Présentation

INTRODUCTION GENERALE

drapeau_francais

Il y à de ça plusieurs mois maintenant j’ai terminé sur ce forum une uchronie que j’ai mis plusieurs années à finaliser. Baptisée Alternative French Navy/Marine Française Alternative, elle imaginait une marine nationale à l’automne 1948 sans la défaite de juin 1940.

Les programmes en cours auraient été achevés et les navires construits dans le cadre du programme 1922 auraient commencé à être retirés du service, remplacés par des navires plus modernes.

Pour ceux qui me connaisse, ma motivation pour rédiger articles sur la marine et uchronies est assez fluctuante. Je passe facilement d’une motivation qui me donne une énergie herculéenne, une envie d’aller au plus profond à une lassitude qui me donne envie de tout bâcler.

J’ai donc décidé de faire des briques indépendantes assemblées au dernier moment pour permettre de faire un jour une classe de cuirassés, le lendemain une classe de sous-marins et le surlendemain un article sur l’aéronavale, une façon de varier les plaisirs.

Au final, j’ai suivi le plan général sans varier ce qui donne un aspect étrange, un aspect assez répétitif notamment aux niveaux des introductions qui sont les mêmes d’une classe à l’autre avec assez peu de fond et beaucoup de banalités.

En relisant, j’ai été très mécontent. Je manquai certes d’informations mais j’ai eu le sentiment d’avoir exagéré avec un réalisme assez faible notamment au niveau des fortifications et des installations d’entretien. De plus, je n’ai tenu aucun compte des capacités industrielles de la France notamment des installations des chantiers.

J’ai donc décidé de tout reprendre à zéro en écrivant une nouvelle version de cette uchronie, une version plus mature, mieux outillée, meilleure je pense. A défaut d’une publication papier, je vais l’offrir sur ce blog.

Ce premier tome est consacré naturellement à la France va se composer d’un total de vingt-quatre parties :

Dans une première partie j’étudierai l’évolution de la France de 1919 à 1948 ou comment un pays traumatisé par la Grande Guerre, tenté par un pacifisme intégral se résigne sous la direction d’une droite conservatrice à mener une nouvelle guerre et surtout se donne les moyens de la gagner rapidement. J’aborderai également le sport et la culture qui deviennent de véritables outils de propagande.

La seconde partie traitera de la stratégie et des ennemis potentiels qu’il s’agisse de la coopération avec la Grande Bretagne et des mesures à prendre en cas de guerre avec l’Allemagne, l’Italie, le Japon mais également la Thaïlande (le royaume de Siam jusqu’en 1939), l’Espagne, le Portugal ou encore la Turquie.

Il abordera les forces et faiblesses de la marine nationale et un rapide panorama sur l’armée de terre et l’armée de l’air avec une évolution du nombre des unités et surtout de l’équipement. Ce sera un avant goût avant des parties nettement plus détaillées.

Bien que je sois le plus vigilant, il n’est pas impossible qu’il y ait des incohérences entre l’introduction et le développement. Dans tous les cas, c’est la partie la plus récente qui fait foi.

Dans une troisième partie, je présenterai les chantiers navals et l’industrie française liée à la construction navale en montrant qu’entre 1940 et 1948, la France investit de manière massive dans son réarmement, sacrifiant le franc et le sacro-saint équilibre budgétaire. Son tissu industriel se modernise au point que certains auteurs ont pu comparer la France de cette époque à une véritable fourmilière comparable _toutes proportions gardées_ à la Chine actuelle. La question des transports sera également abordée.

Dans la quatrième partie, je présenterai les navires en service et en construction en juin 1940 avant de m’intéresser au programme naval de 1941 et de ses tranches de construction successives qui doivent à la fois renforcer la marine nationale mais également renouveler nos forces en particulier en remplaçant les navires construits juste après le premier conflit mondial. Je parlerai également  de l’ordre de bataille de la marine nationale en septembre 1939 et celui de septembre 1941 après la grande réorganisation de septembre 1940.

La cinquième partie intitulée «Artillerie et systèmes d’armes», présentera les différents modèles de canons en service ou en développement qu’il s’agisse des canons embarqués sur les navires ou ceux assurant la défense des côtes et des bases. Il sera également question de torpilles, de mines, d’armes ASM et des premières armes «spéciales».

La sixième partie entrera dans le vif du sujet avec la présente des différents cuirassés et croiseurs de bataille en service ou en construction  dans la marine nationale.

En 1948, la ligne de bataille de notre marine nationale aura fière allure. Les Courbet ont été démolis et les Bretagne profondément modernisés pour servir d’escorteurs de porte-avions alors que les autres cuirassés sont neufs, le plus ancien, le Dunkerque n’à que onze années de service.

La ligne de bataille se composera des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que des cuirassés de classe Richelieu (Richelieu, Jean Bart, Clemenceau), du Gascogne unique représentant de sa classe et enfin des quatre cuirassés de classe Province/Alsace (Alsace, Normandie, Bourgogne et Flandre)

Je parlerai également des projets en développement pour remplacer les Bretagne et/ou faire face aux développement des escadres ennemies.

La septième partie sera consacrée aux porte-avions ou comment après des débuts poussifs (Béarn) et des erreurs de stratégie (Commandant Teste), la marine nationale comprend ou au moins soupçonne ces navires de pouvoir jouer un rôle capital dans la guerre navale et passe commande de deux porte-avions avant d’en ajouter un troisième plus gros puis de passer commande aux chantiers anglais de deux porte-avions économiques pour à la fois remplacer le Commandant Teste transformé en navire-atelier et pour renforcer nos positions en Extrême Orient.

La huitième partie sera consacrée aux créatures issues du traité de Washington à savoir les croiseurs de 1ère classe qu’il s’agisse des vétérans Duquesne et Tourville, de leurs petits frères Suffren Colbert Foch Dupleix, de l’unique Algérie qui avec son pont ras et son bloc-passerelle (qui inspirera celui des Dunkerque) servit de prototype aux Saint Louis (Saint Louis Henri IV Charlemagne Charles Martel) considérés au déclenchement de la guerre comme les meilleurs croiseurs lourds du monde avec les Baltimore américains.

Après les lourds, nous passeront aux légers avec les croiseurs de 2ème classe. Cette catégorie sera particulièrement hétérogène puisque nous y trouverons à la fois les trois croiseurs de 8000 tonnes de classe Duguay-Trouin (Duguay-Trouin, Lamotte-Picquet et Primauguet)en fin de carrière et parfois considéré en raison de leur absence de protection comme de gros contre-torpilleurs.

Nous y trouvons également le croiseur-école Jeanne d’Arc qui se transformera rapidement en navire de guerre une fois le conflit déclenché mais également le «Lévrier des Mers», le splendide mais fragile Emile Bertin qui outre sa fonction de mouillage de mines sert de navire-amiral pour la 6ème Escadre Légère de Bizerte.

Ce dernier servit de véritable prototype aux croiseurs de 7600 tonnes de classe La Galissonnière (La Galissonnière, Jean de Vienne, La Marseillaise, Gloire, Montcalm et Georges Leygues) qui furent eux mêmes suivis d’une version améliorée en l’occurrence les six croiseurs légers de classe De Grasse (De Grasse Chateaurenault Guichen Latouche-Treville Gambetta et Condé) auxquels s’ajoute l’unique croiseur léger antiaérien Waldeck Rousseau, navire destiné au commandement de l’Escadre Légère du Nord et qui annonce les futurs croiseurs légers de l’après guerre.

A noter que trois nouveaux croiseurs sont en construction quand éclate le second conflit mondial, unités destinées à remplacer les Duguay-Trouin alors outre-mer (Duguay Trouin en Indochine Primauguet dans l’Océan Indien) ou désarmé comme le Lamotte-Picquet.

La partie n°10 sera consacrée aux contre-torpilleurs, catégorie ou plus que tout autre s’exprime la rivalité avec l’Italie, nos réalisations suscitant une réaction italienne et réciproquement. C’est cette catégorie qui est la plus touchée par le renouvellement des moyens, les premières classes de contre-torpilleurs (Jaguar et Guépard) étant remplacés par de véritables petits croiseurs de classe Bayard et Bruix armés de huit canons de 130mm à double usage.

Le reste de la flotte des «French Superdestroyers» comme les appellent les anglo-saxons est modernisée, le canon de 138mm étant abandonné au profit du canon de 130mm, la standardisation des calibres et des modèles (le canon de 130mm modèle 1932) améliorant considérablement la disponibilité de nos forces. La DCA légère est également renforcée tout comme les systèmes de détections contre avions et contre sous-marins.

Comme les contre-torpilleurs , la catégorie des torpilleurs d’escadre est la plus touchée par le renouvellement. Les Bourrasque et les Adroit (respectivement douze et quatorze navires) sont peu à peu remplacés par les Le Hardi et les Intrépide, version améliorée des Le Hardi qui corrigent les défauts mis en lumière notamment durant la Guerre de Pologne à savoir un rayon d’action trop faible, des capacités de détection inexistante, une DCA et des armes ASM insuffisantes (nombre de grenades ASM) ou inutilisables (torpilles remorquées Ginocchio). Leur emploi change également à l’attaque à la torpille menée en groupe succède les missions d’escorte des cuirassés et des porte-avions.

La douzième partie sera consacrée aux torpilleurs légers,catégorie où se côtoie le bon et le moins bon.

Dans le moins bon, nous trouvons les douze navires de classe Melpomène. Construits en profitant des failles du traité de Washington (pas de limitation du nombre de navire de moins de 600 tonnes Washington), les Melpomène se révèlent assez vite limités tant en terme d’armement que de rayon d’action. A la mise en service des Le Fier, ils sont donc rapidement déclassés comme patrouilleurs pour protéger nos possessions impériales.

Les leçons tirés de cet échec conduisent la marine nationale à construire des torpilleurs de 1010 tW tonnes (classe Le Fier) qui vont se frotter de nuit aux torpilleurs allemands, italiens et aux redoutables japonais dont nos forces apprendront (douloureusement) à redouter leur maitrise du combat nocturne.

L’utilisation intensive des Le Fier conduira la marine à étudier la construction d’une classe améliorée dont le tonnage finira par approcher celui des torpilleurs d’escadre, les douze torpilleurs de classe Kabyle.

La treizième partie concernera les sous-marins domaine dans lequel la marine nationale à consenti un énorme effort, le torpilleur submersible étant considéré comme l’arme reine pour provoquer de graves désagréments dans la stratégie ennemie en s’en prennant à ses navires de guerre mais également à son commerce.

Quand la guerre éclate en 1948, la force sous-marine française à fière allure, les sous-marins construits après guerre ont été quasiment tous remplacés par des unités plus modernes. Le Surcouf à lui été désarmé.

L’expérience de la guerre entrainera de véritables bouleversements tactiques et techniques qui seront pleinement exploités par le GASM ou Groupe d’Action Sous-Marine, un groupement chargé de tirer les leçons du conflit et d’expérimenter nouvelles armes et nouveaux détecteurs avec plusieurs sous-marins anciens mais également deux sous-marins expérimentaux. L’expérience de la guerre conduira à la construction de plusieurs sous-marins ravitailleurs et à envisager de nouveaux sous-marins croiseurs pour opérer dans le Pacifique

La partie suivante concernera ce que l’on appelle la «poussière navale» en l’occurence les avisos et avisos-dragueurs. Si les avisos et canonnières du premier conflit mondial seront en 1948 toutes désarmées où reléguées à des tâches auxiliaires (ravitailleurs d’hydravions par exemple), les aviso-dragueurs de classe Elan (treize navires) et de classe Chamois (vingt-quatre navires) seront dans la force de l’âge avec tout au plus une dizaine d’années de service pour les plus anciens.

Cette partie sera consacrée aux patrouilleurs et corvettes en l’occurence les Melpomène déclassées (leur cas sera pour des raisons de commodité d’écriture traité dans la catégorie des torpilleurs légers), des corvettes de type La Bastiaise toutes construites en Grande Bretagne mais également des patrouilleurs ASM achetés en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.

La poussière navale n’est pas uniquement composée de navire besogneux, elle à aussi ses lévriers des mers, en l’occurence les vedettes lance-torpilles. Les exemplaires français se révèlent assez médiocres et les meilleures vedettes lance-torpilles sont anglaises et non françaises.

Sans navires de soutien, les navires de combat ne sauraient aller bien loin ce qui explique que la quinzième partie sera consacrée aux pétroliers et ravitailleurs rapides. Quand la guerre éclate, l’essentiel des navires  de soutien sont des pétroliers dont certains sont équipés pour le ravitaillement à la mer.

Les pétroliers et les ravitailleurs rapides ne sont pas les seuls navires auxiliaires Il y à également un ravitailleur de sous-marin et plusieurs ravitailleurs d’hydravions tandis que le Commandant Teste à été transformé en navire atelier et envoyé en Indochine. La guerre montrera rapidement nos lacunes dans ce domaine ce qui imposera un effort supplémentaires à notre industrie notamment dans le cadre du programme de guerre de janvier 1949.

En 1948, l’Aviation Navale est au sommet de sa forme. Sous l’autorité du vice-amiral Barjot, elle atteint un format plus que respectable avec cinq groupes aériens embarqués sur cinq porte-avions sans oublier les unités d’hydraviation embarqués ainsi que les grands hydravions d’exploration et les hydravions de surveillance côtière relayés par des hydravions de torpillage. L’aviation à terre est également renforcée, les unités de torpilleurs allaient bientôt provoquer des migraines chez les marins italiens et allemands en attendant les japonais.

La partie n°20 sera consacrée aux Bases et stations navales, la France fournissant un effort immense pour permettre à sa flotte de combattre sur tous les océans du monde, cet effort étant symbolisé en Méditerranée par la base ultra-moderne de Mers-El-Kebir et en Indochine par la base de Cam-Ranh. Ailleurs les bases existantes sont ré-outillées, modernisées et leurs capacités d’entretien et de soutien augmentées.

Un immense polygone de tir est même aménagé à Rufisque près de Dakar, polygone permettant à tous les canons de la flotte jusqu’au 380mm de donner de la voix. La défense côtière n’est pas oubliée mais à une Ligne Maginot navale souhaitée par certains, la marine préfère moderniser les emplacements existants moins pour repousser une escadre ennemie que pour se protéger des «descentes» ennemies comme du temps de la marine à voile.

A cette partie sur les bases succédera une présentation générale de la Marine Marchande en 1948, la « Mar Mar » devant comme en 1939 compléter nos forces notamment dans le domaine du transport et du soutien mais également dans les missions de combat avec les croiseurs auxiliaires. Nous étudierons également succinctement la question des ports.

Après cette longue présentation des moyens, nous verrons quel était l’Ordre de bataille en  septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial avec l’organisation des flottes et des commandements régionaux mais également la répartition des navires entre flottilles et divisions.

Après l’OdB, nous verrons le programme de guerre de janvier 1949 qui succède au programme naval de 1941 et aux tranches 1946/1947 et 1948 qui ont été incomplètement achevées, le programme de guerre du 27 janvier 1949 étant destiné à compenser les pertes des premiers mois du conflit mais également d’anticiper sur l’après guerre.

Dans une 22ème partie, je présenterai l’Armée de terre avec l’ordre de bataille, l’organisation générale des grandes unités et des régiments, les principaux matériels et la stratégie offensive comme défensive adoptée.

La 23ème partie sera consacrée à la Ligne Maginot, la « muraille de France » destinée à nous protéger d’une attaque surprise venue d’Allemagne et dans une moindre mesure italienne.

Enfin dans 24ème et dernière partie, je présenterai  l’armée de l’air selon le même modèle que l’armée de terre ci-dessus.

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