mettant au point le MAS-40

MAS 40

Ce fusil entra en expérimentation au printemps 1940. Les premiers rapports sont plutôt bons même si certains problèmes de refroidissement et certaines fragilités au niveau de la culasse sont relevées par les unités de la 1ère DIM chargée de l’expérimentation.

Les armes sont donc modifiées et la production de série est lancée en décembre 1940. Il est décidé d’équiper les unités d’infanterie intégrées aux DCR et les dragons portés des DLM, un fusil semi-automatique étant jugé intéressant pour le combat mécanisé.

Cette arme d’abord équipée d’un chargeur de 10 cartouches va évoluer en un MAS-44 équipé d’un chargeur de 25 cartouches et d’un bipied. Des versions à crosse pliable pour parachutiste et des versions pour le tir de précision seront également produites tout comme des versions à canon renforcé pour le tir de grenades à fusil type VB, une arme redoutable quand elle est bien employée.

 

fusil-mitrailleur MAC modèle 1924 modifié 1929

L’arme d’appui principale des fantassins français est le fusil-mitrailleur MAC (Manufacture d’Armes de Châtelleraut) modèle 1924 modifié 1929. Cette arme également utilisé par la cavalerie (comme arme antiaérienne sur les véhicules) et l’artillerie (défense rapprochée des pièces).

Une version légère baptisée SE MA 38 est mise au point par l’armée de l’air, une arme à la mise au point capricieuse et très longue qui se révéléra finalement très bonne, étant mise en service en septembre 1942 au sein des deux groupes d’infanterie de l’air.

Le gros problème de l’infanterie en 1940 était l’absence d’une mitrailleuse moderne pour remplacer les vénérables Hotchkiss modèle 1914 et Saint-Étienne modèle 1907. Différents projets n’aboutissent pas et la production de la Hotchkiss est reprise en 1938 faute de mieux. Le choix du 7.5mm comme calibre standard pousse le haut commandement à réclamer une mitrailleuse moderne de ce calibre.

Si la Hotchkiss modèle 1914 est restée si longtemps en service c’est faute d’une mitrailleuse moderne en calibre 7.5mm pour la remplacer. Ce ne sont pas les candidates qui manquaient qu’il s’agisse d’armes dérivées du Chatelleraut (MAC-31 pour les chars et les ouvrages de la ligne Maginot, MAC-34 pour les avions) ou une proposition privée dédaignée par les services officiels à savoir la Darne, une arme extrêmement moderne pour son époque.

Finalement, le choix des services officiels se porta sur la MAC modèle 1936, une arme extrêmement sophistiqué avec notamment de deux cadences de tir différentes, l’une pour le tir terrestre et une autre pour le tir antiaérien.

La mise au point d’un système d’alimentation fiable et performant retarde la mise en service de l’arme qui n’est officiellement prononcée qu’en septembre 1941, les premières armes étant livrées peu après pour permettre la relève de la Hotchkiss.

A la différence de l’Allemagne, des États-Unis ou de la Grande Bretagne, la France à tardivement introduit le pistolet mitrailleur dans ses unités de combat. La première arme de ce type est le MAS (Manufacture d’Armes de Saint-Étienne) modèle 1938. Bien que réussi sur le plan technique, il est jugé trop compliqué à fabriquer en temps de guerre et sa munition de 7.65mm est jugée faiblarde.

 

pistolet mitrailleur MAS 38

La production de ce pistolet-mitrailleur est donc ralentie puis stoppée au printemps 1942, remplacé par le MAT (Manufacture d’Armes de Tulle) modèle 1942, un pistolet-mitrailleur inspiré du MP-40 allemand qui comme le lui utilisait le 9mm.

 

Le pistolet mitrailleur MAT 42

Cette arme va ainsi équiper les équipages des blindés, les opérateurs d’armes lourdes et tous ceux dont la possession d’un fusil n’était pas nécessaire mais qui avaient besoin de se défendre. Le MAS-38 lui à été relégué aux unités de gendarmerie et aux unités de réserve.

A noter pour l’anecdote qu’un petit nombre de mitraillettes Thompson ont été acquises au printemps 1940. Rendue célèbres par Al Capone, elles furent semble-t-il peu utilisés en dehors des corps Francs qui comprirent l’intérêt de cette arme lors des combats rapprochés notamment la puissance de sa munition de 11.43mm par rapport au 9mm et a fortiori le 7.65mm.

D’autres armes de type pistolets-mitrailleurs ont été utilisés mais en nombre restraint comme le STA modèle 1924, le Petter modèle 1939, l’ETVS, les MP-28 et 34, les EMP, les Steyr, des Suomi M-31 .

 

Le MAS modèle 1892

En ce qui concerne les pistolets et les révolvers, l’une des principales armes de poing française en service en 1940 est le vénérable révolver MAS modèle 1892 en calibre 8mm. Arme fiable et robuste, elle est encore largement en service en 1944 en dépit du choix du calibre 9mm pour les armes de poing. La faute à d’autres priorités dans les armes légères, la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne étant déjà fort prise avec la production des MAS-36 et MAS-40.

Aux côtés de ce pistolet, d’autres armes de poing sont en service en l’occurence des pistolets d’origine espagnole, des Browning modèle 1906 acquis durant le premier conflit mondial en raison d’une pénurie d’armes de poing. Ces armes étaient majoritairement chambrés au 7.65mm.

En 1937 cependant, l’armée de terre avait commandé 10700 pistolets SACM (Société Alsacienne de Constructions Mécaniques) modèle 1935. Ces pistolets se révélant fiables et robustes, ils vont peu à peu remplacer les pistolets espagnols, des commandes régulières permettant de remplacer totalement le MAS modèle 1892 courant 1946.

pistolet SACM modèle 1935

pistolet SACM modèle 1935

En ce qui concerne les armes lourdes, les unités d’infanterie disposent de mortiers de 60, de 81 et de 120mm ainsi que d’armes antichars qu’il s’agisse du canon de 25mm ou de différents modèles de fusils antichars d’origine étrangère, directement commandés à l’étranger comme le Boys britannique où issus de modifications apportées en France comme le vénérable Mauser T-Gewehr ou le polonais Wz 35.

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2 réflexions sur “D-Armée de terre : une profonde métamorphose : l’armée Villeneuvienne (2)

  1. Frédéric dit :

    Bonjour. Je suis toujours en Hongrie ou je me fait charcuter la machoire. Petite question sur le MAT 42, le MAT-49 en OTL a etait concue si tot ? Je pensais que les premiers dessins dater de 1945/1946.

    • clausmaster dit :

      C’est une astuce, la photo est bien le MAT-49 tel que des générations de soldats français l’ont connu et dans mon uchronie, j’ai imaginé ce pistolet mitrailleur conçu bien plus tôt en s’inspirant pourquoi pas de MP-40 capturés.

      Bon courage pour les soins dentaires.

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